firud
Abonné·e de Mediapart

3 Billets

0 Édition

Billet de blog 26 avr. 2020

StopCovid : chronique d'un échec annoncé

Dans une société où le numérique prend de plus en plus de place, est-il judicieux de penser qu'il peut nous aider à sortir d'une épidémie ? Faut-il suivre les modèles asiatiques en adoptant, en France, une application de "contact tracing" ? Le numérique est-il la solution à la sortie de la crise ?

firud
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ces dernières semaines, le gouvernement s’est lancé dans le développement de l’application StopCovid pour lutter contre l'épidémie de Coronavirus. L’application sera basée sur le volontariat et le respect des données personnelles. Le principe est simple : je peux télécharger (si je veux) l’application qui enregistrera les contact avec les autres personnes que je croise qui l’ont aussi téléchargée. Si l’une des personnes avec qui je suis rentré en contact est testée positive au virus, alors je reçois une notification. Cela est rendu possible grâce au Bluetooth, plus respectueux de la vie privée que le suivit GPS. Les appareils seront identifiés par des références anonymes qui changeront régulièrement afin de ne pas pouvoir identifier les propriétaires. Les données seront chiffrées et les utilisateurs anonymisés. Cette mesure a pourtant d’abord été présentée au mois de mars comme « contraire à la culture française » par le ministre de l’intérieur. Depuis, le gouvernement a changé d'avis et elle semble presque indispensable à la sortie du confinement. Le développement de l’application se fait en lien avec l’Inria, l’Inserm, l’Institut Pasteur et l’ANSSI. La technologie est-elle la solution dans une crise sanitaire ? Ces députés ont-ils raison de réclamer un dépistage massif, et non un pistage massif ?

Les applications dans le monde

La France n'est pas le premier pays à se pencher sur le numérique pour lutter contre le Coronavirus. De nombreux pays ont déjà mis en place des applications similaires, ou, pour certaines, beaucoup plus invasives.

Taïwan à largement utilisé le pistage de ses concitoyens dans la lutte contre le Coronavirus. Le Centre taïwanais pour le contrôle des maladies utilise le signal téléphonique pour s'assurer que l'appareil ne quitte pas le domicile et qu'il n'est jamais éteint. En cas de problème, la police se réserve le droit d’intervenir pour vérifier que les personnes en quarantaines respectent bien leur confinement. Si cette pratique est légale à Taïwan, qui n’a pas besoin du consentement de l’utilisateur, en Europe, c’est contraire au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).

En Pologne, les personnes confinées peuvent télécharger, sur la base du volontariat, une application qui leur demandera régulièrement et aléatoirement, de prendre un selfie, prouvant qu'elles sont bien chez elles. Ceux qui ne veulent pas la télécharger auront le droit à une visite régulière de la police, ce qui remet en question le réel "volontariat" des utilisateurs.

La Chine contrôle les déplacements à l'aide d'une application qui attribue un QR code associé à une couleur, en fonction du risque de contagiosité de l'utilisateur. Le mode de calcul se base sur les données de géolocalisation pour déterminer si l'utilisateur a côtoyé des cas testé positifs ou a voyagé dans des zones à risque. Si le code est vert, l'accès est autorisé. S'il est orange ou rouge en revanche, l'accès au métro aux magasins ou même à certaines résidences est interdit.

Le service de renseignement intérieur d’Israël disposent de pouvoirs de surveillance très intrusifs en matière de suivi de contact. Ils utilisent, dans la luttre contre le Covid, les moyens habituellement consacrés pour traquer les terroristes. Grâce à la collecte des données de la population et sans s'embarasser avec le consentement, ils identifient les personnes côtoyées par un malade pour les isoler préventivement et empêcher le virus de circuler. La police peut également rendre visite aux personnes dont le confinement est obligatoire. Ce tracage numérique est très contesté en Israël, notamment par les défenseurs de la vie privée, pour qui l’intérêt de ces mesures n’a pas été prouvé.

La Corée du Sud utilise un traçage systématique de chaque patient infecté par le coronavirus. Par triangulation des antennes, les autorités retracent le parcours de chaque personne positive au Coronavirus. Une alerte est ensuite envoyée sur le téléphone des résidents proches des zones visitées par les patients. Les données de géolocalisation sont transmises directement par les opérateurs téléphoniques au Centre de gestion de la crise. Elles sont stockées sur des serveurs extérieurs à l'État et seront détruites une fois la crise terminée.

