Surtout, restons à la surface

... et n'examinons pas le fond.

Cahuzac, Moscovici, Sapin, Hollande, Copé, Sarkozy, Woerth, Le Pen, la classe. On continue à regarder le doigt, et non pas ce qu'il désigne ; on fustige les laquais, et non pas les bénéficiaires réels, les grands prédateurs, les grands capitalistes internationaux. Ceux-ci n'auraient donc pas de comptes offshore ? L'aliénation fait rage.

   Qui, sincèrement, peut croire que cette classe politique n'est pas là uniquement pour servir les intérêts financiers de ceux qui possédent les finances ? Servir les gros et se servir au passage, voilà la motivation de cette classe politique, maquillée sous des théories économiques fumeuses. Ce n'est pas un, deux ou trois hommes qui sont corrompus jusqu'à la moelle, c'est le système prétendument démocratique, cette morgue, cette arrogance de la richesse matérielle qui masque à peine une pauvreté spirituelle et culturelle crasse. La langue de l'overclass est un borborygme qui suffit à grand peine à cacher cette laideur, cette bouffissure, cette moisissure.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.