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Billet de blog 17 nov. 2022

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Une révolution permanente

Née à Kyiv, spécialiste de l’art ukrainien, Alisa Lozhkina comptera parmi les invités de l'édition 2022 du festival Un Week-end à l'Est. Posant un regard à la fois érudit, humain et émouvant sur l’histoire de l’art et la situation actuelle des artistes ukrainiens, elle a répondu à nos questions depuis San Francisco, où elle vit aujourd'hui.

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Alisa Lozhkina compte parmi les plus importants historiens, critiques et commissaires en matière d’art ukrainien. Elle a été directrice adjointe du musée Mystetskyi Arsenal, le plus grand musée et complexe d’expositions en Ukraine, éditrice en chef d’Art Ukraine, commissaire de l’exposition Permanent Revolution. Ukrainian Art Now, qui présentait trois générations d’artistes ukrainiens contemporains au Musée Ludwig à Budapest… Elle a publié quatre ouvrages, dont une monographie sur l’histoire de l’art en Ukraine du début du modernisme à nos jours : Une révolution permanente. L’art ukrainien contemporain et ses racines (traduit du russe par Igor Sokologorsky, Nouvelles Éditions Place, 2020).

Alisa Lozhkina, pouvez-vous expliquer le choix du titre de votre livre Une révolution permanente ? 

Le titre de mon livre est inspiré de l’œuvre de Léon Trotski1, mais j’utilise surtout cette expression comme une métaphore pour souligner le fait que l’histoire ukrainienne du XXsiècle jusqu’au début du XXIe siècle a été très tourmentée. L'agitation constante de l'histoire, ponctuée de grandes guerres, de révolutions, de massacres, avec des changements de régimes politiques presque tous les 5-10-15 ans, a beaucoup influencé le développement de la pratique artistique. D'une part, l'art ukrainien de cette période est plein de vitalité, de singularité et de noms importants (même si certains d'entre eux sont encore connus internationalement comme étant russes). D’autre part, cela a créé une histoire de l’art faite de ruptures où de nombreuses grandes histoires – celle du modernisme, de l’art soviétique et post-soviétique – ont coexisté en parallèle pendant plusieurs décennies sans former une histoire intégrale.  Mon but était d’y remédier et de donner une vision plus ou moins globale. Aussi, dans les trente dernières années l’Ukraine a traversé trois révolutions démocratiques – ce qui fait littéralement de nous un pays de révolution permanente.


Quand situe-t-on le début d’une conscience nationale dans l’art ukrainien, bien distincte de la culture russe ou autre ?

David Burliuk – Le Cosaque Mamaï, 1912


La culture ukrainienne n’a pas évolué depuis la culture russe. La culture ukrainienne, son histoire et son identité, est aussi âgée voire plus ancienne que la culture russe. Un autre point est qu’au XIXe siècle, alors que les pays européens assistaient à l’émergence d’une conscience nationale, l’Ukraine était sous la domination de deux grands empires – russe et austro-hongrois. En effet, nous assistons du début au milieu du XIXe siècle à une grande renaissance nationale en Ukraine. Taras Chevtchenko – sans doute le plus grand poète de la nation de tous les temps – a vécu à cette époque. Les souvenirs du passé héroïque, des Cosaques, et d’autres pages de l’histoire ukrainienne du XVIe au XVIIIe siècle jouent un rôle considérable dans son oeuvre, prouvant qu'une identité ukrainienne distincte, bien qu’opprimée et censurée, existait clairement depuis des siècles.

Dans votre livre, vous expliquez que l’art échappe à toute enclave, nationale ou autre. L’art ukrainien est fait de nombreuses influences. Pouvez-vous développer ce point en quelques mots ?

