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Billet de blog 25 nov. 2022

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Inner Wars, l'autre guerre des femmes

Masha Kondakova est née à Kyiv en 1989. Pendant trois ans, la jeune réalisatrice a filmé trois combattantes sur le front, dans l’Est de l’Ukraine. Elle dresse un portrait saisissant de ces femmes pour qui la véritable guerre se joue ailleurs. Si elle a risqué sa vie pour réaliser Inner Wars, ce film, dit-elle, l’a également sauvée. Un entretien avec la réalisatrice Masha Kondakova.

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Masha Kondakova est née à Kyiv en 1989. Pendant trois ans, la jeune réalisatrice a filmé trois combattantes sur le front, dans l’Est de l’Ukraine. Elle dresse un portrait saisissant de ces femmes pour qui la véritable guerre se joue ailleurs. Si elle a risqué sa vie pour réaliser Inner Wars, ce film, dit-elle, l’a également sauvée.

Masha Kondakova, où vivez- vous actuellement ? Votre famille se trouve toujours en Ukraine ?

J’habite à Paris, où je viens de soutenir mon deuxième diplôme Master 2 pro de scénario, réalisation et production à la Sorbonne. J’ai rapatrié ma mère et ma sœur de Kyiv quand des explosions ont éclaté tout près de leur immeuble. Mon père, physicien et professeur à l’université, a refusé de partir, mais il a tenu à ce qu’elles le fassent, car c’était la seule manière de les protéger.

Inner Wars est votre deuxième film documentaire. Qu’est-ce qui vous a poussée à vous rendre sur le front dans le Donbass où vous avez tourné pendant trois ans ?

Honnêtement, je ne sais pas. Le sentiment du devoir. Je ne pouvais faire autrement. Après avoir interviewé près de cinquante femmes revenues de la ligne de front, j’ai compris que je devais aller chercher un personnage qui s’y trouvait toujours. Et je l’ai trouvé ! Lera Burlakova, une journaliste qui a rejoint l’armée comme volontaire en 2014. Elle a rencontré l’amour de sa vie sur le front, mais une semaine avant leur mariage, son chéri a explosé sur une mine terrestre et a perdu la vie. Depuis, Lera est devenue indestructible.

Le film aurait pu être centré uniquement sur elle. Mais l’idée m’a traversée d’appréhender la guerre en trois dimensions : le passé, le présent et l’avenir ; la peur, la colère et l’amour.

C’est ainsi que j’ai trouvé Ira, qui a survécu après l’explosion d’une mine terrestre. Une personne fragile et très complexe. Par un heureux hasard, j’ai rencontré « la Sorcière ». C’est le surnom d’Elena, qui commande l’unité d’artillerie. Elle a perdu sa famille à cause de la guerre, mais elle a trouvé l’amour sur le front. Pour moi, elle représente l’avenir, car l’amour est la lumière qui éclaire l’avenir.

C’était important pour moi de documenter ce sujet des femmes combattantes et l’arrière-plan de ce qui se joue pour elles. Sachant qu’encore en 2016 les femmes n’occupaient pas le poste de combattantes dans l’armée. Si elles parvenaient à intégrer une unité d’artillerie ou d’infanterie, c’était à titre de cuisinière ou de couturière. Une femme combattante n’existait pas. En 2016, près de cent positions ont été ajoutées. Aujourd’hui, il y a 23 % de femmes dans l’armée ukrainienne. Ce qui est énorme. Pendant mes recherches, la façon qu’avaient les journalistes d’évoquer en les ridiculisant les femmes soldats, à une époque où il y en avait encore peu, m’a aussi incitée à faire ce film. Je voulais leur montrer le vrai visage d’une femme en guerre. J’ai eu de la chance qu’elles acceptent de me confier leur vie intime, leur guerre intérieure, une dimension qu’on oublie souvent quand on parle de guerre. Du point de vue classique, c’est-à- dire du point de vue masculin, on partage les victoires et les bénéfices des opérations, on célèbre le courage de tel ou tel soldat... Je trouve que le vrai courage, c’est de trouver la force de continuer son chemin en surmontant sa douleur personnelle, qui hantera chaque héroïne toute leur vie. C’est l’aspect qui m’intéressait le plus dans mon investigation.
La vulnérabilité est souvent considérée comme une faiblesse. Ces femmes prouvent le contraire.

