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Billet de blog 3 mai 2022

Togo : Radio Avulete : Togo, impossible indépendance ?

Le Dr. Y.E. AMAÏZO, Coordonnateur Général, Collectif pour la Vérité des Urnes-Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) et membre de la Direction du Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI), interviewé le 27 avril 2022 par Sylvain AMOS, sur Radio KANAL K – Radio AVULETE, Suisse, évoque les conditions politiques du Togo lors de l’avènement de l’indépendance le 27 avril 1960.

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Radio Avulete Togo, émission du samedi 28 avril 2022 : Togo, Impossible Indépendance?

Emission Radio KANAL K – AVULETE du Samedi 8 mai 2021.

Sylvain AMOS : Le référendum du 27 avril 1958 sur l’autonomie du Togo qui a opposé les militants du CUT (Comité pour l’unité togolaise) et ceux du PTP (Parti togolais pour le progrès). Le CUT était pour l’indépendance du Togo alors que le PTP souhaitait rester sous la tutelle française. Sous la supervision de l’ONU, cette confrontation s’est soldée par la victoire du CUT de Sylvanus Olympio. Peut-on dire que la guerre fratricide entre les partis politiques au Togo est une vielle mauvaise habitude ?

Yves Ekoué AMAÏZO : Merci pour l’invitation. Il faut d’abord rendre hommages à tous ceux qui se sont battus pour que le Togo recouvre partiellement sa liberté et sa souveraineté politique en 1960. La lutte continue pour une indépendance totale.

Il n’y a pas de vieilles habitudes des partis politiques dits de l’opposition au Togo. Le parti qui a choisi de rester sous la tutelle française est le parti RPT devenu le parti UNIR de Faure Gnassingbé. La guerre entre les partis politiques en 2022 ne peut pas se résumer à la division des années 1960 entre les pro et les anti-indépendances. Car en 1960, il était question de souveraineté politique du pays. Même si cette indépendance est restée juridique du fait des accords secrets de défense et accords secrets financiers, la lutte pour une souveraineté totale passe par une indépendance militaire du territoire et de l’économie. Ce n’est pas encore le cas au Togo. Donc, l’impossibilité pour les partis d’opposition à s’entendre, pour certains à participer au pouvoir Gnassingbé sans pouvoir le changer de l’intérieur selon la célèbre formule de feu ancien 1er ministre Edem Kodjo, pose le problème de l’organisation de la lutte qui débouche systématiquement sur un échec pour le Peuple togolais, mais aussi pour l’ensemble des dirigeants des partis dits de l’opposition.

La vérité est que les dirigeants des partis politiques d’opposition togolaises ont une conception obsolète du pouvoir. Ils ne veulent rien partager et veulent remplacer le pouvoir en place. Le pouvoir Gnassingbé qui connaît leur stratégie les encourage en mettant de l’huile sur le feu, ce qui contribue à les diviser. Nous, le réseau de la coordination de la diaspora togolaise indépendance (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes de la Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) avons opté pour une approche citoyenne, pacifique qui s’intitule la Troisième voie. Cela suppose d’abord de travailler avec des personnalités et des citoyennes et citoyens indépendants du système Gnassingbé et surtout de son argent et de ses services de renseignements.

S.A. : Sylvanus Olympio, le père de l’indépendance, voulait faire du Togo l’Or de l’Humanité. Il fut lâchement assassiné par le sergent-chef Étienne Gnassingbé le 13 janvier 1963. 62 ans après l’euphorie de l’indépendance, que reste-t-il de cette souveraineté nationale acquise dans la douleur et le sang ?

Y.E.A. : Précisons que personne n’a encore la preuve que ce soit le feu Etienne Gnassingbé Eyadéma qui ait « assassiné » le premier Président du Togo, Sylvanus Olympio. Il faut que la France accepte d’ouvrir toutes les archives secrètes. Ce n’est pas le cas. Mais en lisant les auteurs togolais à propos de ce drame, nous au CVU-TOGO-DIASPORA arrivons à la conclusion que ce sont des mercenaires français accompagnés d’anciens militaires franco-togolais démobilisés qui sont les principaux responsables opérationnels de cet assassinat. Les responsabilités politiques supposent qu’un procès en bonne et due forme ait lieu, car il est vraisemblable que des responsables de pays africains comme la Côte d’Ivoire ou d’autres soient impliquées. Alors que reste-t-il de l’indépendance juridique, sûrement pas une souveraineté totale. Il y a une forme d’indépendance circonscrite dans les limites des autorisations de conformité aux désiderata des officiels français avec en contrepartie, le soutien indéfectible pour un maintien au pouvoir d’une armée qui présent un visage civil avec Faure Gnassingbé. De la souveraineté économique et monétaire, il faut savoir que tant que le Togo sera membre de la zone franc ou de l’ECO de l’UEMOA, le pays sera sous tutelle monétaire avec l’incapacité d’avoir une monnaie disposant d’un pouvoir libératoire, c’est-à-dire que l’on peut décider de sa fluctuation et on peut l’échanger où l’on veut et quand l’on veut partout dans le monde. Actuellement, ce n’est pas possible avec toutes les conséquences de la subordination à la France et indirectement à la politique de la Banque centrale de l’Union européenne.

