Lettre à Benoît Hamon

Les réfugiés, les femmes, le victimes de violences policières. Un vote pour les lbertés.

Cher Benoît Hamon,

Je fais partie de la génération 68, révolution et droits des femmes. Plus vraiment une jeune fille ! Après 68, je n’ai cessé de me battre sur tous les fronts, les droits des femmes, la solidarité internationale et, plus récemment, le Rwanda et les réfugiés à Calais. C’est surtout la situation indigne dans laquelle ceux-ci ont été placés/et trahis qui m’a fait dire : « ah, non, plus jamais les socialistes. » J’ai eu « la haine » à l’égard de Hollande et de Cazeneuve. Mon choix était fait : plus jamais, ces traitres, ces inhumains. Vos paroles, et celles de vos ami-e-s - Christiane Taubira, Martine Aubry - m’ont  plutôt convaincue ou laisser entrevoir un espoir pour « la gauche », si tant est que ce mot signifie encore quelque chose. En tous cas « la gauche », ce ne sont pas les apparatchiks du PS qui la représentent, ceux-là même qui aujourd’hui vous condamnent ou qui depuis des mois ont choisi de voter Macron/Valls/Hollande. Alors, courage ! Ne restez pas prisonnier de l’appareil du PS ni des chantages. Regardez la réalité en face. Tous ces mouvements qui existent et se battent pour Théo, pour Adama Traoré, comme ils se sont battus pour Jacqueline Sauvage. Souvenez-vous que les femmes sont 52% de la population et qu’elles votent dans de nombreux pays pour la liberté. Elles sont majoritaires dans l’électorat. Respectez-nous. Vous y trouverez des forces. Je n’ai eu de cesse de publier sur Facebook ou Mediapart des messages appelant à la convergence de Jadot, Mélenchon et vous. Je reste convaincue que l’équation 15% + 14% vous ferait passer devant l’extrême-droite et la droite-extrême et redonner de l’espoir, du rêve, pour beaucoup. Alors, go ahead !  Sinon, ce sera l’histoire qui jugera et vous condamnera en cas de défaite assurée. Cordialement, FP

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