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Billet de blog 13 septembre 2012

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Pour un éclaircissement idéologique.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

JC Pottier, qui "ne discute pas avec les libertaires", continue, et c'est son droit le plus stricte, sa croisade contre de pseudo-atlantistes qui n'existent que dans son imaginaire nous concernant. En effet , voilà ce qu'il met dans son dernier article intitulé : "situation mondiale, sociale et combat de classe", je cite:

"Il en va de même pour les guerres en cours, en particulier en Syrie. On met l'accent sur la "révolution" romantique pour masquer la dimension non seulement internationale mais aussi et surtout impérialiste de cette guerre. Pour qui suit assidument le forum il aura remarqué que la dimension impérialiste de la crise syrienne est purement et simplement niée. Les Magniez, les Giulietta, les Paultre ou autres JJMU s'échinent à faire en sorte de présenter la crise syrienne comme une révolution et à en masquer la dimension internationale impérialiste.

Les UPAC achèvent le travail en proclamant que la référence à l'impérialisme est un renvoi dépassé à l'ancien conflit est-ouest et que la crise syrienne n'est pas une guerre impérialiste mais une guerre civile. Là encore, il s'agit de discréditer les marxistes-léninistes qui auraient un regard dépassé, stalinien, nationaliste, proche du fascisme.

Qu'il s'agisse de la question sociale, des droits des travailleurs ou des guerres en cours, il convient de discréditer l'analyse marxiste-léniniste de classe pour imposer celle d'une démocratie continue, tant en Europe que dans le monde. Au fond, une intervention étrangère en Syrie serait une opération, non pas impérialiste, mais solidaire, démocratique et humanitaire.

Tous ces gens-là, qu'ils en soient conscients ou non, sont les porte-parole de l'idéologie atlantiste et sont éminemment dangereux."

  Concernant l'UPAC, il n'en est rien car comme nous avons déjà dit dans un de nos articles : "Par ailleurs et pour être clair, l'UPAC, a contrario, ne dédouane nullement l'impérialisme étasunien, le néo-colonialisme européen ou l'ultra nationalisme israelien. Puisque l'UPAC défends les seuls intérêts du peuple américain, des peuples européens et  du peuple israelien, elle condamne donc l'attitude impérialiste des tenants du pouvoir politique et économique de ces pays ou conglomérat d'états." Si ça c'est de l'atlantisme....

  Aussi pour être totalement clair et montré que JC Pottier se trompe et reste dans sa posture victimaire du Marxisme-Léninisme pour se donner bonne conscience, voici ce que nous écrivions le 12 août 2011 à propos des printemps arabes : "Révolte populaire ou Révolution prolétaire ?

    Des deux côtés de la méditerranée, l'un du côté européen  (Grèce, Espagne) et l'autre du côté des pays arabes (Tunisie, Egypte, Maroc), il y eut l'émergence d'un fort printemps de contestation. Mais cette contestation fut-elle et est-elle encore soit sociale,soit politique,soit économique ou les 3 en même temps ?

    Aujourd'hui la Libye est aussi en pleine guerre civile ainsi que la Syrie.

    On peut alors légitimement  se demander ce que tous ces soulèvements des peuples ont à la fois en commun et de différent.

    Tout d'abord, ce qu'ils ont en commun est la prise de conscience collective de la possibilité d'abattre des murs idéologiques et réels. Idéologiques, car il est depuis trop longtemps dans les esprits des populations qu'"on ne peut rien faire" et que "c'est comme ça". Ici, tous les peuples, à des degrés différents, ont montré à eux-mêmes et démontrés à d'autres que c'était possible. Reéls, car il a fallu faire face à une répression policière et /ou militaire violente pour certains cas et meutrière pour d'autres.

     Cependant, au delà de cela, qu'ont en commun un "indigné" espagnol, un révolté tunisien et un rebelle libyen ?

     Sont-ils tous pour une révolution ? Souhaitent-ils tous un changement de système politique, économique et social ? C'est à dire systèmique. Parce qu'un changement de système sociétal qui ouvre la voie véritable de la révolution doit englober ces 3 paramètres : Social, politique, économique. Puisqu'il ne suffit pas de "couper la tête" à un dictateur pour avoir fait la révolution ou pour la faire.