S.A. : Parmi les attributs réels de la souveraineté nationale figurent la monnaie qui est un outil de la politique économique. D’ailleurs, d’après les historiens, le plan de Sylvanus Olympio de sortir le Togo de la zone FCA pour le doter d’une monnaie autonome serait une des principales raisons de son assassinat. Pourquoi, plus de six (6) décennies après leurs indépendances, les pays de la zone FCA sont-ils restés dans les liens d’une servitude monétaire volontaire vis-à-vis de la France ? 

Y.E.A. : Le premier attribut de la souveraineté nationale est la souveraineté territoriale et donc une armée du Peuple. Ce n’est pas le cas au Togo car nous avons une armée clanique qui défend les intérêts du clan, ce contre les intérêts du Peuple togolais. Oui vous avez raison, le second attribut de la souveraineté nationale est la maitrise de sa monnaie et de sa banque centrale pour créer de la monnaie pour soutenir l’économie nationale. Ce n’est pas le cas au Togo. Sous la pression des puissances néocoloniales et mondialistes, les différents dirigeants du Togo depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio ont choisi de respecter les accords secrets de défense et les accords secrets monétaires qui font de la France le premier responsable du territoire togolais. Le reste relève de la désinformation qui a permis de faire croire au Peuple togolais qu’il est libre dans son pays. Le lien de servitude militaire et monétaire est amplifié par des réseaux de lobbying financier, mais aussi de lobbying ésotérique et même militaire. Alors tout le monde se tient par la barbichette. Et si vous n’avez pas de barbe et que vous êtes indépendant, le système vous terrorisme ou s’organise pour que vous restez à l’extérieur du territoire, ce qui est le cas de nombreux togolais de l’extérieur. La Diaspora togolaise dans sa globalité le subit mais refuse de s’organiser collectivement pour y changer le système pour des raisoins de convenance familiales ou personnelles. Il y a pourtant des poches de résistants togolais qui réfléchissent à une solution pacifique et s’organisent en fonction.

S.A. : Le bitcoin ou la cryptomonnaie est présenté comme une alternative aux monnaies qui dominent l’économie mondiale à savoir le dollar, l’euro, le yen, le livre sterling, le yuan, etc. Qu’est-ce le bitcoin et quelle opportunité présente-t-il pour les pays de la zone FCA dont fait partie le Togo ?

Y.E.A. : Le bitcoin comme toute monnaie a besoin d’avoir un pouvoir libératoire, c’est-à-dire que vous pouvez l’échanger en toutes circonstances contre une autre marchandise. IL est d’ailleurs préférable de parler de cryptomonnaie car il y a plusieurs supports et instruments monétaires virtuels possibles dans ce système. Mais la cryptomonnaie doit être un équivalent général. Les créateurs du concept, qui supposent une grande intelligence pour devenir indépendant des monnaies officielles et donc de l’emprise des Etats, ont opté pour l’indépendance. L’objectif est de créer un système décentralisé, contrôlé par ceux-là mêmes qui l’utilisent (le système pair-à-pair) afin d’échanger de la valeur monétaire en s’affranchissant de l’Etat, notamment les banques centrales et les institutions financières considérées comme des usurpateurs de l’argent des « autres ».

Le problème est que cette monnaie est réservée malgré tout à des initiées et reste très volatile. Mais elle présente tous les attributs d’une monnaie : on peut payer avec, on peut l’utiliser comme un instrument de réserve et d’épargne et donc d’investissement, et on peut l’utiliser comme un instrument de paiement.