La Belgique d'abord favorable à une application de tracing pour identifier les contamination, y a finalement renoncé, pour le moment. Selon eux, l’historique des contacts n’a pas besoin d’être automatisé. De plus, si elle est trop peu utilisée elle ne permettrait pas d’être efficace (comme en Autriche où l'application est utilisée par environ 4,5% de la population). Ils ne ferment tout de même pas définitivement la porte à cette possibilité.

Le cas de la France : la désillusion

Pour être conforme au RGPD, StopCovid sera installé sur la base du volontariat et ne géolocalisera pas les utilisateurs. Pour qu’une telle technologie fonctionne, il faudrait, selon une étude d’Oxford publiée dans la revue « Science », que plus de 60% de la population l’utilise (A titre d’exemple, seulement 20% de la population de Singapour a téléchargé l’application disponible dans leur pays). Or, compte tenu de la fracture numérique en France, ce chiffre semble difficile a atteindre. En France, si près de 80% de la population possède un smartphone, seuls 44% des plus de 70 ans en ont un. Mais c’est également ces mêmes personnes âgées qui sont les plus fragiles face au virus. Les personnes qui l’ont téléchargé devront aussi avoir systématiquement leur téléphone sur elles (y compris pour aller à la boulangerie par exemple). Selon Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, pourtant «il n’y a pas de seuil minimum de téléchargements nécessaire pour que cette application soit utile».

StopCovid n’a d’intérêt que si la population est dépistée massivement (comme c’est le cas notamment en Corée du Sud ou à Singapour). Emmanuel Macron s’est engagé à proposer 500.00 tests par semaine dès le 11 mai, ce qui nous permettrait d’être au niveau de ce que propose l’Allemagne depuis plus d’un mois, mais toujours en dessous de ce que propose la Corée du Sud. On ignore si la France sera réellement en mesure de respecter cette promesse. Par ailleurs, si, comme l’ont dit Emmanuel Macron et Olivier Véran, seuls les patients ayant des symptômes seront testés, on peut donc légitimement s’interroger sur l’intérêt d’une telle application. En effet, si j‘ai croisé plusieurs personnes testées positives mais que je ne peux moi-même pas être testé, que m’apporte l’application ? De même, il n’y a pas d’intérêt de concevoir une application pour signaler les individus porteurs, si on exclue d’emblée de tester les personnes asymptomatiques ou en période d’incubation. L’idéal serait même de pouvoir procéder à des contrôles fréquents, car si on a déjà été testé négatif, on peut toujours contracter le virus par la suite.

Cette application peut engendrer de la discrimination sociale. En effet, quand on voit le traitement accordé aux infirmières qui subissent déjà du harcèlement dans leurs immeubles, le risque de stigmatisation est réel. Si une personne reçoit une notification, elle pourrait, sans avoir de preuve, accuser un de ses voisins soignant, aggravant ainsi les critiques hostiles envers le personnel hospitalier. Au vu de ce risque, par crainte de représailles, certaines personnes ayant téléchargé l’application pourraient ne pas se signaler en cas de test positif.

La portée du signal Bluetooth peut aller jusqu’à 10 mètres, traverse les murs et les étages. Le cercle des personnes croisant un malade sera donc très (trop?) large. Il n’y a aucun moyen de savoir si une personne se trouve à 1 ou 5 mètres. Les possibilités de "faux positifs" ne manquent pas : les contraintes environnementales (murs, vitrines, étages, etc) ne sont pas prises en compte. Si l’application est fortement utilisée, les utilisateurs risqueront d’avoir de nombreuses notifications. Faudra-t-il tester, isoler ou encore hospitaliser toutes les personnes recevant une alerte ? Inversement, si les utilisateurs ne reçoivent pas de notifications, ils pourraient avoir le faux sentiment d’être protégés.

