Souvenons-nous ! Le 30 novembre 1789 fut adopté, par la jeune Assemblée nationale, le Décret stipulant que la Corse fait partie intégrante de « l’empire français ».
S’appuyant sur les vœux pressants notamment de la commune de Bastia et des habitants d’Ajaccio, Christophe Saliceti* – originaire du Rostino et élu député du Tiers Etat de l’île lors des états généraux réunis au printemps précédent – prit l’initiative, sur les bancs de l’Assemblée où il siégeait aux côtés de Mirabeau, d’en formuler la demande en ces termes : « Je demande que soit rendu sur le champ un décret par lequel il sera déclaré que la Corse fait partie de l’Empire français et que ses habitants doivent être régis par la même Constitution que les autres Français… ».
Dès que les insulaires en eurent pris connaissance, l’adoption du projet entraina en Corse un courant général de liesse, de fêtes, de manifestations populaires et fut même clébrée par un Te Deum à la Cathédrale Sainte Marie à Bastia..
Le Décret du 30 novembre 1789 a « officialisé » le début de la Corse française. Il faut y voir une des toutes premières formes d’expression du droit des peuples à disposer d’eux mêmes. La Corse par la voix de ses représentants donnait ainsi l’exemple du libre choix d’appartenance à « la Grande Nation » (pour reprendre une expression chère à Napoléon) qu’est notre Pays.
*Christophe Saliceti, acteur de notre histoire, de dimension nationale et même internationale, apôtre de la Révolution en Italie, mentor de Napoléon Bonaparte le temps de l’ascension de celui-ci, passé à son service au lendemain de 18 Brumaire, finit tragiquement sa longue carrière comme ministre de la police du royaume de Naples sous le roi Joseph et jusqu’en 1809 au temps de Murat.
France-Corse
Pour consulter tous nos textes et faire connaitre votre point de vue : www.france-corse.fr
Pour nous écrire : redaction@france-corse.fr