Elections départementales françaises. Premier tour le 22 mars 2015.


Suivant le rite établi, le rideau se lève le dimanche soir à 20h et les médias livrent le "résultat" sous la forme des projections des instituts de sondage à partir des résultats des bureaux de votre qui ont fermé à 18h :

UMP-UDI-Modem : 29,2 (IFOP) à 38,5 % (Ipsos)...en réalité : 29

FN : 23 (Ipsos) à 26,3 % (IFOP)................................en réalité : 25

PS et alliés : 21,4 (IFOP) à 27 % (Ipsos)....................en réalité : 21

Front de gauche : 5,8 (IFOP) à 7,5 % (Ipsos)

EELV : 1,3 (IFOP) à 2 % (Ipsos)


Valls prend la parole à 20h 10 (tous records battus) avec un discours très écrit, fondé sur les chiffres de l'IPSOS (qui gonflent le score du PS au détriment de tous les autres partis, sauf la droite classique). Il s'agit de faire rentrer dans la tête des gens plusieurs légendes : bonne tenue du PS, absence de désaveu de sa politique, efficacité de la part personnelle prise par Valls à la campagne (participation à des meetings, dénonciation solennelle du Front national), gonflement jusqu'aux limites de l'absurde du score de la droite classique, laminage de la gauche non socialiste.


L'individu qui méprise le suffrage universel veut tout-à-coup faire croire qu'il le maîtrise !

 

Quant à Ipsos et à son directeur Brice Teinturier, ils ne se pressent pas de s'expliquer sur leurs erreurs très orientées.

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