La version Android de l’application proposée à Singapour (dont s’inspire le modèle de StopCovid) pose des soucis sur la batterie et gêne l’emploi d’un appareil Bluetooth en simultané (un casque audio par exemple). La version iOS, quant à elle, ne fonctionne pas en tâche de fond. Il s’agit d’une limite imposée par Apple pour protéger la vie privée des utilisateurs. Les autorités françaises ont alors demandé à Apple d'assouplir la norme de confidentialité Bluetooth. Pour rappel, Apple et Google coopèrent pour proposer une application compatible entre appareils iOS et Android. Si Apple décide de ne pas donner suite à la requête des autorités francaise, il pourrait s’agir d’un tour de force pour imposer son application sur ses téléphones ou, à minima, de garder la main sur une partie du code de l’application. Dans ce cadre, il existe risque réel d’une collecte de données personnelles. Ainsi, même si toutes les garanties étaient mises en place pour assurer l’anonymisation et la protection des données, StopCovid serait exposée au dangers de se transformer en « StopCovid Analytica », une nouvelle version du scande Cambridge Analytica [siphonnage des données privées de dizaines de millions de comptes Facebook].

Comme le signale Edward Snowden, les mesures de surveillance high-tech contre le coronavirus pourraient devenir permanentes. De même, instaurer une telle application pourrait renforcer l’acceptabilité de la part des utilisateurs et, par la suite, servir de prétexte pour instaurer des systèmes généralisés de surveillance numérique. La crise exceptionnelle du Covid-19 pourrait amener les français à accepter des mesures qu’ils auraient repoussées il y a peu, par peur de l’épidémie. Par ailleurs, cette application pourrait être imposée pour continuer de travailler ou pour accéder à certains lieux publics et devenir ainsi un passe droit dans le déconfinement, comme semble y penser le grouvernement en Italie. Dans ce cadre, le "vonlontariat" sera remis en cause.

Mardi 28 avril, un débat sera organisé à l'assemblée*. Les membres de la majorité, comme Gille Le Gendre, chef de file de La République en marche, étaient à l'origine opposés au vote suivant le débat. Sous la pression des députés de l’oppositions, le gouvernement a indiqué que le débat prévu serait bien suivi d’un vote des députés. Cependant, le vote des parlementaires sera purement consultatif et non contraignant pour le gouvernement. Que se passera-t-il si les parlementaires sont contre ? Le gouvernement prendra-t-il le risque de ne pas en tenir compte ?

Tracker les populations sans smartphone

Le port du bracelet électronique est une solution qui a été choisi dans plusieurs pays pour lutter contre l'épidémie. Depuis plusieurs semaines, Hong Kong impose le port aux voyageurs venant de l'étranger pour contrôler le respect de la quarantaine sur le territoire.

De son côté, la Corée du Sud l'impose depuis peu à toutes les personnes qui violent les règles de confinement qui sortent sans prévenir et ne répondent pas aux appels.

En Russie, dans la région de Mourmansk, les personnes positives au Coronovirus peuvent au choix rester à l'hôpital ou rentrer chez elles, équipées d'un bracelet électronique permettant aux autorités de contrôler le respect de l’isolement.

A dix jours du déconfinement prévu, l'Italie envisage également de rendre le port d'un bracelet électronique obligatoire pour les personnes âgées, une population fragile et peu familière avec les technologies.

Au Liechtenstein, une expérience sur 2100 volontaires va être lancée en automne pour détecter en temps réel les nouvelles infections au Covid-19 à l'aide du bracelet d’Ava, mesurant la température de la peau, le pouls, la fréquence respiratoire, le débit sanguin et le rythme cardiaque pendant le sommeil. Il pourra détecter en temps réel si le porteur a contracté le virus. Le cas échéant, le malade sera rapidement placé en quarantaine.

En Belgique, le port d'Anvers teste le bracelet Romware Covid Radius, de la société Rombit. Il permet de faire respecter les distanciations en émetant une alerte quand 2 salariés sont trop proches. Il permet également de dresser la liste des contacts rapprochés d'une personne malade dans les 14 jours précédant son


En France, le gouvernement aurait reçu plusieurs propositions d'industriels intéressés pour mettre en service un bracelet pour les personnes ne possédant pas de smartphone.

Le numérique ne peut pas tout faire

L'application est toujours en cours de développement. Elle ne sera pas prête pour le débat des parlementaires et peut être même pas le 11 mai, jour du déconfinement. La sortir 1 semaine, 2 semaines, 1 mois après le début du déconfinement, aurait-il du sens ?