Le problème est que ce sont les gens qui ont de l’argent et qui veulent justement ne plus respecter la vérité des comptes publics, promeuvent l’évasion fiscale, favorisent le rapatriement des bénéfices sans les réinvestir au Togo qui sont les utilisateurs actifs de la cryptomonnaie. Donc, c’est plus une opportunité pour cacher l’argent volé au peuple togolais. Est-ce qu’il s’agit d’une solution pour remplacer le Franc CFA, la réponse est non. Mais, si un Etat togolais au service du Peuple togolais décide d’organiser un marché de la cryptomonnaie avec de la transparence, cela pourra servir de transition pour échapper à l’emprise du Franc CFA qui est une monnaie de la France.

S.A. : Le G20 considère que le Bitcoin est un « crypto-actif ». Ce terme « crypto-actif » fait alors référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale ».

Y.E.A. : déjà au Togo, la communication par l’internet est un parcours du combattant et le réseau n’est pas stable, et accessoirement relativement cher et peu compétitif. Donc, plus de 80 % de la population notamment en zone rurale n’a pas accès à l’internet de manière stable et régulière. Or, pour promouvoir les crypto monnaies, il faut que l’infrastructure Internet soit fiable. Ce n’est pas le cas au Togo, même si des progrès sont en cours.

Un cryptoactif est un actif numérique utilisant un réseau informatique ainsi que la technologie du « blockchain » pour effectuer et valider des transactions entre deux ou plusieurs entités qui n’ont pas besoin de se connaître. Ces transactions n’ont pas besoin d’une institution tierce et officielle qui devra veiller à la sécurité de la transaction car le système est fondé sur le contrôle « mutuel » par les pairs. Les fraudes sont en principe exceptionnels sauf pour les personnes qui se sont faits piratés leur code d’accès ou n’ont pas sécurisé leur accès Internet.

Il ne faut pas dire que l’utilisation de la cryptomonnaie ou de cryptoactif permet de se passer des monnaies officielles. La notion de légalité est liée à chaque Etat. Mais la communauté d’utilisateurs peut se faire confiance et se passer aussi de l’Etat et des institutions financières comme les banques centrales pour contrôler. Les cryptoactifs sont légalement acceptés dans certains pays et pas dans d’autres. Le Togo l’accepte. Mais c’est vrai que la communauté des gens qui utilisent les cryptoactifs peuvent vivre en vase clos. Mais à un moment donné, il est possible aussi de réaliser les conversions pour obtenir des monnaies ou devises officielles.

Il faut savoir que le Togo n’est pas très courageux dans cette histoire. Car en Centrafrique, l’Assemblée nationale a adopté le 25 avril 2022 une loi sur l’utilisation de la crypto-monnaie comme monnaie à côté du Franc CFA. C’est le premier pays africain qui permet des transactions électroniques par les cryptoactifs par internet. Pour la petite histoire, c’est le 7 septembre 2021 que le Salvador, un pays d’Amérique latine, a été le premier dans le monde à adopter le bitcoin comme monnaie légale.

S.A. : Le 27 Avril 1960, le Togo accède à la souveraineté internationale. Toutefois, cette indépendance politique acquise de haute lutte a été brutalement remise en cause par l’assassinat du père de l’indépendance Sylvanus Olympio le 13 Janvier 1963. Feu Gnassingbé Eyadema, alors sergent ayant combattu en Indochine sous le drapeau français, a revendiqué ce crime crapuleux avant de se rétracter des décennies plus tard. Pourquoi y-a-t-il toujours autant de zones d’ombre sur ce crime qui va inaugurer en Afrique l’assassinat des dirigeants choisis par leurs populations pour être remplacé par des hommes de main de la France ? 

Y.E.A. : La revendication de l’assassinat de Sylvanus Olympio ne signifie pas que les preuves existent pour confirmer les affirmations. Par ailleurs, je crois savoir que le feu Gnassingbé Eyadéma a démenti avoir tué personnellement l’ex-Président. Il faut donc que la France accepte de donner accès aux dossiers considérés comme des secrets défense. Sous tous les précédents présidents français y compris Emmanuel Macron fraichement réélu, la France refuse de donner accès aux archives. La famille Olympio a pourtant déposé une requête officielle qui a été acceptée. Le problème est qu’il y a plusieurs niveaux pour accéder aux archives qui mettent en cause l’armée française, les mercenaires français et l’Etat français sans compter les pays comme les Etats-Unis ou africains comme la Côte d’Ivoire qui ne sont pas neutres dans cet assassinat. Aussi, la France va annoncer qu’elle donne accès à des archives dans lesquelles elle ne sera pas ou peu concernée… D’ailleurs, personne ne peut s’assurer que les archives n’ont pas été nettoyées de tout ce qui est gênant. Les zones d’ombre sont des zones d’obscurité sans la lune. Mais les archives togolaises ont disparu sous les régimes Gnassingbé, et le père comme le fils n’ont rien fait pour apporter des éléments de preuves pour clarifier leur rôle et responsabilité dans l’assassinat de Sylvanus Olympio.