L’art ukrainien (comme l’Ukraine en général) a une histoire très complexe. Le pays ayant été divisé pendant des siècles entre deux empires et ayant ensuite subi la soviétisation, sa culture est en quelque sorte un patchwork d'influences différentes. L’Ukraine est aussi un pays multiethnique où des peuples variés ont vécu côte à côte pendant des siècles – Ukrainiens, Juifs, Tatars de Crimée, Russes, Grecs, et bien d’autres. Cela a créé un paysage culturel très intéressant. À la fois, la culture ukrainienne possède quelques caractéristiques reconnaissables. La façon qu’ont les artistes ukrainiens de peindre avec la couleur, leur médium préféré, tous ces détails disent la longue histoire enchevêtrée de l’histoire de l’art ukrainien. Par exemple, notre art populaire traditionnel est plein de couleurs vives et même nos artistes contemporains ont aussi souvent tendance à préférer une palette plus lumineuse. En Union soviétique, l’Ukraine était le plus grand créateur de peintures narratives grand format. Grâce aux grandes écoles d'art ukrainiennes, où les enseignants sont restés les mêmes depuis l'époque soviétique, cette tradition a en quelque sorte survécu jusqu'à aujourd'hui. La plupart des diplômés des grandes écoles considèrent toujours la peinture comme le genre artistique dominant et ont tendance à préférer les œuvres figuratives de grand format.

Kasimir Malévitch, La Charge de la cavalerie rouge (vers 1932)

Cette édition est dédiée à Odessa. Est-ce que cette ville a eu ou a toujours une importance particulière dans l’histoire de l’art ukrainien ? Vous dites dans votre livre que dans les années 1950-1970 Odessa a accueilli la scène artistique non officielle la plus riche de toute l’Ukraine.

Odessa est, en effet, l’un des foyers majeurs de la production artistique en Ukraine. La ville est un port et, comme toutes les villes portuaires, elle a été exposée pendant des siècles à différentes influences. Odessa est un mélange unique de différentes cultures, langues et cuisines. À l'époque soviétique, c'était probablement l'une des villes les plus libres. Cette énergie de la ville a donné naissance à une tradition artistique et littéraire unique.

Olexander Roitburd, Auto-portrait

De nombreux noms importants de l'histoire du XXe siècle sont liés à Odessa. C'est une ville d'avant-garde où s'est tenue, au début des années 1900, l'une des premières expositions d'art moderniste sur le territoire de l'Empire russe. C'est une ville qui possède une tradition underground extrêmement riche. Contrairement aux autres régions d'Ukraine, où la censure et le contrôle de l'État étaient particulièrement durs, les gens ont réussi à créer ici une communauté artistique qui, pendant des décennies, a existé parallèlement aux institutions soviétiques officielles, aux musées et aux écoles d'art. Ces artistes se rencontraient dans les appartements des uns et des autres, créaient des expositions chez eux et menaient une vie bien remplie. Dans les années 1980, les artistes d'Odessa ont formé une aile plus jeune du conceptualisme moscovite. Pendant l'effondrement de l'Union soviétique et dans les années 1990, une nouvelle génération est entrée en scène. Au départ, ces artistes formaient une aile odessite de la trans-avant-garde ukrainienne. Plus tard, ils ont continué à expérimenter les nouveaux médias, à mettre sur pied de puissants projets de conservation et d’exposition et à créer de nouvelles institutions. Le leader informel de ce cercle était Olexander Roytburd, un de mes amis très proches. Malheureusement, il est décédé l'année dernière. Ces dernières années, il était devenu un célèbre blogueur politique, activiste et directeur du Musée des Beaux-Arts d'Odessa. En général, essayer de nommer tous les phénomènes intéressants dans l'art d'Odessa, c'est comme essayer de raconter l'épopée indienne Mahabharata en une seule phrase.

Igor Gusev, Instagram

Pendant la guerre qui a commencé le 24 février 2022, les artistes odessites ont également été très actifs. Par exemple, Igor Gusev. C'est un peintre célèbre et l'un des participants actifs du renouveau des années 1990 d'Odessa. Presque chaque jour, il crée un dessin et le publie sur Facebook. Beaucoup de ces œuvres deviennent virales et sont des symboles très reconnaissables de la résistance ukrainienne. Elles sont pleines d'humour, très simples et inscrites dans le contexte de l'actualité - chacune est un commentaire de l'artiste sur un sujet politique brûlant. Cette approche séduit un public plus large et Gusev devient un véritable artiste « people ».2  


Parler de la culture ukrainienne nous amène souvent directement à sa capitale, Kyiv. Les grandes villes sont le lieu bouillonnant et cosmopolite élu par les avant-gardes. Mais vous montrez dans votre livre l'importance fondamentale des écoles régionales pour la préservation de la culture ukrainienne, notamment sous Staline.

