Bernard Tarride : « L’ambiguïté d’une réflexion »

Faisant partie de l’École de Nice, plasticien atypique, il dénote par sa liberté de ton et son originalité largement reconnue. Véritable bible du jazz, il a cultivé tout au long de sa démarche une poésie, un humour et une certaine attirance pour les paradoxes.

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Né au Maroc, Bernard Taride s’installe à Nice en 1956 . Dès la fin des années 70, son travail est essentiellement consacré à l’accumulation de clous plantés sur des panneaux de bois laqués. Puis viendra un choix décisif, plus insolite, le bois est remplacé par le miroir qui deviendra son matériau privilégié. En fait, les clous alors plantés dans les miroirs provoquent une confrontation salutaire entre ces pointes agressives et le caractère respecté et fragile du miroir.

1980 marque le début des  »réflexions déplacées », cette démarche qui va confronter le miroir à des objets délibérément provocateurs, hache, étau, corde, béton, métal…Cette association contre nature sera ensuite enrichie par des jeux de reflets multiples et contrariés, engendrés par l’assemblage des miroirs selon des plans décalés. Il s’établit donc une interaction à la fois ludique et insolite entre l’altération de l’image reflétée et le spectateur découvrant la nouvelle vision d’une réalité controversée. L’image du spectateur est altérée, fragmentée, perturbée.

Bernard Taride vit et travaille à Nice, il présentera au 109 une exposition qui retrace l’ensemble de son œuvre à l’occasion de la sortie d’un ouvrage/catalogue rétrospectif.

Du 17 au 27 avril 2019 du mardi au samedi de 13h à 19h – Le 109 – 89, route de Turin à Nice

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