Mexique : Ayotzinapa, la partie émergée de l’iceberg

Paris, le 30 novembre 2014 (actualisation au 8 janvier 2015)

 

 

Le Mexique est dans la rue, il est en colère et il exige la démission de son gouvernement. La raison ? Ce pays vit une crise humanitaire majeure depuis 2006. Le probable massacre de quarante-six étudiants il y a trois mois a réveillé les consciences et a fait sortir dans la rue des centaines de milliers de personnes. L’affaire d’Ayotzinapa a déclenché la plus grosse crise politique et sociale de ces dernières années. Face à cette contestation sociale grandissante il semble pertinent de revenir sur cette affaire d’Ayotzinapa et de tenter d’expliquer en quoi elle est représentative des violations systématiques des droits de l’Homme au Mexique.

 

Pendant la nuit du 26 au 27 septembre 2014, à Iguala dans l’État du Guerrero (l’État fédéré actuellement considéré comme le plus violent de la République Fédérale mexicaine), quarante-trois étudiants ont été kidnappés et six personnes ont été assassinées (dont trois étudiants). Cette opération macabre a été réalisée conjointement par des forces de polices locales et un groupe criminel (Guerreros Unidos) sur ordre du maire de la ville, José Luis Abarca. Celle-ci a été menée en deux temps, une première fusillade a été lancée aux alentours de 21h le 26 septembre alors que les étudiants se trouvaient dans des bus. Les policiers municipaux ont alors arrêté une vingtaine d’étudiants et sont repartis. Quelques heures plus tard, alors que les étudiants restants s’étaient regroupés, des personnes en civils munies d’armes lourdes sont arrivées et ont fait feu sur eux. Le groupe de normalistas s’est alors dispersé, le matin ils se sont rendu compte que quarante-trois d’entre eux manquaient à l’appel. Plusieurs étudiants ont été tués par balle cette nuit-là.  Le corps sans vie d’un étudiant, Julio César Fuentes Mondragón, a été retrouvé et présentait des traces de tortures, la peau de son visage et ses yeux ayant été retirés[1].

 

Ces étudiants poursuivaient leurs études dans l’école Normale « Raúl Isidro Burgos » de la municipalité d’Ayotzinapa (à quelques kilomètres d'Iguala). Ces écoles normales fondées au lendemain de la révolution mexicaine du début du 20ème siècle forment des jeunes issus de milieux populaires au métier d’enseignant. Une forte tradition de contestation sociale est présente dans ses écoles. Le pouvoir en place envisageait d’ailleurs de les fermer avant les faits. Lorsque les étudiants d’Ayotzinapa ont subi l’attaque ils rentraient chez eux. Ils avaient passé la journée à récolter des fonds pour pouvoir financer le trajet jusqu’à Mexico dans le but de participer à la commémoration du Massacre de Tlatelolco du 2 octobre 1968. Commémoration qui vise justement à ne pas oublier ces centaines d’étudiants qui ont été massacrés, en plein jour, sur ordre du pouvoir alors en place (ndlr : Parti Révolutionnaire Institutionnel [PRI], de retour au pouvoir en 2012) dans le but de faire taire la contestation sociale.

 

Ce qu’il s’est passé avec les normalistas d’Ayotzinapa rappelle les faits qui se sont déroulés il y a une cinquantaine d’années sur la place des Trois Cultures dans le quartier de Tlatelolco à Mexico. Le contexte est certes très différent mais les évènements qui se sont produits à Iguala ne représentent pas un fait isolé. Cet événement tragique  révèle  l'échec des institutions mexicaines en matière de sécurité publique et de lutte contre la corruption. Ces quarante-trois jeunes disparus ont été l’étincelle, celle qui fait sortir dans la rue des centaines de milliers de personnes partout dans le pays, et ce depuis deux mois maintenant.

