Les publications de la semaine (Nouvel Obs, Fig Mag…) tournant nettement au désavantage de Haenel et de son fan club, je voudrais profiter de l’occasion pour leur dire que je ne les hais point.
Car je vomis les attaques personnelles : il y a assez à faire avec les idées, les faits incomplets ou mal présentés, etc. Et puis chacun a un cerveau limité, des yeux qui ne peuvent lire deux textes à la fois, etc. Cerner un objet, c’est bien le seul moyen d’en débattre sans multiplier les monologues.

Ainsi je n’ai rien dit pour ma part contre Haenel. Je cerne dans un de ses livres une thèse qui me révulse et je concentre mes coups là contre, ce qui m’évite d’avoir à lire son Cercle qui en a rencontré un vaste et me permet de me limiter à celui des béats que son dernier opuscule a rassemblés, pour mesurer leur inculture historique et leur inconscience d’icelle, surtout quand ils croient avec ce texte combler leurs lacunes.

Pas davantage je ne cause de la personne de mes contradicteurs internautiques comme, sur Mediapart, le fugace "Djao" : elle ne m’intéresse qu’en tant que représentante de ce regrettable cercle. Je suis même travaillé par l’idée qu’elle vaut mieux par ailleurs, qu’il ne lui arrive pas tous les jours d’aborder un contradicteur en l'agonisant de griefs hors sujet et imaginaires-simple façon sans doute de préserver des convictions ébranlées, malgré tout, par la discussion.

Après tout, c’est digne d’estime, d’être écoeuré par le massacre des Juifs et sa possibilité au coeur du Vieux continent. C’est une bonne base pour en découvrir la cause et le remède : le seul mystificateur en l’espèce c’est le chef nazi, le remède la lutte contre toute intox par l’exigence d’une information complète dont des sociétés réellement démocratiques tireraient les conclusions : l’inverse des busheries, blaireries et sharoneries. L’application, en revanche, de la devise de Churchill, si peu rappelée pour l’instant en cet anniversaire de sa « plus belle heure ». Ce n’est pas, ô surprise, « Armez-vous jusqu’aux dents et foncez dans le tas », mais « La satisfaction des justes griefs des vaincus doit précéder le désarmement des vainqueurs ».

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