Ecologie sociale : Contre la régression sociale, mobilisation générale !

Contre la régression sociale, mobilisation générale !

 

La rentrée 2017 a un goût de souffre. Les contre réformes portées par le macronisme sont le socle fondateur d’un coup d’Etat social qui ne dit pas son nom. Après le Code du travail, viendront les «  transformations » , nouveau nom donné aux agressions libérales, de la sécurité sociale, du budget, des retraites, de l’assurance chômage. Le gouvernement des riches a décidé de porter un coup fatal au mouvement populaire en le tétanisant par une défaite par KO dés le mois de septembre. C’est pourquoi la riposte tant syndicale, associative que politique à l’Assemblée et dans la rue a une signification qui va au delà de la simple réussite ou échec des manifestations. Au nom de l’adaptation de la société française à la mondialisation, on est en train d’instaurer un nouveau régime où une oligarchie constituée par la haute technocratie, la haute finance et le grand patronat fixera sans partage les nouvelles normes sociales. On ne peut dire que cela ne nous concerne pas comme écologistes. Car tout est lié. Qui protègera les salariés et les riverains de la montée des nuisances environnementales comme par exemple les produits chimiques toxiques si disparaissent les CHSCT, qui étaient de fait des contre pouvoirs sur les questions liées à la santé environnementale dans les entreprises. Le renforcement du productivisme au nom de la compétitivité de la France aura des répercussions sur les luttes écologistes comme par exemple celle que mènent les collectifs contre les mines en Creuse, dans les Pyrénées ou en Bretagne comme celles menées contre l’agriculture intensive et ses excès. De ce point de vue le silence assourdissant de Nicolas Hulot montre que que le choix entre le capitalisme vert, d’accompagnement et l’écologie populaire de transformation, l’écologie sociale n’est pas qu’une bataille de formules ronflantes ou de vaines postures. On ne peut être « en même temps » pour l’exploitation des humains et contre l’exploitation de la nature. Il n’y a pas d’écologie sans bien être social et inversement. C’est pourquoi Nicolas Hulot apparait de plus en plus comme l’alibi écologique d’un gouvernement dont le projet libéral autoritaire passe par une caporalisation de la société, une marginalisation des corps intermédiaires et une mise sous tutelle des contre-pouvoirs. Nous ne sommes pas des déçus du macronisme car nous n’avons jamais entretenus d’illusions à son égard. L’heure n’est plus à regretter les choix faits par les uns et par les autres. Il s’agit de se rassembler et de de lutter pout nos droits contre leurs privilèges. D’abord contre l’université d’été du Medef et ce jeudi avec le DAL contre la diminution des APL et la politique du logement au servie de la spéculation immobilière. Ecologie sociale sera partie prenante de toutes les mobilisations qu’elles soient syndicales, associatives ou politiques. Nous serons présents le 12 septembre avec les syndicats, le 20 avec Front Social, le 23 avec la France insoumise. Nous récusons la petite musique des médias qui con site à diviser l’opposition politique et l’opposition sociale. Le front du refus est à la fois politique et syndical. La lutte contre la politique de régression sociale concerne la jeunesse en formation , les actifs et les retraités,  le public et le privé, les précaires et les salariés intégrés comme le montre la lutte des coursiers de Deliveroo contre l’ubérisation. Elle concerne la population toute entière qu’il s’agit de fédérer à la base et dans l’action.

Ne pas résister aujourd’hui c’est se condamner à la défaite demain.

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