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retraité .Cadre responsable du patrimoine social du CCE d'une grande banque.

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Billet de blog 15 juin 2014

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

J'ai bu comme du petit lait ( c'est l'expression qui convient) le discours de la Dame du Bois -joli concernant la ferme usine des " mille vaches" et les nombreux commentaires que celui- ci a déclenché. Tous vont dans le même sens " non à l'industrialisation "et " respectons ce qui se fait depuis la nuit des temps". Je ne suis pas un exalté du modernisme mais une certaine expérience me fait hésiter à emboiter le pas à cette troupe... pour ne pas dire à ce troupeau. Mon vécu c'est la Bretagne.Cette région magnifique a été complétement " bouzillée" ( encore une fois c'est le mot qui convient) par les petites fermes ( 15 vaches en moyenne) qui , avec le tas de fumier dans la cour , répandaient des milliers de M3 de lisier dans les prés et ceci à longueur d'années.Ces fermes n'appliquent, pour la plupart, aucunes régles d'hygiène . La FNSEA faisant la pluie souvent , et le beau temps  parfois , dans cette région ....elle impose sa loi comme la mafia en Sicile. Le lisier pré-cité a totalement pollué les ruisseaux à truites et les riviéres à saumons et l'agriculture pratiquée a fait fuir , entres autres, les touristes ceci d'autant plus que les nitrates ,à l'origine de la " salade marine" interdit l'abord de ce qui était autrefois des plages magnifiques ( St Michel en Grêve par ex). Après 16 années de suite de présence en Bretagne  j'ai dû fuir , la dernière fois , chassé par les odeurs nauséabondes du purin mélangées au parfum des élevages de poulets et de cochons.... ceux- ci prétendument modernes ....mais dans de telles conditions que la plupart sont à l'agonie après avoir pleinement participé au massacre de la région.

En conclusion je réitère mon dégoût de la modernité imbécile qui donne dans le gigantisme avec , comme buts, la réduction des effectifs et la multiplication des bénéfices mais , compte tenu des nos expériences communes , je demande une réflexion profonde afin de définir " l'agriculture de notre temps "et de l'imposer sans concessions .

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