Chômage : Tels Néron, les européistes préfèrent détruire la France et les français plutôt que de sortir de l'UE et de l'euro

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Nouveau record historique du chômage en France : Tels Néron se délectant de l'incendie de Rome qu'il avait provoqué, les européistes préfèrent détruire la France et les français plutôt que de sortir de l'Union européenne et de l'euro.

Les dernières statistiques du chômage, concernant le mois d'août 2015, qui viennent d'être publiées révèlent que de nouveaux records historiques viennent d'être battus.

Le nombre de chômeurs de catégorie A (n'ayant absolument aucun emploi) a atteint un nouveau record en août, avec 3,57 millions de demandeurs d'emploi en métropole (+20.000 en un mois) et 3,84 millions en incluant l'outre-mer.

Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a augmenté de 4,4% en France.

Les chiffres sont accablants dans toutes les catégories :

- la situation des seniors (+ de 50 ans) s'est dégradée très fortement (+1,4% sur un mois, +9,4% sur un an).

- le chômage de très longue durée (plus de trois ans) explose : +18,6% sur un an.

-si l'on prend en compte toutes les catégories de chômeurs (en incluant ceux qui souffrent de sous-emploi avec des "petits boulots" de quelques heures par semaine), on arrive à des nombres proprement catastrophiques.

Ainsi, les chômeurs de catégories A, B, C, D et E confondus ont atteints 6 116 300 inscrits à Pôle Emploi en France métropolitaine et de 6 452 100 inscrits pour la France entière, y compris l'outre-mer.

Ce nombre de près de 6,5 millions de chômeurs - bien supérieur au nombre de 3,57 millions repris dans les médias - est celui de la réalité économique et sociale de la France de 2015. Il a augmenté de + 0,3 % en un mois et de + 6,2 % en un an.

[ Sources http://www.romandie.com/news/France-le-chomage-reprend-sa-course-aux-records/633114.rom - http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-BVNMK3.pdf]

Face à un tel désastre, les politiciens du FN-LR-PS ont réagi comme d'habitude en politiciens. La ministre du travail, la pauvre Myriam El Khomri que le gouvernement a nommée à ce poste pour lui faire porter honteusement le chapeau, a, selon les dépêches de presse, « affiché son optimisme ». Elle a lancé que « Mon ministère ne sera pas celui des pronostics », mais « Moi qui ai pris mes fonctions il y a trois semaines, j'y crois ». Pathétique.

Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a réagi en tentant de faire porter le chapeau aux socialistes, comme si le bilan de Sarkozy entre 2007 et 2012 avait été meilleur : « Le chômage de masse restera un marqueur indélébile de l'échec et des promesses mensongères de François Hollande ». Minable.

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a réagi de la façon chafouine caractéristique de ce Syriza à la française qu'est le FN : « la crise économique submerge aussi le gouvernement, soumis à un modèle européen qui détruit l'emploi ». Mais toujours pas question de dire aux Français que la priorité des priorités est de se rassembler pour faire sortir au plus vite la France de l'UE et de l'euro.

Quant au Medef, il a publié un communiqué scandaleux en affirmant que ces chiffres calamiteux sont « le résultat inévitable du dogmatisme, du conservatisme et du manque de courage politique ». Comme si, depuis 15 ans, les gouvernements successifs n'avaient pas mis en œuvre les réformes prétendument « indispensables » exigées par l'UE et par l'euro !

Ce que ne veut pas voir ni avouer le Medef, c'est que, si ces réformes étaient la solution aux problèmes de la France, et même si elles étaient encore insuffisantes, elles devraient commencé à porter leurs fruits. Or, plus on les met en œuvre depuis 15 ans et plus la situation se dégrade.

CONCLUSION

La réalité, c'est que la France est en train de s'effondrer économiquement, du fait de l'accumulation des contraintes des traités européens - qui interdisent toute protection et ouvrent grand la porte à toutes les évasions de capitaux et à toutes les délocalisations -.

Contraintes mortelles que la cherté de l'euro et les politiques continuellement récessives que l'euro nous impose exacerbent jusqu'au suicide économique. La réalité, c'est qu'il faut se rassembler au plus vite pour faire sortir la France de l'UE et de l'euro par l'article 50 du TUE, seule et unique voie de sortie juridique et pragmatique possible. La réalité, c'est que le peuple français a été victime, en 1992 et depuis lors, d'une gigantesque escroquerie et qu'il faudra bien qu'il demande un jour des comptes aux escrocs.

François Asselineau

Je conseille aussi la relecture de cet article d'avril dernier : http://www.upr.fr/actualite/france/nouveau-record-historique-du-nombre-chomeurs-emploi-en-emploi-en-france

Je rappelle ci-dessous une série de promesses faites par les escrocs de l'européisme lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht.

« Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. » (Jacques Attali, sur France 2, débat télévisé « Polémiques » animé par Michèle Cotta)

« Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

« L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

« Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

« Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

« Pour la France, l’Union Économique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

« C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

« Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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