Londres, 12 mai : le premier ministre désigné, un conservateur, travaille d'arrache-pied à la composition de son gouvernement

Je viens d'essayer "Churchill" sur le moteur de recherche de Médiapart et de constater le quasi-néant qui s'affiche, surtout pour la période récente.

Un symptôme du fait que la gauche a toujours du mal avec celui-là, qui au plan mondial a empêché son drapeau de sombrer tout comme de Gaulle a ramassé dans le ruisseau celui de la gauche française.

Mais peut-être s'agit-il d'une modestie justifiée, comme celle que Winston prêtait à son successeur Attlee : sans doute le silence vaut-il mieux que le masochisme, qui fait dire aux quelques médias français qui en parlent que ce bouledogue enragé contre Hitler fut appelé par un sursaut national au moment le plus critique... alors qu'il s'agissait d'un règlement de comptes parmi les plus confus entre les principaux leaders tory, dont il n'était pas.

 

Il n'arrive pas au pouvoir le 10 mai 1940, seulement sur sa plus haute marche, et ses décisions sont corsetées par le tandem de pointe de son parti, formé de Chamberlain et de Halifax. Ils sont opposés certes par leurs ambitions, mais beaucoup moins par leur attitude envers le nazisme. Il va les diviser, sur ce chapitre, avec une abnégation et une habileté que nul ne lui soupçonnait.

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