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Billet de blog 20 déc. 2016

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Lagarde + Sarkozy + Fillon : coût 400 millions pour les contribuables français !

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 La directrice du FMI et ancienne ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde a comparu devant la Cour de justice de la République pour « négligence » dans l’affaire de l’arbitrage du conflit entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. En 2007 elle a validé la procédure d’arbitrage entre Tapie et le Crédit Lyonnais au sujet de la revente d’Adidas. Conclusion Bernard Tapie obtiendra 400 millions d’euros, intérêts inclus, et quelques 45 millions au titre du préjudice moral. Christine Lagarde s’est donc présentée devant la Cour de justice de la République, organisme formé de trois juges, de six sénateurs et de six députés. Elle était passible d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende. Mais la présidente du FMI affirme « Je pense qu’on est tous un peu négligent quelque part dans la vie » ! C’est vrai ça tous les jours on fait des négligences à 400 millions ! Et elle ajoute « J’ai essayé de faire tout mon travail le mieux possible, dans la limite de tout ce que je savais » : inquiétude au FMI, si c’est ainsi qu’elle travaille, car là on ne parle plus de l’argent des contribuables français, mais de celui du monde entier.

 La cour a quand même considéré qu’il s’agissait bien là d’une faute répréhensible. Comme le dit Mediapart : La CJR note que Christine Lagarde est « avocate de profession », dit s'être « impliquée personnellement dans la gestion du dossier », et déclare avoir été « consternée et stupéfaite » en découvrant la sentence arbitrale. Puis la cour annonce que « L'ensemble de ces éléments est révélateur d'une négligence dans la recherche d'informations à laquelle Mme Lagarde aurait dû procéder avant de prendre sa décision ». Mais il y a mieux encore car la cour a tenu compte de la personnalité de Christine Lagarde et en particulier de « sa réputation nationale et  internationale », et l’a donc dispensée de peine et, pis encore, sa condamnation ne sera pas inscrite dans son casier judicaire…

 On croirait l’affaire Kerviel où ce dernier après avoir accumulé les pertes a pu constater que son autorité professionnelle (la Société Générale) n’avait rien vu venir. Dans l’affaire Lagarde c’est pareil : du temps de ce fameux arbitrage, il y avait bien un Premier ministre, un certain François Fillon, et un président de la République, un certain Nicolas Sarkozy (qui recevait Bernard Tapie à l’Elysée) et ils n’ont rien vu. Personne ne leur a dit que les Français allaient devoir verser 400 millions à Bernard Tapie ? Personne ne leur a dit que leur ministre des finances était « négligent » ? On a donc confié les sous des Français à une avocate newyorkaise négligente ?

 Quand on sait que le FMI a pour objectif de promouvoir la bonne gouvernance, demande aux pays d’appliquer une politique de transparence, on a peur ! L’expérience, ministérielle de Christine Lagarde, de François Fillon, et présidentielle de Nicolas Sarkozy est-elle garante des préceptes du FMI ? On peut trembler !

 Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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