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Billet de blog 17 décembre 2018

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L'Iran mis en échec au Yémen

La guerre du Yémen dure depuis 2014. Sur le terrain, la situation des rebelles houtis devient de plus en plus fragile. Les loyalistes, soutenus ar les pays de l'Alliance font échec au projet iranien des Mollahs.

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Illustration 1
Les forces de la coalition en soutien aux loyalistes yéménites

Le 4 décembre dernier, loyalistes yéménites et rebelles houtis s’étaient réunis à Stockholm, en Suède, pour un début de négociations de paix. La guerre imposée par les rebelles houtis, en sous-main de la république islamique d’Iran dure depuis 2014 et son bilan humain dépasse les 10.000 morts, sans compter les blessés les déplacés, les réfugiés…

Les rebelles qui refusaient même le principe des négociations, gonflés en quelque sorte par leur parrain iranien, se sont résolus à y participer, la situation sur le terrain n’étant plus en leur faveur.

En fait, ils avaient certainement sous-estimé la force du peuple yéménite qui s’est fermement opposé à leur projet par sa résistance, soutenu par les forces de l’alliance. Les Houtis ont été défaits à maintes reprises dans les régions qu’ils tentaient de contrôler. Victoire historique pour les Yéménites loyalistes, dont la détermination, sans faille, a compliqué la tache des rebelles qui ne s’y attendaient vraisemblablement pas. Les pays de l’Alliance, qui ont rapidement compris les intentions de la république islamique d’Iran ont été aussi prompts qu’efficaces dans leur réaction. Ils ont apporté tout leur soutien à un peuple obligé à pendre les armes pour se défendre. Les pays de l’alliance et la résistance du peuple yéménite ont ainsi réussi à réaliser des exploits militaires qui ont complètement perturbé tous les équilibres dans la région.

Guerre au Yémen : intensification des combats à Hodeïda © FRANCE 24

Les Yéménites ont traité la question comme un coup d’Etat ayant pour finalité de renverser le pouvoir légitime et installer, à la place, un régime docile pouvant être exploité pour fragiliser les pays du Golfe, et plus particulièrement l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

La crise yéménite n’a pas seulement mis en échec les ambitions de l’Iran dans la région mais elle a aussi gagné au coeur du pays des Mollahs qui, ayant installé leurs proxys au Liban et en Irak veulent prendre les pays de l’Alliance en tenaille et leur imposer leur volonté. Néanmoins, le pays chiite, n’a sans doute pas prévu la résistance des Yéménites qui refusent toute ingérence dans les affaires internes de leur pays. D’autant plus d’ailleurs qu’ils connaissent bien le caractère terroriste mondial de l’Iran qui multiplie les attentats en Europe et aux Etats-Unis contre l’opposition qui milite pour une république démocratique et l’Etat de droit.

L’Iran se dit en faveur des négociations entre Yéménites. Ce n’était pas toujours le cas. Il a changé de tactique depuis que les rebelles houtis ont démontré qu’ils ne pourront jamais maîtriser le Yémen.

D’autre, part, les Mollahs qui dirigent le pays sont eux-mêmes confrontés à une crise interne aussi bien politique qu’économique. Les Iraniens sont en colère contre la dégradation de leur pouvoir d’achat: augmentation des prix de produits alimentaires et des loyers, dégringolade de la valeur de la monnaie nationale contre le dollar (plus de 50%), fermeture de commerces… Si bien que le Parlement, dans une proportion des deux tiers, a exigé un remaniement complet du gouvernement.

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