Le Parti Radical de Gauche rentre en campagne à Nice. Tout seul ?

Avec comme slogan « Je suis radical de gauche », le plus vieux parti de France (il date de 1901) entre en campagne pour les municipales et les européennes de 2014. Aujourd’hui il représente le deuxième parti de la majorité présidentielle, mais à Nice tout en va autrement, et la campagne initiée par le conseiller général Patrick Mottard et par le président du PRG 06 Jean-Christophe Picard en est la preuve.

Le Parti Socialiste niçois est en état d’explosion. En refusant avec force des primaires pour les municipales, Patrick Allemand prend le risque d’une dissolution de la gauche niçoise. En effet le PRG aurait pu candidater à ces primaires, de même que le conseiller général Jean-Marc Concas. Au contraire on voit chaque jour Patrick Allemand s’afficher en photo dans le quotidien local, aux côtés de Christian Estrosi et d’Eric Ciotti. Il le fait au titre de vice-président de la région, mais cela surprend de plus en plus les socialistes eux-mêmes et confirme le slogan de Marine Le Pen qui parle de « UMPS ». En outre il est souvent présent devant les projets mirifiques du bétonnage de la plaine du Var, ce qui ne ravit pas les écologistes.

Il est clair que les radicaux de gauche se sentent floués par cette situation, mais peuvent-ils aller seuls combat ? Il va donc falloir envisager des alliances pour envisager de déboulonner le président-député-maire de son poste.

A droite la situation n’est guère plus enviable. Une partie de l’électorat de l’UMP vante quotidiennement dans les rues les bienfaits hypothétiques du Front National. Quant au centre droit, il est clairement divisé : L’UNI (le parti de Jean-Louis Borloo) semble également se fractionner en deux. D’un côté Rudy Salles qui, s’il candidate, ne sera de fait que le soutien à Christian Estrosi sur un deuxième tour, et d’autre part Richard Pogliano qui entreprend depuis plusieurs mois une campagne de terrain attirant de plus en plus de sympathisants.

Quant à l’équipe de Bayrou, qui possède toujours une excellente image de marque nationale, elle essaye visiblement de trouver son candidat idéal à Nice.

Une candidature réelle à Nice en 2013 va devoir rassembler tout ce beau monde pour exister ; une ouverture de la gauche au centre gauche, au centre droit et en partie à la droite semble être la seule solution. Mais pour cela elle doit trouver une tête de liste, et chaque parti doit faire des concessions. Cela simplifierait le paysage politique pour les électeurs et renforcerait l’option républicaine dans cette campagne qui se prépare. Ce ne sera pas la nuit qui va porter conseil, mais l’été.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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