Intervention au Conseil National du Parti Socialiste du 09/04/2016

Intervention au nom de la Motion C "Osons un nouveau pacte citoyen et républicain" au Conseil National du Parti Socialiste du 09/04/2016

 

CherEs Camarades

 

Permettez moi de citer le Président Obama en VO: « In the end, that's what this election is about. Do we participate in a politics of cynicism or a politics of hope? ».  « En définitive, qu’est-ce qu’’une élection ? Est-ce que c’est participer à une politique de cynisme ou à une politique d’espoir ? ».

 

C’est à cette question qu’il nous faut répondre.

 

La politique du cynisme c’est ce qu’on risque lors de la primaire, si elle ne sert qu’à satisfaire les égos des uns, les velléités politiciennes des autres, et les querelles partisanes de tous.

 

« Politics of hope », la politique de l’espoir !

 

C’est une des conditions déterminante de la réussite de la primaire de la gauche.

 

Proposer de l’espoir, pas de rêve. Proposer une perspective, une idée de la vie, un projet à long terme. C’est une chose compliquée dans une société de l’immédiateté mais, le rassemblement de tout un camp offre les conditions favorables à la naissance d’un projet ambitieux, qui rassemble et doit offrir aux citoyens une vision d’avenir.

 

Oui, il faut faire des primaires pour rassembler la gauche, le peuple de gauche. Depuis des semaines, des mois et des années, les partis politiques de gauche n’ont cessé de s’éloigner les uns des autres pour souvent devenir les pires ennemis !

 

Force est de constater qu’ils ne parviennent à s’unir que pour se partager les postes et qu’ils ne parviennent même plus à faire barrage au Front National au premier tour des scrutins électoraux.

 

Oui, il faut des primaires à gauche pour impulser une dynamique. Nous ne gagnerons plus une seule élection présidentielle sans l’adhésion massive du peuple de gauche.

 

Dans la crise politique que nous traversons, quoi de plus légitime pour une femme ou un homme politique que d’être désigné par ses propres concitoyens.

Il n’y a pas photo, entre le candidat choisit par une partie du peuple et le candidat désigné par quelques membres d’une organisation.

 

Pourquoi faire une primaire ? Pour gagner ! Ces primaires doivent nous qualifier pour le premier tour et nous mener vers la victoire au second.

 

Mais, attention chers camarades ! « Be-car-full » ! 

Les primaires ne peuvent être en aucun cas un tribunal où serait jugé François Hollande.

Cette primaire démocratique, d’où ressortira un candidat démocratiquement élu, devra compter le soutien des candidats démocratiquement éliminés.

 

Si tel n’était pas le cas, alors se serait l’élimination de la gauche du paysage politique et pas un an, ni deux ans, ni même le temps d’un mandat. Pour longtemps. Très longtemps.

 

Chers camarades les primaires pour les présidentielles ne sont qu’un début.

 

À nous d’inventer la suite !

 

Enfin, nos candidats aux autres élections doivent également être désignés lors de primaires ouvertes aux citoyens.

 

Ne ratons pas le coche cette fois-ci. Dès les législatives  de 2017. Soyons prêt !

Face à une droite trop sûr d’elle, désignons démocratiquement nos candidats, et quoi de plus démocratique que de proposer aux citoyens de gauche de choisir leur candidat.

 

A l’heure où les libertés et la démocratie sont menacées par une extrême-droite grandissante, les primaires sont un geste fort envoyé aux français.

Je conclurais donc mon intervention sur ces mots de François Mitterrand : « La liberté et la démocratie exigent un effort permanent. Impossible à qui les aimes de s’endormir »

 

Alors réveillons nous !

 

Merci ! Thank’s you !

 

 

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