PALMARÈS – Festival international Filmer le travail 2021

C’est avec grand plaisir que nous vous invitons à découvrir le palmarès de cette 12ème édition inédite du Festival international Filmer le travail ! Les films suivants sont encore disponibles jusqu’au dimanche 28 février à minuit.

Après d’intenses délibérations, le jury professionnel, le jury de la ville de Poitiers, les lycéens et apprentis, les détenus du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne et les spectateurs/internautes ont choisi de récompenser les films suivants :

Découvrir les jurys du festival


 

GRAND PRIX FILMER LE TRAVAIL

El año del descubrimiento

Un film de Luis López Carrasco

 

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Documentaire / Espagne, Suisse / 200′ / 2019 / Luis López Carrasco / ECAM

En 1992, dix ans après la victoire du parti ouvrier de Felipe Gonzalez, l’Espagne donne l’image d’un pays civilisé, moderne et dynamique. Cependant, dans la ville de Carthagène, située dans le sud-est du pays, émeutes et manifestations s’achèvent par l’incendie de la préfecture régionale à l’aide de cocktails molotov.


Le mot du jury professionnel

Pour l’exigence et la radicalité de son écriture, pour la confiance et le respect qu’il octroie à la parole, pour l’extrême lucidité du regard qu’il porte sur ses contemporains et pour son ambition à déconstruire la logique d’un système dont la violence suscite la révolte, nous décernons le grand prix du jury à El año del descubrimiento de Luis Lopez Carrasco.


 

PRIX RESTITUTION DU TRAVAIL CONTEMPORAIN

La casa dell’amore

Un film de Luca Ferri

 

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Documentaire / France / 76′ / 2020 / EffendemFilm, Lab 80 Film  / Taskovski Films / déconseillé aux -16 ans

La casa dell’amore suit le quotidien d’une prostituée trans de trente-neuf ans dans le logement milanais où elle vit et reçoit ses clients. Un lieu magique permettant à ses hôtes de se montrer au monde comme ils sont vraiment, d’abandonner tout masque et de se soustraire aux contraintes sociales.


 

PRIX VALORISATION DE LA RECHERCHE

Clean with me (After dark)

Un film de Gabrielle Stemmer

 

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Documentaire / France / 21′ / 2019 / Eliott Khayat, La Fémis

Avec l’aimable autorisation de Canal+

Sur Youtube, des centaines de femmes se filment en train de faire le ménage chez elles. Bien plus que de simples tutos et derrière l’épanouissement familial affiché, ces vidéos dévoilent des détresses et solitudes vertigineuses. 


 

MENTIONS SPÉCIALES DU JURY PROFESSIONNEL

 

Le kiosque

Un film de Alexandra Pianelli

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Documentaire / France / 78′ / 2019 / Quentin Laurent, Les Films de l’œil sauvage, Ad Libitum, viàGrandParis

Le kiosque est le journal filmé d’Alexandra, jeune plasticienne venue prêter main forte à sa mère, vendeuse de journaux dans un quartier chic de Paris. De la découverte du métier à la complicité qui se noue avec la clientèle, la réalisatrice joue à la marchande, comme dans un vieux rêve d’enfant. Derrière la caisse, où se succèdent depuis un siècle les membres de sa famille, Alexandra s’amuse à enregistrer le monde comme il va avec son téléphone. Mais la presse papier est en crise et ce petit jeu s’avère finalement plus compliqué que prévu…


 

Trouble sleep

Un film de Alain Kassanda

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Documentaire / France, Nigeria / 40′ / 2020 / Autoproduction

Fred, diplômé sans emploi comme beaucoup de jeunes Nigerians, démarre un nouveau travail de taximan. Akin, lui, taxe les véhicules commerciaux pour le syndicat national des transports. Tous deux évoluent dans le riche paysage urbain d’Ibadan, dont la caméra d’Alain Kassanda chorégraphie le quotidien et les multiples rapports de force qui s’y jouent.


 

PRIX SPÉCIAL DU PUBLIC

Remis par le jury de la ville de Poitiers

Makongo

Un film de Elvis Sabin Ngaïbino

 

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Documentaire / Centrafrique, Argentine, Italie / 72′ / 2019 / Makongo Films

Au cœur de la forêt tropicale humide du bassin du Congo, la vie des peuples de chasseurs cueilleurs, qualifiés avec mépris de Pygmées par les populations voisines, suit tranquillement son cours. Une fois par an seulement, leur quotidien est troublé par ce qu’ils appellent le M’vinsu, la saison de la récolte des chenilles.


 

MENTION SPÉCIALE DU JURY DE LA VILLE DE POITIERS

 

El año del descubrimiento

Un film de Luis López Carrasco

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Documentaire / Espagne, Suisse / 200′ / 2019 / Luis López Carrasco / ECAM


 

PRIX DU PUBLIC

Ayant remporté le plus de votes « votre film préféré » sur la plateforme en ligne

En formation

Un film de Julien Meunier et Sébastien Magnier

 

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Documentaire / France / 74′ / 2021 / Triptyque Films, Quilombo Films, viàGrandParis, ProArti

Une année scolaire auprès d’une jeune promotion du Centre de Formation des Journalistes (CFJ), à Paris, au fil des cours magistraux et des travaux pratiques. Se forme-t-on au journalisme, ou bien s’y conforme-t-on ?


 

PRIX DES LYCÉENS ET DES APPRENTIS

Das spiel

Un film de Roman Hodel

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Documentaire / Suisse / 17′ / 2020 / Film GmbH, SRF / Square Eyes

Un coup de sifflet. Les gradins du stade deviennent bruyants. Les joueurs protestent avec colère. Les présentateurs suivent l’action sur le terrain. Au milieu de celui-ci, l’arbitre. Le stade tout entier le regarde. Maintenant, il doit prendre une décision et diriger l’énergie de tout un stade.


 

PRIX DES DÉTENUS DU CENTRE PÉNITENTIAIRE DE POITIERS-VIVONNE

Das spiel

Un film de Roman Hodel

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Documentaire / Suisse / 17′ / 2020 / Film GmbH, SRF / Square Eyes

Un coup de sifflet. Les gradins du stade deviennent bruyants. Les joueurs protestent avec colère. Les présentateurs suivent l’action sur le terrain. Au milieu de celui-ci, l’arbitre. Le stade tout entier le regarde. Maintenant, il doit prendre une décision et diriger l’énergie de tout un stade.

 


 

LAURÉAT DE L’APPEL À PROJETS DE FILMS DOCUMENTAIRES

En partenariat avec France 3 Nouvelle-Aquitaine

Hacia la luz

Un film de Olivier Péant et François Froget

 

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À Fuenlabrada, dans la banlieue sud de Madrid, Alberto Lamelas est chauffeur de taxi la nuit, et torero le jour. Aux passagers qui le lui demandent, il n’avoue jamais l’origine de la cicatrice qui lui barre le visage : quatre ans plus tôt, il s’est fait transpercer la joue par le coup de corne d’un toro de Miura. Le sujet de la corrida divise, Alberto préfère ne pas l’évoquer : il ne peut se permettre de perdre des courses.
Mais dans sa tête, Alberto Lamelas n’a pas de doute : il est matador de toros. Pourtant, c’est bel et bien son taxi qui lui permet de gagner sa vie.


 

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