Votre film se termine sur les mots « à ce jour la guerre n’est pas terminée ». A posteriori, avec l’élargissement de la guerre à l’ensemble du pays aujourd’hui, votre film n’en montrait-il pas les prémisses ?

Oui et non. Je dirais plutôt qu’il prédisait quelque chose de terrible, qu’il donnait l’alerte ! C’est glaçant, chaque fois que je revois le film, la fin me fait trembler. J’ai fini le montage en 2020 !

Le film soulève beaucoup de questions : aurait-on pu mieux gérer ce conflit meurtrier dans l’Est de l’Ukraine ? La guerre d’aujourd’hui touche le monde entier, aurait-on pu éviter cela ? Il témoigne aussi du courage des femmes, de leurs rêves, leurs peurs, leurs espoirs, qui sont aujourd’hui partagés par la majorité du peuple ukrainien. Enfin, il rappelle qu’alors que des gens mouraient tous les jours, rien n’a été fait pour interrompre la guerre fantôme de 2014-2021. Mon film aussi, à un moment, est devenu un fantôme : tout le monde en parlait mais personne ne l’avait vu. Jusqu’au 24 février, avec la première parisienne au cinéma Silencio des Prés, qui a fait un triomphe.

Votre objectif était de montrer la vie de femmes engagées sur le front au quotidien. À travers les portraits de Lera, Elena et Ira, vous dites avoir reçu bien d’avantage. Quoi ?

Ce qu’était leur guerre. Grâce à leurs confidences, j’ai pu mesurer le niveau de leur conflit intérieur. Je voulais découvrir ce qui pousse à choisir de s’engager dans une guerre et ce qu’est être une femme sur le front quand vous êtes à peine officiellement reconnues par le gouvernement. En plus d’avoir le courage de monter au front, il faut encore prouver aux autres que vous êtes capable de faire ce métier, sans jamais laisser voir votre peur. Ces femmes m’ont montré ce qu’est la vie à proximité de la mort. Comment continuer à suivre son chemin malgré la douleur et les traumatismes profonds. Comment gérer sa haine et toujours pouvoir aimer. En faisant ce film, j’ai compris que la vie est plus forte que la mort. J’espère qu’il suscite l’espoir, à travers ces portraits intimes de femmes.

Les femmes arrivent et vivent sur le front souvent avec un bagage très lourd. Un amour perdu, des enfants restés à la maison. Elles ne laissent pas ce bagage derrière elles. C’est là, avec elles, dans un lieu de combat. Tout comme elles souhaitent « rester femmes ». Elles se maquillent, mettent du vernis à ongle. Elles voudraient pouvoir se doucher tous les jours... « Rester femmes » c’est rester humain dans un contexte qui ne l’est guère... Y parviennent-elles ?

Belle remarque... Rester humain en s’accrochant aux détails de la vie quotidienne, pour ne pas être tout à fait envahi par l’horreur de la guerre... Oui, je pense qu’elles y arrivent, mais c’est compliqué. Il y a l’épuisement qui finit par frapper. Elena (la Sorcière) m’a dit il y a quelques jours qu’elle était du côté de Bakhmut, où les combats sont acharnés en ce moment, et qu’il fallait tenir sinon on serait écrasé comme nation pour toujours. Elle a dit qu’il y avait des pertes en permanence, de proches ou de soldats inconnus. C’est dur, mais il ne faut jamais oublier de rester humain, physiquement et moralement. Et elles y arrivent, peut-être pas parfaitement, mais elles y arrivent.

On dit « même à la guerre, le déjeuner est servi à l’heure ». Évidemment c’est une blague, on ne mange pas bien du tout au front (rations sèches), mais ça donne une idée : il faut garder la vie en ordre, malgré le stress permanent. On se durcit, on s’autorise moins d’émotions, sinon on ne tiendrait pas.