Dans le cadre de cette pandémie, plus de la moitié des décès est constatée chez les personnes agées. Proposer un outil auquel une grande partie de ces mêmes personnes fragiles n'ont pas accès, est-il vraiment indispensable ?

Si on ajoute aux personnes qui ne possèdent pas de smartphone les 20 % des parts de marché d'iOS sur les OS mobiles en France, le nombre de français privés de ce système commence à remettre en question l'efficacité de ce projet. Quelle solution sera proposée pour ces utilisateurs ? Les possésseurs d'iPhone seront-ils mis de côtés ou devront-ils confier leurs données à Apple ? L'application d'Apple sera-t-elle compatible avec StopCovid ou faudra-t-il télécharger l'application soeur de Google pour que les applications soient compatibles ? Au final, StopCovid ne sera-t-il pas délaissé au profit des applications proposées par les géants du numérique ?

Si, selon Emmanuel Macron, tester tout le monde "n'a pas de sens", les personnes reçevant des notifications pourront-elles être testées ? Si non, quel est l'intérêt d'installer cette application ? Par ailleurs, les soignants, qui sont en contact avec les malades, devront-ils télécharger l’application ? Et les policiers, caissières, et tous les travilleurs qui sont en contact avec beaucoup de monde ? Pour autant, être à proximité d’un malade ne signifie pas le devenir automatiquement. Quelle sera la réaction si un lycéen reçoit une notification comme quoi il aurait croisé une personne contaminée ? Il ne voudra sûrement pas retourner au lycée. De même, si plusieurs salariés d’un même magasin reçoivent une notification, le magasin devra-t-il fermer ? Sinon, pourront-ils exercer un droit de retrait ? Cette application apporte de nouvelle interrogations et de nombreuses incertitudes. Est-il judicieux dans cette crise inédite d’introduire un outil potentiellement anxiogène et d’augmenter la peur des citoyens ? A moins que ce soit le but recherché.

Nous savons que l’anonymisation des données n’est jamais garantie à 100%. Par ailleurs, les données les plus sécurisées sont celles qui n’existent pas. L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information recommande d'ailleurs "de désactiver les services qui sont potentiellement sources de menaces, comme  le Bluetooth". Si le Bluetooth est vunérable, est-il raisonnable de proposer à toute la population de l'activer en permanance ?

Faudra-t-il prochainement présenter l'application ou un bracelet, comme c'est le cas en Chine et peut-être bientôt en Italie, pour avoir la liberté de circuler ? Dans ce cadre le caractère facultatif de StopCovid serait plus que discutable. Comme le montre ce reportage d'arte, le modèle Chinois n'est peut être pas celui à suivre si on ne veut pas sombrer dans une société de surveillance. Si la CNIL a demandé ce vendredi qu'en cas de non-utilisation de l'application, l’accès aux tests, aux soins et aux transports en commun ne soient pas empêchés, c'est que le risque de dérives est réel.

Bref, il faudra peut être s'y faire : le numérique ne peut pas tout. Et si on continuait de faire confiance à la science ? De tester les cas, les suivre, les isoler. D'enquêter sur les relations, sans aide du numérique. Et si la médecine était la seule issue à une crise sanitaire ?

*Edit du 26 Avril : le débat et le vote de l'application StopCovid seront intégrés au débat et au vote global du déconfinement. Ainsi, la fracture préssentie au sein de la majorité et le refus de l'opposition ne seront plus un obstacle à la mise en place de l'application

Ressources :

www.huffingtonpost.fr/entry/contre-le-coronavirus-le-tracking-peut-il-vraiment-marcher-en-france_fr_5e97133ac5b65eae709d541b

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/epidemie-de-coronavirus-l-article-a-lire-pour-comprendre-les-enjeux-autour-de-l-application-stopcovid-developpee-par-la-france_3920795.html

https://www.developpez.com/actu/298241/-Les-mesures-de-surveillance-high-tech-contre-l-epidemie-de-Covid-19-survivront-au-virus-et-pourront-devenir-permanentes-previent-Snowden-a-propos-de-methodes-comme-le-tracage-de-smartphones/

