L’immobilier explose sur la Côte; pourvu qu’il soit hors de prix comme à Maeterlinck.

Nous évoquions récemment dans le Ficanas ( 23 juin ) le fait que c’est sur la Côte d’Azur que se situent les villes les plus chères de France. Cela se confirme avec le prix des villas : vendre ou acheter une villa n’est plus un problème, mais comme l’annonce le site 20minutes.fr, il est souhaitable qu’elle vaille aux environs de 10 millions d’euros. La crise récente, qui serait finie, a fait baisser les prix de 5 à 10%. Alors tout le monde en profite et se rue sur les biens immobiliers à la vente.

Mais qui sont ces acheteurs ? Le profil type est un homme de plus de 65 ans, souvent retraité, mais en général cadre, profession libérale, artisan ou commerçant et qui réside à Paris, sur la Côte d’Azur ou à l’étranger. Ce brave homme, pour acheter un tel bien, possède plus de 200.000 € de revenu annuel. Il faut bien cela pour acquérir une villa ou un appartement dont le prix d’achat se situe entre 750.000 et 5 millions d’euros.

Où se situe le bien rêvé ? Forcément près de la mer. Non pas que l’on ira s’y baigner (à ce prix la piscine est un minimum), mais le principal est qu’on la voit. Quelque part on devient propriétaire de la vue. C’est relativement aisé sur la Côte où les collines bénéficient en général de cette fameuse vue mer.

Une plage privée ? Et la loi littorale ?

Mais il est un lieu qui dépasse toute envie en possédant une vue mer panoramique et  véritablement imprenable. Le Palais Maeterlinck est situé sur la basse corniche entre Nice et Villefranche-sur-Mer. Nombreux sont les niçois qui se souviennent de ce bâtiment en ruine perché sur les rochers où l’on pouvait jouer étant enfant. Construit dans les années 20 pour être un hôtel, il sera abandonné avant même son ouverture. C’est un belge, Maurice Maeterlinck qui va le transformer en villa, centre mondain de la Riviera. Après la guerre il est abandonné, puis transformé à nouveau en hôtel qui fermera ses portes en 2008. Acheté par le milliardaire tchèque Radovan Vitek, il est transformé en 19 appartements à la vente aujourd’hui.

De 123 m2 à plus de 400 m2, avec des terrasses et des vues mer à 180°, ces appartements sont vendus entre 3,9 et 13,9 millions d’euros. Certains disposent d’une piscine privée, dont une en verre, histoire de voir la mer et le ciel en plongeant. Mais plus surprenant encore un funiculaire privé va permettre d’accéder à la plage ! La plage, laquelle ? Nous sommes au Cap de Nice, à un endroit ou le rocher plonge directement dans la mer. On va construire une plage ? Mais ne sommes-nous pas dans une zone littorale protégée ?

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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