Oui, les écoles régionales sont très importantes. À l'époque soviétique, Kyiv était la ville où la censure était la plus stricte. Même par rapport à Moscou ou à d'autres grandes villes, la situation y était beaucoup plus étouffante. Le gouvernement soviétique avait très peur du « nationalisme » ukrainien et faisait de son mieux pour opprimer toute racine de non-conformisme à Kyiv. Il y avait même un dicton selon lequel quand on coupe les ongles à Moscou, on tranche les doigts à Kyiv. D'autres villes ukrainiennes étaient légèrement plus libérales. Par ailleurs, lorsque nous parlons de l'Ukraine occidentale, nous devons garder à l'esprit qu'elle n'a fait partie de l'Union soviétique que pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n'y a pas eu de grande purge là-bas. Une certaine mémoire du modernisme y a été conservée. Par conséquent, l'art ukrainien occidental est devenu la principale source d'inspiration pour les artistes ukrainiens dans les années 1960, lorsqu'après le dégel il y a eu une brève période d'espoir et de renaissance nationale.

Quel est l'impact de cette guerre sur le travail des artistes ukrainiens ? Quelle est leur réponse à cette guerre ?

Cette guerre a affecté la vie de dizaines de millions de personnes en Ukraine et les artistes ne font pas exception. Notre société est profondément traumatisée mais en même temps unie et prête à se battre pour le pays et sa liberté. Le rôle des artistes devient particulièrement important dans une situation où les médias sociaux jouent un rôle majeur dans la production et la distribution d'informations. De nombreux artistes créent depuis des mois des œuvres qui trouvent un écho dans la population, qui élèvent leur esprit ou qui montrent au reste du monde toutes les atrocités de l'armée russe et l'état psychologique du peuple ukrainien. À mon avis, les dessins de guerre et les journaux dessinés sont probablement la partie la plus importante de notre art aujourd'hui. J'ai une théorie selon laquelle cela est lié à la perte de confiance dans la photographie et à l'abondance écrasante de photographies dans nos fils d'actualité. Voir une image est une expérience traumatisante, mais après en avoir vu des milliers, nous nous désensibilisons. Dans cette situation, un dessin est toujours perçu comme une réponse très honnête, profonde et immédiate à la situation.

Il y a différentes personnes et différents types de réaction au stress. Certains artistes ne sont plus en mesure de créer des œuvres. Certains ont rejoint l'armée, d'autres sont devenus volontaires. De nombreux artistes sont partis à l'étranger - il y a eu une énorme vague de soutien à nos artistes de la part de collègues et d'institutions européennes. Je suis sûre que cette guerre va fortement affecter notre art. Il y a même un problème potentiel ici. Même avant la guerre, il y avait un nombre très limité de sujets qui pouvait rendre un artiste ukrainien intéressant du point de vue des institutions internationales. Maintenant, il y a encore moins de flexibilité. L'artiste ukrainien semble être forcément lié au thème de la guerre. Il ou elle doit parler de son traumatisme et c'est à peu près tout. Oui, cette guerre est importante maintenant, mais il y a quand même un danger apparent de cette demande internationale accrue pour certains sujets. Je crains que cela ne conduise à des clichés, à la prévisibilité et au rétrécissement de la polyphonie de l'art ukrainien.

Et quel est l'impact de cette guerre sur votre travail et sur votre vie personnelle ?

Je suis dans une meilleure situation que la plupart des gens qui sont encore en Ukraine. Je vivais aux États-Unis depuis plusieurs années, mais ma mère, ma grand-mère et ma meilleure amie étaient encore à Kyiv lorsque la guerre a commencé. Mon cœur était *et est* là aussi. Bien sûr, il est brisé maintenant. Les premiers mois de la guerre ont été difficiles mais aussi intéressants d'une certaine manière. Il y avait une énorme vague d'intérêt pour la culture ukrainienne, j'ai donné des dizaines de conférences dans les grandes universités internationales et les centres d'art.


