Orwell revient avec Trump.

En 1945 George Orwell publie, avant 1984, un petit roman considéré comme l’un des meilleurs livres de langue anglaise : « Animal Farm. A Fairy Story ». Il s’agit d’une fable animalière où les animaux prennent le pouvoir dans une ferme et en chassent les hommes. L’auteur de cet article est l’adaptateur français pour le théâtre de cet ouvrage qui sera interprété à Nice, à l’Espace Magnan, par 150 collégiens sous le nom de « La République des Animaux ».

Il s’agit en fait d’une critique de la révolution russe, du stalinisme et du totalitarisme ; l’un des animaux ne se nomme-t-il pas Napoléon ? Orwell dira qu’il s’agit là, également, d’une critique de la censure en Angleterre vis-vis des soviétiques car ils avaient été alliés pendant la guerre.

Dans le roman, les cochons prennent le pouvoir et vont devenir pire que les hommes malgré les sept commandements qui prônent le pacifisme. Ces cochons en prenant le pouvoir vont choisir un dictateur qui instaure un culte de la personnalité.

tumblr-p6lfw10d4c1qkb7luo1-500

C’est la découverte de ce dessin sur Facebook qui, pour moi, évoque Napoléon dans le roman d’Orwell (certaines traductions françaises le nomme « César »). A cette époque George Orwell écrivait dans la presse au sujet de son roman : « Si les gens croient que je défends le statu quo, c’est, je pense, parce qu’ils sont devenus pessimistes et qu’ils admettent à l’avance que la seule alternative est entre la dictature et le capitalisme laisser-faire. » Le libéralisme est-il un capitalisme laisser-faire ? Donald Trump ne gouverne-t-il que pour le culte de sa personnalité? Un dessin qui en dit long…

Christian Gallo - © le Ficanas ®

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.