Idriss Déby favorise la concertation avec ses opposants, même les plus critiques.

Au plus fort de la crise économique qui a frappé le Tchad, quelques acteurs politiques ont tenté de capitaliser sur les difficultés rencontrées au quotidien par les Tchadiens pour créer un climat de contestation politique.

Tous les prétextes étaient bons pour rejeter l’ensemble des maux du Tchad sur le gouvernement, en dépit du bon sens, et surtout des mesures concrètes prises par Idriss Déby pour sortir au plus vite de la crise.

Face à cet état de fait, le chef de l’Etat tchadien a essentiellement maintenu le cap qui était le sien : préserver au maximum les lourds investissements consentis dans le développement, les infrastructures, et l’industrie. Ce qu’il a fait, au prix d’une politique d’austérité nécessaire qui, là encore, a été l’objet de récupérations politiques.

Mais tous les opposants n’ont pas nécessairement suivi ce chemin-là. Nadjo Kaïna, fondateur du mouvement Iyina a lui aussi démarré ses activités politiques dans la même direction que les autres : une critique systématique de l’action du gouvernement. Mais la nature de son combat l’a rapidement distingué des vieux routiers de l’opposition tchadienne. Son mot d’ordre principal : faire entrer les jeunes Tchadiens dans la vie politique de leur pays. En cela, il n’aura pas fallu longtemps pour que ses revendications rejoignent… la politique d’Idriss Déby.

Hinda Déby Itno Hinda Déby Itno

La jeunesse fait en effet partie des priorités d’Idriss Déby. Le chef de l’Etat tchadien a régulièrement démontré son attachement à ce que la nouvelle génération prenne toute sa place au Tchad, dans la société civile, en matière d’économie, et bien entendu en politique également. Cette convergence de vues a abouti le 22 octobre à l’entrevue de Nadjo Kaïna avec la première Dame Hinda Déby Itno. Celui-ci a sollicité l’épouse d’Idriss Déby afin de pouvoir échanger avec elle sur sa vision de la jeunesse tchadienne et les priorités d’action auprès de cette partie de la population. Spécifiquement, Nadjo Kaïna a fait part à la première Dame de son inquiétude concernant le repli identitaire qu’il constate chez une partie de la jeunesse. Là encore, cela rejoint une préoccupation constante d’Idriss Déby, qui ne ménage aucun effort pour préserver la concorde nationale.

Au sortir de son entretien avec la première Dame, Nadjo Kaïna a déclaré en forme de bilan : « Nous sommes satisfaits. Nous sommes écoutés». Le jeune militant aura ainsi découvert les vertus d’un dialogue constructif, qui mène généralement plus loin que l’opposition systématique, et qu’Idriss Déby n’a de cesse de promouvoir.

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