Laïcité et République : le juste équilibre

La foi doit rester la plus grande des humilités, le centre de tous les doutes.

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Pour moi comme pour beaucoup, être musulman, chrétien, hindouiste ou juif, confine à une croyance, à une obédience religieuse et non à une origine géographique ou ethnique. 
Dans un monde où tous les hommes et femmes sont égaux en droits, la liberté de culte ou d’athéisme doit être garantie pour chacun. 
La seule communauté qui vaille est la communauté humaine, unique et indivisible, composée de multiples individus de sangs mêlés et dont la diversité fait la richesse. 
Le choix de religion ou de philosophie n’est pas un gage de vertu ou de qualité humaine, il provient souvent du milieu familial, de l’éducation qu’on a reçu ou de la culture qui nous a vu naître. La vie fait le reste. 
L’obédience religieuse n’est pas une partie de notre identité. On peut se convertir ou cesser de croire comme on aime ou l’on n'aime plus. Nous restons pourtant les mêmes.

Seule la laïcité des institutions garantie la liberté individuelle de culte sans priorité ni préférence pour l’une ou pour l’autre. Ce n’est malheureusement le cas que dans peu de pays. 
La base de la foi est la liberté de croire ou de ne pas croire, toute restriction, obligation ou interdiction vient forcément lui retirer toute valeur. 
La foi est par définition le risque de croire sans aucune garantie, le risque de se tromper, l’athéisme comporte le même risque. 

Lutter contre les thèses identitaires et communautaires ... consiste à refuser l’esprit de communauté et accepter l’idée de l’universalité de l’homme où qu’il vive sur la surface de la planète, quelque soit sa croyance et sa couleur de peau.

Sur la notion de peuple, je m’oppose à l’idée d’un peuple musulman, juif ou chrétien. Les peuples sont des subdivisions géographiques identifiant des groupements humains partageant la même langue et le même sol comme il est défini par des frontières administratives (pouvant être modifiées au gré des conflits). On peut donc changer de nationalité sans bouger de chez soi ou voyager au bout du monde sans changer de nationalité.

L’humanité c’est “nous tous” !...

Le « nous » ne devrait être utilisé que dans ce sens plutôt que de toujours comparer une communauté à une autre.

“Nous” sommes tous des enfants de la planète terre !...

Franck Juin

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