Ciotti - Estrosi : c’est fini !

Ça y est la guerre est finie entre Christian Estrosi, maire de Nice et président de la métropole Nice-Côte d’Azur et Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes. Plus personne n’y croyait mais ce jeudi 24 octobre est à marquer d’une pierre blanche, carrément un monument commémoratif. Ciotti a déclaré sur RTL : « J'ai rencontré Christian Estrosi avec la volonté de Christian Jacob et de François Baroin d'unité, de rassemblement. J'entends cette exigence de notre famille politique. »

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C’est émouvant, presque poignant. Cette guerre qui durait depuis tant d’années entre ceux qui s’étaient aimés, avaient partagé tant de projets, dépensé tant d’argent, ne trouvait plus son dénouement. Les citoyens, avides de sérénité, n’en pouvaient plus. Comment après avoir passé tant d’années dans le même bâtiment et œuvré pour les mêmes intérêts publics et personnels, comment s’étaient-ils combattus si longtemps ?

D’autant plus que, membres du même parti, ils se retrouvaient malgré tout dans l’obligation de s’entendre. Estrosi avait tâté du macronisme, espérant étendre sa métropole bien rémunératrice à tout le département, mais le grand chef l’avait méprisé du haut de son Elysée. Quant à Ciotti, son nouveau chef venait de le reconduire dans ses fonctions de patron de la commission nationale d’investiture de Les républicains. Pour être maire de Nice, il aurait été obligé se nommer lui-même à sa candidature. Estrosi aurait dû alors se contenter de son propre mouvement qu’il lui fallait bien situer quelque part. Il avait d’ailleurs déclaré « Aujourd’hui, il y a un vide énorme entre Les Républicains qui se sont profondément radicalisés et une droite macroniste. Je suis toujours membre des Républicains. Mais je n’y trouve plus ce qui a constitué le fondement de mon engagement politique, le gaullisme. »

Et bien visiblement il l’a retrouvé et Ciotti a applaudi. C’est beau. On en pleurerait… Mais on va s’ennuyer pour les municipales !

« Voilà, c'est fini

On a tant ressassé les mêmes théories

On a tellement tiré chacun de notre côté

Que voilà c'est fini » (Jean-Louis Aubert)

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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