Le portrait d’Ira est bouleversant. Elle a été broyée par la guerre. Peut-on revenir d’une expérience comme la sienne ?

Elle prouve que oui. Le temps guérit mais aussi l’amour et le respect. Il faut faire un effort pour comprendre son regard d’aujourd’hui. Elle a une blessure visible et très grave - Ira a survécu par une chance inimaginable ! mais beaucoup de soldats reviennent avec des blessures invisibles... Je sais qu’après une longue rupture avec sa famille Ira a finalement rétabli sa relation avec sa mère. Il faut le temps... Je me répète : la vie est plus forte que la mort. Nous n’avons pas choisi de naître mais nous pouvons choisir comment nous vivons notre vie.

Savez-vous ce que sont devenues ces trois femmes ? Êtes-vous restée en contact avec elles ?

Oui, bien sûr ! Lera a un fils âgé de trois ans maintenant. Il l’a suppliée de ne pas retourner à la guerre, il était prêt à donner tous ses jouets en échange. Elle aide l’armée en travaillant bénévolement, par exemple en collectant de l’argent pour acheter des drones ou des voitures d’occasion qui seront envoyées au front.

Ira continue à enseigner à distance. Je ne sais pas où elle habite en ce moment.

Elena est toujours sur la ligne de front, avec son mari. Elle a fait évacuer son fils de Kharkiv. Sa fille s’est enrôlée dans l’armée à son tour...

Pouvez-vous nous dire quelques mots des conditions de tournage ? Vous avez frôlé la mort.

Rien n’était prévisible. Il y avait beaucoup d’attente. Tout d’abord il fallait expliquer qui nous étions. Lera pensait qu’en tant que journaliste je n’allais rester que quelques heures et repartir le tournage fini. J’ai passé des semaines avec elle. Puis il y a eu une étape de bizutage. Au front, il ne faut pas montrer qu’on a peur. On m’a testée de différentes manières. Le niveau d’adrénaline dépendait de qui était en face. Mais en général ils te font peur juste pour voir tes limites. J’ai passé le test. Lera m’a appelé bro, ce que j’ai considéré comme une acceptation. Mon équipe (le chef opérateur, l’ingénieur son et le directeur de production) a eu du mal à accéder à leur monde. Tout le monde était bienveillant mais, dans les pre- miers temps, c’est seulement moi qui ai pu filmer. Ce sont ces portraits intimes de femmes soldats qui font le film : elles m’ont permis d’accéder à leur vie intérieure et c’est ce que je cherchais. J’ai pu filmer les yeux de combattantes juste après le travail, vous comprenez ce que ça veut dire le travail ?

Au niveau de l’organisation, « Sorcière » m’a appelée à 7h du matin pour me dire qu’elle passait me chercher dans 5 minutes et que si je voulais me rendre sur le front avec elle, il fallait que je descende maintenant. Évidemment, nous avons eu l’autorisation officielle de tournage de la ministre de la Défense, mais on a souvent filmé illégalement. Les scènes de nuit, par exemple. Il n’y avait pas de journalistes sur le front après le coucher de soleil, car c’est la nuit qu’ont lieu les attaques. Nous sommes restés, tout en ayant conscience du danger. Oui... Nous avons survécu à de graves bombardements. Une nuit, j’ai été blessée, les soldats nous évacuaient de la zone de combat en voiture et sans phares, on a eu un coup dur. J’ouvre les yeux et je vois le ciel. Je me suis dit qu’on était tombé sur une mine car je me suis réveillée dans le champ, à quinze mètres de la voiture. Je ne pouvais pas me lever. J’ai failli rester sur un fauteuil roulant. Mais j’ai eu de la chance !

Vous souhaitez aujourd’hui retourner en Ukraine pour tourner. Pourquoi ?

Après l’accident, le plus difficile a été de reprendre le tournage. Le corps a une mémoire physique. Quand je me suis de nouveau retrouvée sur la ligne de front, la peur de la mort m’est revenue aussitôt.