 

La première déclaration publique du Président mexicain, Enrique Peña Nieto, vis-à-vis d’Ayotzinapa a eu lieu plus d’une semaine après les faits, le 6 octobre 2014. Le Procureur Général de la République mexicaine, Jesús Murillo Karam, a également été critiqué quant à l’incapacité des pouvoirs publics pour retrouver les étudiants et sur la façon de mener cette enquête de manière générale. Suite à ce drame de nombreux responsables politiques ont été éclaboussés par les liens qu’ils entretiennent avec le narcotrafic ; le parti au pouvoir (PRI, centre-droite) mais également le parti de gauche (Parti Révolutionnaire Démocratique, PRD) ont notamment été concernés[2]. La grave crise politique qui a été initiée s’est amplifiée par les révélations de ces dernières semaines concernant de probables conflits d’intérêts et des délits de corruption au plus haut niveau de l’État[3]. Le couple présidentiel est accusé de détenir une villa (d’une valeur de plus de 7 millions de dollars américains) construite par un groupe industriel (Grupo Higa) avec lequel Peña Nieto semble avoir des liens particulièrement encombrants. C’est ce même groupe qui avait été choisi par l’État pour participer au consortium en charge de la construction d’une ligne de train à grande vitesse. C’est encore ce groupe qui a réalisé de nombreux ouvrages dans l’État fédéré que gouvernait Enrique Peña Nieto avant qu’il soit élu à la présidence. Ces forts soupçons de corruption à la tête même de l’exécutif  ne font que renforcer la colère de la société civile mexicaine. Rappelons qu’alors que le Mexique est au 21ème rang des pays avec le plus grand nombre de millionnaires, ce pays compte plus de 53 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, dont 11.5 millions en situation d’extrême pauvreté[4].

 

Les yeux de la communauté internationale se sont posés sur le Mexique, les mouvements sociaux prennent de l’ampleur. Les manifestations exigent le départ de Peña Nieto et leur objectif de base est la presentación con vida des quarante-trois disparus. Ces actions collectives témoignent d’un profond rejet de la situation actuelle. Elles ont la particularité de rassembler une partie importante de la population. Dépassant les clivages sociaux, une large partie de la société civile a rejoint la contestation : les classes populaires, classes moyennes et classes supérieures expriment d’une seule voix l’indignation générale. La société civile veut la fin de la corruption, de l’impunité, de cette violence endémique et de la criminalisation des mouvements sociaux.

 

Concernant cette criminalisation des mouvements sociaux, les manifestations pour Ayotzinapa ne dérogent pas à la règle. La manifestation pacifique du 20 novembre 2014 qui a eu lieu sur la place du Zócaloen plein centre de Mexico a été l'un des plus important rassemblement de ces deux derniers mois. Lors de ce regroupement étaient présents les parents des étudiants disparus et une statue à l’effigie d’Enrique Peña Nieto a été brûlée face au Palais National. Bien qu’étant un regroupement totalement pacifique, la police fédérale a procédé à l’évacuation des lieux en faisant un usage disproportionné de la force[5]. Des affrontements avec des « anarchistes » ont justifiés la charge des forces de police. Il est utile de préciser que la présence d’éléments infiltrés de la police dans les  manifestations est souvent dénoncée. Provoquant l’affrontement avec les forces anti-émeutes, de telles infiltrations visent à justifier la répression. Cette infiltration est ici fortement probable bien que démentie par les autorités officielles. Lors du délogement du Zócalo par la force, la police fédérale a procédé à l’arrestation arbitraire de onze personnes. Ces dernières ont subi des actes humiliants, dégradants, ils ont fait l’objet de mauvais traitements et d’actes de torture de la part des forces de police. Accusés de tentative de meurtres et de terrorisme, ces onze personnes ont été transférées dans des centres pénitentiaires de sécurité maximale. Parmi eux se trouvent plusieurs étudiants et un universitaire chilien dont la détention a créé un incident diplomatique entre les autorités officielles des deux pays[6]. La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ainsi que nombre d’ONG de défense des droits de l’Homme ont critiqués le fait que ces arrestations présentent un caractère totalement arbitraire et ont également dénoncé les pratiques policières, d’une grande violence[7]. La pression de la rue a finalement réussi à obtenir leurs libérations le le 29 novembre ainsi que la reconnaissance de leur innocence. Les arrestations en marge des manifestations sont courantes au Mexique et la fabrication de fausses preuves mène en prison de nombreuses personnes pour avoir revendiquer leurs droits en manifestant.

