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De graves accusations pèsent sur le pouvoir au Yemen. Selon des ONG des droits de l’homme, il y aurait 18 prisons secrètes au pays où des éléments d’Al Qaïda seraient détenus et torturés, dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ces centres de détention seraient localisés dans l’aéroport Rayan dans des maisons disséminées à travers le pays. Le Yemen qui n’aurait pas les moyens de gérer de telles prisons serait aidé par les Emirats Arabes Unis qui seraient les principaux acteurs de telles violations des droits de l’homme.
La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre. Le vice-ministre de l’Intérieur, Ali Nasser Lakhjae, a été formel. Lors d’une visite à la prison de Bir Ahmed à Aden il a déclaré qu’il y a aucune prison secrète ni à Aden ni dans aucune autre région libérée. “Toutes les prisons sont soumises au département des prisons qui est sous l’autorité de la Justice” a-t-il précisé.
Le vice-ministre a saisi l’occasion de la visite pour appeler tous ceux qui prétendent avoir des personnes disparues ou illégalement détenues à contacter la direction des prisons et faire une déclaration, “nous nous chargeons des recherches” a-t-il promis.
Pour lui ce sont les groupes terroristes qui enlèvent des personnes qu’elles embrigadent pour des opérations terroristes.
Par ailleurs, le vice-ministre a souligné que 275 détenus à la prison de Bir Ahmed ont été libérés, que 37 autres attendent leur jugement et que 7 ont terminé leur peine et le processus de leur libération suit son cours.