Je suis revenue à Kyiv au mois d’août 2022 pour voir ma famille. Ç’a été un voyage très important. Je suis rentrée à Paris plutôt rassurée. J’ai l’impression qu’ici, à Paris, je m’inquiète davantage pour eux que là-bas. Il y avait souvent des sirènes. Je suis allée voir les villes à côté : Boutcha, Hostomel, Irpin. J’ai vu des paysages de l’horreur inimaginables. Le responsable de ça n’est certainement pas un être humain. J’en ai eu de la fièvre, le soir, après la visite... Pourtant, personne ne s’est plaint. Les gens, avec leur bagage de traumatismes, reprennent la vie, ils s’aiment, ils travaillent, ils élèvent les enfants et ils continuent de croire ! 

Au début de l’invasion, j’ai absolument tenu à me fixer à Kyiv pour servir d’interprète et accompagner les journalistes. Pourquoi ? Parce que c’était ma terre natale qui était agressée d’une si sale manière, tout ce que je voulais, c’était battre l’ennemi et protéger mes parents.

Mon film Inner Wars m’a mise en danger de mort plusieurs fois pendant le tournage, mais c’est aussi le film qui m’a sauvée. Après la première parisienne au Silencio des Prés, qui a eu lieu le 24 février 2022, date que j’ai choisie parmi celles que m’a gentiment proposées Arnaud Frisch, le directeur du cinéma, et qui marque aussi le début de l’invasion russe, j’ai reçu des demandes d’interviews pour la radio, la télévision, des journaux en France, en Ukraine. Chaque fois je me suis dit, ok, après celle-là je pars à Kyiv... Une jeune repéreuse de 24 ans qui travaillait pour Fox News a été tuée près de Kyiv. Me connaissant, je ne serais pas restée à l’abri. Si j’avais été là-bas, il est très peu probable que la chance aurait été de nouveau de mon côté. Le film m’a obligée à rester ici.

J’interviens toujours à la chaîne d’info LCI. Cette année, j’étais l’invitée d’honneur aux Fêtes de Jeanne d’Arc. Moi petite ukrainienne qui, entre folie et courage, s’est jetée dans le danger, qui, envahie par un sentiment d’injustice, a essayé de faire un film honnête et touchant que le monde ne verrait peut-être jamais, je me suis retrouvée à Orléans à prononcer un discours devant des personnalités et des milliers de gens. Aujourd’hui, je me sens légitime et plus utile quand je prend la parole et que j’aide les Ukrainiens par le biais de l’association Future for Ukraine que j’ai créée avec le producteur du film, Julien Berlan.

Vous filmez de longues plages silencieuses. Votre sujet se tait. Il se recueille dans un coin. Il s’isole. Que disent ces silences ? Pourquoi est-ce important de les montrer ?

« On ne se jette pas deux fois dans la même rivière », dit-on. De l’eau à la dimension du temps. On va mourir mais ce paysage va rester. Qui sait, quels gens vont vivre sur cette terre après ? À qui appartiendra le territoire ? À celui qui remportera la victoire, évidemment. Mais à qui ? À l’arrière-plan d’une séquence montrant Lera dans l’un de ces moments d’isolement, on aperçoit un groupe d’adolescents insouciants. Pour eux, la vie continue. Ce moment de solitude et de silence révèle l’irréversibilité de son choix : Lera elle est une combattante et c’est pour toujours.

À la guerre, vous ne pouvez que très rarement trouver un endroit pour être seul. Vous êtes tout le temps entouré par des inconnus dont votre vie dépend souvent. Cet endroit, ai-je trouvé à l’époque, résonnait parfaitement avec mon personnage, Lera.

© Inner Wars, Masha Kondakova

Inner Wars (2021, 1h08) de Masha Kondakova
27 novembre 15h45

L'un des cinq films ukrainiens à voir pendant le week-end au Christine Cinéma Club, 4 rue Christine Paris 6e.

Tout le programme du festival : ici

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