Côte d’Azur : que vont proposer en urgence les maires avec la crise actuelle ?

L’économie de la Côte d’Azur repose sur deux éléments principaux : le béton et le tourisme. Il y a également le commerce mais qui fonctionne plus en économie fermée. Il va y avoir de nouveaux maires et d’autres qui vont rester, leurs mandats étant renouvelés. Mais la fête risque d’être de courte durée.

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En effet, avec l’épidémie de Corona virus, l’économie des Alpes-Maritimes a été totalement bousculée. Petites manifestations locales annulées ou reportées sine die mais surtout congrès de grande dimension : MIPIM à Cannes (25.000 participants sur trois jours), Foire de Nice. On parle également à Cannes de l’annulation du MipTV (10.000 participants). Les fiches de réservation se vident : non seulement celles des hôtels, des restaurants,  mais également des métiers de bouche (traiteurs), des transports avec les voitures et les voituriers, des taxis, des personnels d’accueil, des décorateurs, des sociétés d’évènementiel, des agents de sécurité… 

David Lisnard, le maire de Cannes, a déclaré qu’il fallait faire face à « un véritable désastre social et économique pour secteur touristique ». C’est la cas à Nice et à Menton également. Lisnard réclame notamment la création d’un fonds d’urgence, la réduction des charges fiscales et sociales et l’allocation d’aides directes exceptionnelles « destinées à indemniser plus justement le préjudice commercial ».

L’Etat s’est déjà engagé à retarder la perception des charges auprès des entreprises. Mais sur la Côte d’Azur, au sortir de l’hiver, période où les entreprises sont fragiles, quelles solutions vont amener les communes, métropole et communautés qui perçoivent un grand nombre de taxes ? Seule la population locale fait encore tourner l’économie, mais quand on voit que le Congrès mondial de médecine anti-âge, le plus important salon de Monaco, est repoussé d’une année on peut s’inquiéter.

Les maires que nous allons élire doivent rapidement faire des propositions, avant le 15 mars, pour séduire les électeurs. Vont-ils pouvoir compenser les pertes, envisagent-ils des mesures de relances économiques à court terme ou bien vont-ils se contenter de regarder les files d’attente à l’entrée de Pôle-Emploi ?

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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