Alpes-Maritimes: la guerre Estrosi-Ciotti a démarré

 Plusieurs communes ont basculé entre les deux tours. Mais si on regarde la totalité des votes on constate que l’on est loin de la moyenne nationale :

 - Macron 55,38 % dans le 06 contre 66,10 au national

 - Le Pen 44,62 % dans le 06 contre 33,90 au national.

 Les deux cartes du Ficanas montrent que l’implantation de l’extrême-droite reste très marquée. Quatre communes sur les cinq qui ont voté Mélenchon passent chez Macron. Et Macron qui ne détenait que 5 communes (dont Valbonne) obtient la majorité départementale.

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Mais Le Front national conserve trois fiefs importants : Menton, Saint-Laurent-du-Var, Carros et, surprise, Beaulieu-sur-Mer qui avait voté Fillon au premier tour. On constate également que La Turbie bascule de Fillon au Front national.

 L’abstention dans les Alpes-Maritimes est plus forte que la moyenne nationale avec 26,06 %. La région PACA annoncée comme la première région d’extrême-droite de France au premier tour n’a pas basculé et aucun des départements non plus.

 Maintenant il n’y a pas de blanc-seing accordé au nouveau président et il faut s’attendre à une guerre pour les législatives dans les Alpes-Maritimes qu’ont déjà entamée Christian Estrosi et Eric Ciotti. Estrosi a parcouru les plateaux de télévision toute la soirée pour se féliciter de la victoire d’Emmanuel Macron et pendant ce temps là Eric Ciotti écrivait ses tweets à la méthode Trump. « Le débat de fond a été confisqué, la démocratie a été altérée. L'élection de #Macron est une victoire de circonstances #franceinfo ». Cette non reconnaissance de la démocratie est pour le moins surprenante. Après la faute à la justice puis aux médias, c’est au tour de la démocratie… L’échec de François Fillon, dont il est en partie responsable, semble dur à digérer pour le président du Conseil départemental.

 François Baroin ayant menacé d’exclure de Les républicains ceux qui soutiendraient et participeraient à la campagne de Macron pour les législatives, Estrosi rétorque : « Le premier mot dans ma famille politique, au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron, ça doit être rassemblement, ça ne devrait pas être exclusion. Si on part sur le mot exclusion plutôt que sur le mot rassemblement, c'est la radicalisation pour les législatives telle que nous l'avons eue pour la présidentielle, et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, vous avez l'échec assuré »

 

Les bureaux politiques de Les républicains vont être agités et l’ambiance dans les Alpes-Maritimes tendue.

 

Christian Gallo © Le Ficanas ®

 

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