Deuxième satellite pour le Maroc

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Le Maroc vient de mettre en orbite son deuxième satellite, lancé à partir de la base spatiale Kourou en Guyane, mardi 20 novembre à 22h42 heure locale. Décalage horaire oblige, à Paris et à Rabat ce sera déjà mercredi 21 novembre à 2h42. Le Maroc devient ainsi le premier pays africain à déployer deux satellites, dépassant l’Afrique du Sud et l’Egypte qui en ont chacun un.

Le satellite Mohammed VI-B aura une mission économique et sociale. Il sera ainsi utilisé pour la cartographie et l'arpentage, le développement régional, la surveillance agricole, la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la surveillance de l'évolution de l'environnement et de la désertification, ainsi que la surveillance des frontières et des côtes. Il a été conçu dans un esprit de complémentarité avec le satellite Mohammed VI-A, lancé il y a juste un an (7 novembre 2017). Les deux engins permettront une couverture plus rapide et plus efficace du territoire marocain.

Selon un communiqué d’Ariane Space, c’est le neuvième lancement de l’année, et le treizième avec le lanceur Vega depuis le début de son exploitation au Centre Spatial Guyanais (CSG) en 2012. Le même communiqué ajoute que “ce satellite d’observation de la terre a été développé par le consortium Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus en tant que co-maîtrise d’œuvre.

L’engin est capable de faire un tour complet de la terre en 100 minutes et a une durée de vie de 15 à 30 ans grâce à ses miroirs photovoltaïques qui utilisent l’énergie solaire.

Des ingénieurs et des techniciens marocains ont été spécifiquement formés au Maroc et à l'étranger pour gérer le satellite Mohammed VI-B de la même manière que Mohammed VI-A.

Vega launches Mohammed VI-B satellite © SciNews

A quoi va servir le satellite d’observation?

Les usages des satellites marocains sont nombreux. Par exemple, ils fournissent des données d’une extrême précision, impossibles à obtenir à l’oeil nu, comme l’humidité des sols, ce qui permettra d’évaluer les besoins en irrigation en agriculture. Ils assurent également de meilleures prévisions des précipitations et peuvent renseigner sur l’existence d’infestations d'insectes nuisibles.

Pour ce qui est des catastrophes naturelles, le satellite d’observation de la terre permettra une meilleure observation du territoire, en termes de contrôle et d’anticipation des incendies de forêt ou des catastrophes naturelles (sécheresse ou inondations) en fournissant une cartographie précise des zones touchées.

La technologie très avancée utilisée par les deux satellites aidera à identifier les sources d’eau et de quantifier les volumes d’eau dans les barrages et les lacs.

Dans le domaine des travaux publics et des transports, il sera ainsi possible de surveiller les grands projets d’infrastructure tels que les centrales solaires, les parcs éoliens et les barrages. L'utilisation d'images de télédétection par satellite haute résolution fournira aux parties prenantes des informations exactes sur les progrès de la construction.

Satellite Mohammed VI-B -Déclarations à chaud de Karim Tajmouati © L'Observateur du Maroc et d'Afrique

 

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