    Or, Les cas européen, maghrébin et libyen sont symptomatiques de l'imposture révolutionnaire que, principalement, les médias et les politiques occidentales nous servent.

     Concernant l'Espagne et la Grèce, il n'y a aucun projet politique et économique. Les "indignés" veulent simplement leur "part du gâteau", c'est à dire travailler et vivre de leur salaire et ceci quelque soit l'environnement politique ou économique. Et ce n'est pas l' air un peu "libertaire" du mouvement espagnol, dans le sens qu'il agit hors du contrôle syndical ou politique, qui peut faire penser qu'il y ait une volonté profonde d'une nouvelle étape fondamentale. En Grèce, qui est sous le joug du FMI et du carcan financier européen, la seule différence est l'implication des syndicats (grève générale à répétition), mais cela ne change rien au fait que franchir le pas d'une révolution est un pas qui est un pas encore trop grand à faire. On peut aussi y ajouter actuellement les "indignés" d'Israel qui sont du même accabit.

     Concernant le Maghreb et l'Egypte, le soulèvement de ces peuples avait bien commencé dans le sens qu'il y eut un côté volontaire très marqué du fait du climat dictatorial mortifère qui règnait dans ces pays. Du coup, il ne suffisait pas de grand chose pour embraser les rues. Oui mais, cette illusion révolutionnaire s'est vite envolée parce que sous couvert d'une fausse croisade anti-islamique,  l'impérialisme occidental est aux aguets. Et alors même que pendant des années les occidentaux ont fermé les yeux sur Ben Ali, Moubarak et consorts car ceux-ci se réclamaient constituer les seuls remparts contre l'islamisme fanatique, et alors qu'ils ont tous crié de concert à l'imposture lors de leurs renversements, les états occidentaux utilisent ou vont utiliser le même argument ou tout du moins effectuer l'ingérence nécessaire pour que le système impérialiste c'est à dire le capitalisme néo-colonial se pérénise dans ces pays.

      Enfin, concernant la libye, il est à se demander si ce mouvement de guerre civile, qui est légitime sur le fond, n'est pas guidé en sous-main par le désir occidental de s'octroyer via le peuple libyen des ressources énergétiques et une place géo-stratégique. Mais ceci n'est qu'une hypothèse bien farfelue évidemment !..(cf : Guerre d'Irak).

      Aussi, nous le voyons bien, certains ne réclament que de pouvoir profiter de leur part du système, d'autres encore attendent toujours des réformes, et enfin quelques uns se demandent bien ce qui se passe et où ils vont réellement.

      Et ce n'est pas les pantomines de justice où l'on passe à la moulinette judiciaire des vieux dictateurs soudainement grabataires ni les bons mots des dirigeants européens et américains qui, tel Sarkozy, évoquent la croisade des démocraties contre des tyrans barbares qui vont effacer des décennies de complicité et de duplicité des peuples  et qui vont instaurer un vrai souffle de liberté dans ces territoires.

      En conclusion, nous ajouterons que tout ceci se tient aussi dans une différence conceptuelle importante : celle de la différence entre populaire et prolétaire. Parce que dans le mot populaire, tout peut y entrer.La notion de populaire est une notion vague, parfois démagogique et souvent dévastatrice pour les peuples car utilisée par les tenants du pouvoir pour donner, par exemple, l'illusion de la démocratie et de la liberté.

La notion de prolétaire,elle, est  la seule voie idéologique qui ouvre une réelle perspective de changement par la prise de conscience particulière qui est celle de la conscience de classe. Puisqu' elle est la seule qui protège de la manipulation des foules par les pouvoirs en place, puisqu'elle est la seule qui rejette toute récupération financière par les puissants, et qu'elle est la seule qui permet le réveil et l'avènement des classes exploitées. 

       Alors ? Révolte populaire ou Révolution prolétaire ? L'UPAC a son avis sur la question et concernant ces peuples contestataires dans leur ensemble, ce n'est malheureusement pas la seconde solution qu'ils ont empruntés. "

             Tout ça pour dire que JC Pottier fait erreur et que pour nous que ce soit les impérialistes étasuniens ou les dictateurs arabes , nous les mettons tous dans le même panier. Notre seule occupation: la défense des peuples qui sont pris en éteau par toute cette clique d'individus dangereux.

       Est-ce assez clair maintenant ?!

   Sébastien pour l'UPAC.

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