30/10/14
Verts durs.
Ayant épousé une fille de mineur de Carmaux ( 81) je peux vous affirmer que la grenade ne se cultive pas dans le Tarn. Par contre le maïs , comme un peu partout, croit et embellit dans chaque lopin exploitable. Les Tarnais , plutôt consommateurs de confit de canard , de foie gras et de saucisse sèche auraient ils le désir fou de polenta ?...surement pas ! mais alors pourquoi , direz vous , semer du maïs , qui exige beaucoup d’eau, dans des terres qui en manquent ??
Tout simplement parce que cette céréale est ce qui rapporte le plus de subventions européennes et , cerise sur le gâteau, l’irrigation intense amplifie cette manne. Ce contexte devrait inciter à semer du maïs au Sahara mais , malheureusement , les « fellouzes » ont acquit leur indépendance.
Le premier réflexe des paysans du Tarn a été de pomper dans les nappes phréatiques mais celles –ci s’asséchant il a été jugé plus intéressant de barrer les petits ruisseaux et de créer ainsi , non pas des barrages comme le serine BFMTV, mais des retenues d’eau…..qui seront bénies par les quelques agriculteurs qui vont pomper dans l’étang artificiel créé . Ainsi le maïs sera arrosé et le cultivateur aussi.
Maintenant qui décide de la création des plans d’eau ? bien sûr les élus locaux , conseillers municipaux, maires , conseillers régionaux soutenus par le député du coin . Tout ce beau monde est composé , comme dab, en grande majorité d’exploitants agricoles . La boucle est bouclée et la technique suivante consiste à déboiser et entamer les travaux avant même que le feu vert soit donné ……ceci afin de mettre chacun devant le fait accompli et que l’on ne puisse plus envisager l’arrêt des travaux compte tenu des frais déjà engagés. Respect !
On peut donc considérer que le jeune Rémy est mort de la recherche éhontée de subventions Européennes.