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/05/coronavirus-le-risque-est-d-entrer-dans-une-nouvelle-ere-de-surveillance-numerique-invasive_6035640_4408996.html

https://www.lepoint.fr/societe/coronavirus-un-bracelet-electronique-pour-sortir-du-confinement-24-04-2020-2372770_23.php#xtor=RSS-221

https://www.liberation.fr/debats/2020/04/19/stopcovid-un-bracelet-electronique-pour-tous_1785727

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/25/stopcovid-est-un-projet-desastreux-pilote-par-des-apprentis-sorciers_6037721_3232.html

https://www.huffingtonpost.fr/entry/contre-le-coronavirus-le-tracking-peut-il-vraiment-marcher-en-france_fr_5e97133ac5b65eae709d541b

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/epidemie-de-coronavirus-l-article-a-lire-pour-comprendre-les-enjeux-autour-de-l-application-stopcovid-developpee-par-la-france_3920795.html

https://www.developpez.com/actu/298241/-Les-mesures-de-surveillance-high-tech-contre-l-epidemie-de-Covid-19-survivront-au-virus-et-pourront-devenir-permanentes-previent-Snowden-a-propos-de-methodes-comme-le-tracage-de-smartphones/

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/05/coronavirus-le-risque-est-d-entrer-dans-une-nouvelle-ere-de-surveillance-numerique-invasive_6035640_4408996.html

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/tribune-de-15-deputes-nous-avons-besoin-d-un-depistage-massif-pas-d-un-pistage-massif-20200408

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/25/stopcovid-est-un-projet-desastreux-pilote-par-des-apprentis-sorciers_6037721_3232.html

Ce texte est publié sous licence Creative Commons Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 3.0 Unported

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — International
Guerre d’Algérie : la parole aux héritiers
Elles et ils sont petits-fils et petites-filles d’indépendantiste, d’appelé, de harki, de pieds-noirs, de juifs d’Algérie, de militant à l’OAS. 
par Rachida El Azzouzi et Khedidja Zerouali
Journal — Économie
Chaos dans les aéroports : le symptôme d’une crise profonde
Alors que les salariés d’Aéroports de Paris entrent en grève, les délais et les annulations dans les aéroports devraient accompagner les voyageurs cet été. Une situation qui est le fruit des impasses d’un modèle dans lequel ce secteur s’est enfermé. 
par Romaric Godin
Journal
Paris rapatrie 16 mères ex-membres de l’État islamique et 35 mineurs détenus en Syrie
La France récupère 51 de ses ressortissants qui étaient détenus dans un camp du nord-est de la Syrie depuis la chute de Daech. Uniquement des femmes, anciennes membres du groupe terroriste et leurs enfants, dont sept orphelins.
par Céline Martelet, Hussam Hammoud et Noé Pignède
Journal — Violences sexuelles
Le youtubeur Léo Grasset est visé par une plainte pour harcèlement sexuel
La vidéaste Clothilde Chamussy, de la chaîne « Passé sauvage », accuse l’animateur de « DirtyBiology » de harcèlement sexuel. Il est mis en cause par sept autres femmes pour violences psychologiques, sexistes et sexuelles. Il « conteste totalement les accusations » relayées à son encontre.
par Sophie Boutboul et Lénaïg Bredoux

La sélection du Club

Billet de blog
RN-LREM : Après le flirt, bientôt un enfant ?
Rassemblement national et Marcheurs ! flirtent juste, pour l’instant. Mais bientôt, ils feront un enfant. Bientôt, le système y verra son issue de secours. Bientôt, se dessinera la fusion du projet « national-autoritaire » et « euro-libéral ». Comment y répondrons-nous ?
par Ruffin François
Billet de blog
par Fred Sochard
Billet de blog
Macron triomphe au Palais Garnier
Depuis sa réélection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est plongé dans une profonde mélancolie. La perte de majorité absolue à l’Assemblée nationale n’a rien arrangé. Au point qu’il est question d’un « homme en fuite ». Et s’il s’était réfugié, juste à côté, au Palais Garnier ?
par Paul Alliès
Billet de blog
Voilà comment Jupiter a foudroyé Jupiter !
Emmanuel Macron a sans doute retenu la leçon de Phèdre selon laquelle « Jupiter nous a chargé de deux besaces : l’une, remplie de nos fautes, qu’il a placée sur le dos ; l’autre contenant celles d’autrui, qu’il a pendue devant » : les siennes, il les a semées et les sème encore …
par paul report