 

            En règle générale le système judiciaire et carcéral au Mexique est une machine à enfermer des innocents. La corruption policière rend quotidienne la manipulation et fabrication de preuves. Les peines pénales sont également très lourdes, pour citer quelques chiffres, en 2013, 87% des détenus mexicains l’étaient pour le délit de vol. La moitié d’entre eux pour des vols de moins de 100 pesos mexicain (un peu moins de 6€)[8]. Un autre problème du système judiciaire mexicain est le renversement de la charge de la preuve lors des procès, annihilant le principe de présomption d’innocence. Dans les procès au Mexique une personne présentée au procureur est présumée coupable. En effet il est infiniment plus dur de prouver que l’on n’est pas coupable, qu’au procureur de prouver la culpabilité de la personne. D’autant plus quand la pratique de manipulation de preuves par les officiers de police est courante. Le système carcéral mexicain est dans un état préoccupant. Totalement délaissées par les pouvoirs publics, les prisons sont surchargées : entre 1990 et 2013 la population carcérale a quadruplée alors que le nombre de centres pénitentiaires ouverts a diminué[9]. On constate donc une surpopulation alarmante alors que l’on considère que 98,5% des crimes et délits demeurent impunis[10].

 

L’impunité est également un des motifs de la colère des manifestants. L’INEGI  (Institut National de Statistiques mexicain) a estimé, en juillet 2013, que depuis 2006 et le lancement de la narco-guerre par l’ancien Président Felipe Calderón à l’encontre des cartels de la drogue, que plus de 121 683 personnes avaient perdues la vie suite à des morts violentes reliées à la guerre contre le narcotrafic[11]. Cette stratégie offensive à l’encontre des cartels de la drogue a rompu un contrat tacite de coexistence qui prévalait entre les pouvoirs publics et les réseaux de trafiquants. Depuis 2006, les cartels ont implosés, se sont démultipliés et les combats qui font rage à la fois entre les cartels et l’armée ainsi qu’entre les cartels eux-mêmes prennent au piège la population civile. Des études considèrent qu’une partie importante des localités sont infiltrés par le crime organisé. Ces mafias prélèvent des taxes (bien souvent avec l’assentiment ou la complicité des autorités locales), dominent l’économie locale et appliquent une politique de la terreur pour garder le silence de la population. Le pays entier est gangrené par le narcotrafic et les disparitions de personnes, et les assassinats sont communs. Quotidiennement des corps démembrés, décapités ou brûlés sont retrouvés dans des mises en scènes macabres.

 

Des disparitions et massacres de masse comme celui d’Ayotzinapa ne sont donc pas des faits isolés mais bien systématiques. Le Ministre de l’Intérieur mexicain, Miguel Ángel Osorio Chong, a reconnu en juin 2014 qu’il y avait plus de 16 000 personnes disparues au Mexique[12]. En 2011, à Allende dans l’État de Coahuila, environ trois-cent personnes ont disparu en pleine journée, enlevées et probablement massacrées par le cartel des Zetas[13]. Plus récemment une affaire qui a fait scandale est le massacre de Tlatlaya. Dans cette localité de l’État de Mexico, le 30 juin 2014, vingt-deux personnes (dont plusieurs mineurs) ont été assassinés par des membres de l’armée mexicaine dans des circonstances plus que douteuses[14].

