Idriss Déby au chevet des familles des soldats tchadiens tombés au Mali

Sous le leadership d’Idriss Déby, le Tchad joue un rôle clé dans une zone sahélienne soumise à de nombreux défis sécuritaires.

En s’imposant comme une force de stabilité, il endosse un rôle qu’aucun de ses voisins ne semble à même de tenir, et ce en dépit des propres difficultés économiques que connaît le Tchad.

Cet engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité du Sahel n’est pas dénué de coût. Le 20 janvier dernier, un vaste contingent de l’organisation terroriste Al-Qaeda au Maghreb islamique a attaqué la localité d’Aguelhok, au Nord Mali. Ses seuls défenseurs étaient un petit groupe de casques bleus tchadiens, qui ont résisté farouchement aux terroristes, sans pouvoir inverser le cours de la bataille face à un adversaire très supérieur en nombre. Dix soldats tchadiens ont perdu la vie dans ces combats.

Le 28 janvier, les dix cercueils sont arrivés au cimetière militaire de Farcha à proximité de N’Djaména, où ils ont été inhumés. Idriss Déby a présidé la cérémonie, à l’issue de laquelle il a passé un moment avec les familles des jeunes casques bleus tombés au Mali. Le président tchadien n’a pas délégué la lourde tâche de faire face à la douleur des proches, souhaitant leur manifester toute la reconnaissance du Tchad envers leur sacrifice.

Signe de l’importance des casques bleus tchadiens dans la stabilisation du Mali, le secrétaire-général adjoint aux Opérations de paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, était présent aux côtés d’Idriss Déby. Il a livré un vibrant hommage aux soldats tchadiens tombés sous le drapeau de l’ONU : « L’attaque du 20 janvier dernier est, à ce jour, la plus meurtrière, mais elle restera avant tout dans les mémoires en raison de l’héroïsme de ces soldats de la paix qui, alors qu’ils venaient d’arriver, il y a moins d’une semaine, ont tenu tête à 150 éléments extrémistes jusqu’à ce qu’ils prennent le dessus et les pourchassent hors de la localité d’Aguelhok». Une fois de plus, les soldats tchadiens n’ont pas démenti la combativité légendaire dont ils sont souvent crédités. Le ministre malien de la défense, également présent, a décoré les dix militaires à titre posthume.

Cette tragédie rappelle l’engagement constant d’Idriss Déby en faveur de la sécurité et de la stabilité du Sahel. A l’heure où les menaces du terrorisme restent vives dans la région, la solidité de cet engagement, en dépit de son coût pour le Tchad, mérite d’être largement saluée.

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