Même si honnêtement ma principale préoccupation durant les premiers mois de la guerre n'était pas les conférences, mais ma grand-mère Olena Lugova. Elle avait 93 ans et se sentait très malade à la veille de la guerre. Enfant, elle avait été témoin de la famine en Ukraine en 1932-33,3 de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste. Son père a été tué pendant les Grandes Purges.4 Ma grand-mère était une historienne de l'Ukraine et une patriote très honnête de notre pays. Toute ma vie, elle n'a cessé de me persuader qu'il suffisait d'attendre quelques années pour voir une Ukraine heureuse et prospère.

Quand les Russes ont envahi le pays, avec ma mère, nous avons décidé de ne pas dire à grand-mère que la guerre avait commencé. Nous ne voulions pas lui briser le cœur. Mais après quelques mois, alors qu'elle se sentait mieux, un ami l'a appelée et lui a dit la vérité sur la guerre. Elle l'a pris étonnamment calmement. Quelques jours plus tard, un parent est venu et a apporté un fusil (il était membre de la Force de défense territoriale locale) et ma grand-mère a posé pour une photo avec ce fusil. C'était une photo super cool et charmante d'une très vieille dame pleine de passion pour protéger sa patrie. J'ai mis cette photo en ligne et j'ai raconté que ma grand-mère avait été témoin des plus grands drames de l'histoire de l'Ukraine au XXe siècle et qu'elle était elle-même historienne.  Soudain, ma grand-mère est devenue virale. Toutes les grandes chaînes d'information ukrainiennes l'ont interviewée, le principal journal ukrainien en ligne lui a consacré un article. De nombreux journalistes internationaux ont commencé à venir la voir. Der Spiegel lui a consacré un article de deux pages. Il y a même eu un podcast en Allemagne sur sa biographie. Elle était une superstar. Jusqu'à sa mort, fin juin. Mais je suis heureuse qu'elle soit décédée en se sentant demandée, fière et pas seule.

À part cela, ma vie a complètement basculé après le début de cette guerre. Contrairement à de nombreux collègues, je ne me sens pas productive - du moins pas dans les domaines que je considérais auparavant comme ma principale occupation. Oui, j'ai organisé une exposition à l'Institut Aspen, ici, aux États-Unis, j'ai écrit quelques articles, mais en général, j'ai eu l'impression que certaines parties de moi étaient mortes. Afin de ne pas perdre la tête, j'ai commencé à travailler davantage en tant qu'artiste. C'est probablement le seul domaine où je me sens productive et heureuse maintenant. Je couds des sculptures en feutre, j'écris des histoires à leur sujet, je peins et je réalise des œuvres vectorielles sur mon Ipad. Comme beaucoup d'artistes ukrainiens aujourd'hui, je partage mes œuvres dans les médias sociaux.5 Certaines personnes semblent même les apprécier. Je ne sais pas ce qui va se passer à l'avenir et à quoi ressemblera ma vie professionnelle - mais, encore une fois, c'est un problème mineur comparé à ce que traverse mon pays d'origine. Je sais une chose : rien ne sera plus comme avant, mais j’aime ce vieil adage indien qui dit que « la fin est un commencement ».


Alisa Lozhkina, aux Beaux-Arts de Paris, le lundi 28 novembre 18h

"Une révolution permanente : l'art ukrainien contemporain"

Rencontre animée par le philosophe et traducteur Igor Sokologorsky.


1. La Révolution permanente est un essai politique de Léon Troski rédigé entre 1928 et 1931.

2. Igor Gusev exposera son travail récent dans le cadre du festival à la Librairie Galerie Métamorphoses.

3. Connue sous le nom de Holobomor, qui signifie "tuer par la faim", cette famine fut causée artificiellement sous Staline par la confiscation des récoltes, la préemption du bétail et le confinement de la population en Ukraine et en URSS. Elle a entraîné la mort de 7 millions de personnes dont près de 5 millions en Ukraine. 

4. La Grande Terreur, série de purges staliniennes qui atteindront leur pic entre 1936 et 1938. Déportations, incarcérations, tortures, exécutions, elles ont fait des près de deux millions de victimes et environ 700 000 morts. 

5. Voir le compte Instagram d'Alisa Lozhkina.

Entretien traduit de l'anglais par Suzanne Côté

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