 

Il est prouvé que les cartels dirigent des zones entières du pays et réduisent en esclavage des communautés indigènes qui travaillent pour eux. Il a été reporté l’existence de « camps de concentration », au sein desquels les cartels (bien souvent en association avec des policiers) détiennent de force des personnes pour les faire travailler à leur profit. Ces personnes sont souvent forcées de transgresser la loi, devenant des tueurs à gages (sicarios) pour le compte des cartels, ils sont constamment sous la menace de mort. Dans ces lieux terribles les femmes sont réduites à de simples objets sexuels. Les cartels trouvent auprès de l’importante population migrante en provenance des pays d’Amérique Centrale une réserve de personnes à subtiliser et utiliser[15]. Ces indocumentados[16] (les migrants brûlent généralement leurs papiers avant de pénétrer sur le territoire mexicain) subissent la violence au Mexique de plein fouet. Des milliers de personnes, vieillards, hommes, femmes et enfants meurent dans leur périple vers les Etats Unis, sans papiers donc sans identités. Cette situation dramatique est totalement ignorée de l’État mexicain, qui applique une politique migratoire très sévère à sa frontière sud. Il ne se trouve que de rares associations pour venir en aide aux migrants. Les cartels ont ainsi carte blanche pour piller, violer et tuer ces personnes qui voyagent sur la Bestia (ce train de marchandises qui traverse le Mexique du Sud au Nord).

 

Pour toutes les raisons évoquées précédemment nous pouvons considérer que le Mexique traverse actuellement une grave crise humanitaire. En matière de droits de l'homme le Mexique est dans une situation très préoccupante. Prise entre d’un côté les exactions commises par les narcotrafiquants et de l’autre les graves atteintes aux libertés fondamentales commises par les représentants de la force publique, la société mexicaine est asphyxiée. C’est devant tant d’injustices qu'elle a pris le contrôle de la rue depuis deux mois et qu’elle espère pouvoir changer les choses. La contestation sociale est en train de s'organiser et il va désormais falloir scruter les réponses apportées par le gouvernement. Les annonces faites le 27 novembre 2014 par Enrique Peña Nieto semblent être totalement insuffisantes pour mettre fin aux violations systématiques des droits de l’Homme. Ce dernier a notamment prévu la suppression des polices municipales et la création d’une nouvelle corporation armée régionale. Il est également à craindre une intervention de l’armée pour réprimer les manifestations. Le 20 novembre 2014, le Ministre de la Défense mexicain, Salvador Cienfuegos Zepeda, a laissé entendre la possibilité d’une telle opération.

 

En tant qu'étudiant et citoyen français, membre de l’Association universitaire de défense des droits de l’Homme de la Sorbonne (ADHS) et collaborateur de la Ligue Mexicaine pour la Défense des Droits de l’Homme (LIMEDDH A.C.) je me joins à l’appel lancé par la FIDH et la LDH à l’attention du gouvernement français[17].  Celui-ci doit user de sa pression dans ses relations diplomatiques avec le Mexique pour faire avancer le respect des droits de l’Homme dans ce pays. Pour clore cet article rappelons que lors d’une rencontre des diplomaties franco-mexicaines en avril 2014, François Hollande a remis la grande croix de la Légion d’Honneur au président mexicain[18]. Un gros contrat aéronautique de vente d’hélicoptères de combat au Mexique a été conclu entre nos deux pays lors de cette rencontre. La vente d’arsenal militaire a certainement eu un poids plus important dans la prise de décision (de remettre cette haute décoration) que la volonté de Peña Nieto de faire respecter les droits de l’Homme dans son pays.

