Soutien au PIR et à Houria Bouteldja pour l'Amour Révolutionnaire

« Si vous décidez de faire sonner l'heure de vous-même, alors faites le en sourdine » nous somme-t-on. Je sens que « l'heure de nous même a sonné » et c'est ce qui effraie nos ennemis qui se débattent violemment comme des ours blessés.

« Si vous décidez de faire sonner l'heure de vous-même, alors faites le en sourdine » nous somme-t-on. Je sens que « l'heure de nous même a sonné » et c'est ce qui effraie nos ennemis qui se débattent violemment comme des ours blessés. J'ai constaté actuellement en France que très souvent voire quasi-systématiquement, quand un mouvement de racisés combat, de façon libre et indépendante, les oppressions dont il est victime, chaque fois qu'un racisé exprime des idées, qui pourraient même s'inscrire dans une tradition française d'irrévérence à l'égard de l'ordre établi, il est accusé, par les mêmes éditocrates, intellectuels main stream (...), de complicité avec le PIR, parti qui a été savamment diabolisé, errigé en repoussoir absolu dans toutes les sphères politiques de l'extrême droite à l'extrême gauche. Je pense que cette diabolisation du PIR n'est pas hasardeuse, elle est fondamentale et fondamentalement basée sur l'idéologie de Renaud Camus et sa mise en garde contre le « Grand Remplacement ».

Le PIR est devenu la dernière limite à notre expression, le garde-fou ultime que nous impose l'ordre établi. Alors, le réflexe que nous pouvons avoir est de se défendre de cette « complicité » avec ce parti satanisé, comme si, sinon, le ciel allait tomber sur notre tête à tous. Et bien, je dis que s'en défendre est une erreur absolue, c'est tomber dans le piège, c'est une manière de se compromettre. Puisque nos ennemis pensent que nous sommes complices du PIR, je le leur concède bien volontiers et je dis : je revendique que ma pensée est fille de la production du PIR. S'ils trouvent que nous sommes dans la filiation du PIR, je leur dis, oui et alors ? Parce que revendiquer cette filiation, c'est empêcher nos ennemis de stériliser nos combats et parce que c'est aussi dire une vérité radicale et une filiation peut parfois être inconsciente. Nous pouvons naturellement avoir des divergences avec les membres du PIR et entre nous, entre nos différents mouvements, c'est naturel, humain, sain et donc peu importe, ce n'est pas la question, ni l'enjeu, ici et maintenant. La priorité, l'urgence dans ce contexte particulièrement violent et calomniateur à notre égard, est de revendiquer cette filiation avec le PIR, de la soutenir, la revendiquer, au lieu de la subir, au lieu de s'en effrayer.

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