 

Florian HERVE

 


[1] Communiqué de presse de l’OMCT sur Ayotzinapa (30 novembre 2014, en espagnol) : http://www.omct.org/fr/urgent-campaigns/urgent-interventions/mexico/2014/09/d22842/

[2] « Étudiants disparus au Mexique : un leader historique de la gauche démissionne de son parti » (Le Monde, 26 novembre 2014) : http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/26/etudiants-disparus-au-mexique-le-leader-historique-de-la-gauche-demissionne-de-son-parti_4529314_3222.html

[3] « Reportage sur la « Maison Blanche » d’Enrique Peña Nieto » (Aristegui Noticias, 7 novembre 2014, en espagnol) http://aristeguinoticias.com/0911/mexico/la-casa-blanca-de-enrique-pena-nieto/

[4] « Au Mexique il y a plus de 53 millions de personnes en situation de pauvreté et 27 millionnaires » (Zócalo Saltillo, 2 octobre 2014, en espagnol) : http://www.zocalo.com.mx/seccion/articulo/en-mexico-hay-mas-de-53-millones-de-personas-en-pobreza-y-27-millonarios-14

[5] « Ils leurs disaient ‘ne me frappez pas, nous nous en allons’ ; multiples agressions policières à Mexico » (Aristegui Noticias, 21 novembre 2014, en espagnol) : http://aristeguinoticias.com/2111/mexico/les-decia-no-me-peguen-ya-nos-vamos-multiples-agresiones-policiacas-en-df/

[6] « Qui est Laurence Maxwell, le détenu au Mexique qui inquiète le Chili » (Animal Politico, 27 novembre 2014, en espagnol) : http://www.animalpolitico.com/2014/11/quien-es-laurence-maxwell-el-detenido-en-mexico-que-preocupa-chile/

[7] « Les preuves du Procureur Général de la République à l’encontre des détenus du 20 novembre » (Animal Politico, 26 novembre 2014, en espagnol) : http://www.animalpolitico.com/2014/11/las-pruebas-de-la-pgr-contra-los-detenidos-del-20novmx/

[8] Conférence « Perspectives de la réinsertion sociale et de la privatisation du système carcéral », 11 septembre 2013, INACIPE, Mexico D.F.

[9] Ibíd.

[10] “Affaires emblématiques de l’impunité” (Sin Embargo, 23 novembre 2013, en espagnol) : http://www.sinembargo.mx/23-11-2013/823107

[11] “Plus de 121 mille morts : le bilan de la narco-guerre de Calderón » (Proceso, 30 juin 2013, en espagnol) : http://www.proceso.com.mx/?p=348816

[12] “Il y a plus de 16 000 disparus, assure le Ministère de l’Intérieur” (Animal Politico, 17 juin 2014, en espagnol) : http://www.animalpolitico.com/2014/06/16-mil-desaparecidos-en-mexico-asegura-segob/

[13] “Silence, ici on tue” (El País, 5 juillet 2014, en espagnol) : http://internacional.elpais.com/internacional/2014/07/05/actualidad/1404594964_269006.html

[14] « Que s’est-il passé à Tlatlaya, minute après minute, selon la CNDH » (Animal Politico, 22 octobre 2014, en espagnol) : http://www.animalpolitico.com/2014/10/la-matanza-del-ejercito-en-tlatlaya-segun-la-cndh/

[15] “Esclaves du narcotrafic : les migrants, les détenus ‘de la maison’ ” (Animal Politico, 31 octobre 2012, en espagnol) : http://www.animalpolitico.com/2012/10/esclavos-del-narco-migrantes-la-presa-de-caza/

[16] “S’ils m’expulsent, je réessayerai » (El País, 27 juin 2014, en espagnol) : http://internacional.elpais.com/internacional/2014/06/27/actualidad/1403887718_350283.html

[17] Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme et de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (18 novembre 2014) : http://www.ldh-france.org/violences-au-mexique-ldh-fidh-interpellent-gouvernement-francais/

[18] “Le soutien aveugle de la France au président mexicain » (Libération, 16 octobre 2014) : http://www.liberation.fr/monde/2014/10/16/le-soutien-aveugle-de-la-france-au-president-mexicain_1123300

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