S.A. : Beaucoup d’observateurs avisés disent que, contrairement à la Grande Bretagne, la France du General de Gaulle n’a jamais voulu accorder la pleine souveraineté à ses anciennes colonnes. Les accords coloniaux secrets qui étaient imposés aux indépendantistes ont pour conséquence de prolonger, jusqu’à qu’à nos jours, la tutelle politique et le contrôle économique de la France sur la plupart de ses anciennes colonnes. Comment expliquer la résignation actuelle des populations togolaises face à cette indépendance, finalement, factice qui a été donnée par la France ? 

Y.E.A. : Il ne faut pas faire le lien entre le refus de la France et plus particulièrement d’Emmanuel Macron de mettre fin à la tutelle politique, économique et financière et peut-être culturelle sur ses anciennes terres coloniales. La France est dans sa logique et profite pour faire faire le travail par personne interposée. C’est donc une tutelle par procuration. En effet, depuis 1967, le système Gnassingbé a servi de père en fils pour organiser et surtout réussir la gestion du Togo par procuration. Le problème est que face à la réaction du Peuple togolais, le système Gnassingbé est allé chercher l’appui des institutions relais comme la CEDEAO ou d’autres institutions financières prêtes à prendre des sanctions contre toute opposition politique qui arriverait au pouvoir. C’est le cas du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée actuellement.

S.A. : L’article 150 de la constitution togolaise ne donne-t-il pas le droit et le devoir sacré à tout Togolais de lutter pour préserver ou rétablir la légitimité ?

Y.E.A. : La réponse est Oui. Rappelons que l’article 150 stipule ceci « En cas de coup d’État, ou de coup de force quelconque, tout membre du Gouvernement ou de l’Assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants. Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs. Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République ».

Je vous remercie.

© CVU-TOGO-DIASPORA

Contact : info@cvu-togo-diaspora.

Propositions de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA

Aussi, tout soutien à l’une ou l’autre des cinq propositions ne peut qu’accélérer la capacité du Peuple togolais à atteindre la double victoire de la souveraineté recouvrée malgré les forces exogènes et l’indépendance recouvrée malgré l’Etat militaro-civilo-ésotérique et arbitraire de l’Etat Gnassingbé.

  1. Engagement : rejoindre le mouvement de la troisième voie en soutenant les propositions du Collectif pour la vérité des urnes-Togo-Diaspora et plus largement du Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise indépendante et des patriotes togolais partout où ils se trouvent : se faire enregistrer sur le site www.cvu-togo-diaspora.org et contribuer dans la mesure du possible à soutenir financièrement les « recours juridiques en cours pour la défense des intérêts du Peuple togolais », à défaut contacter en tant que sympathisant info-cvu-togo-diaspora.org (ou https://cvu-togo-diaspora.org/contact) ;
  2. Contribution à la future transition : accepter de participer à l’élaboration de la Charte de la Mutation du Togo par des contributions écrites et/ou orales dont les modalités vous seront fournies après les vérifications d’usage de non-appartenance à la constellation nébuleuse du système Gnassingbé ;
  3. Préparer les contributions en justice comme partie civile : apprendre à organiser des preuves matérielles et à les exposer pour convaincre les juges que l’Etat togolais a violé la plupart des textes nationaux, régionaux et internationaux dont il est signataire, avec en filigrane pour l’individu comme pour un groupe de personnes (associations, collectifs, groupements, etc.) de présenter les preuves des exactions de l’Etat togolais contre la citoyenne, le citoyen et tout ou partie du Peuple togolais, en tant que partie civile lors d’une action en justice ;
  4. Offre de compétence et de services : proposer de mettre à disposition de CVU-TOGO-DIASPORA et Consorts, une compétence intellectuelle, technique, opérationnelle ou même des équipements à des fins de mobilisation des consciences pour des actions collectives et coordonnées en tout respect des lois en vigueur ;
  5. Organisation des processus électoraux : Le temps est venu au Togo, d’en finir avec la comédie de l’« observation électorale » qui se termine invariablement au Togo par la légitimation des données falsifiées et invérifiables fournies par le pouvoir politique et ses divers démembrements. Nous proposons d’entamer une réflexion en profondeur, collective et ouverte, sur la contribution des divers acteurs concernés, partis politiques et organisations de la société civile, à l’organisation des processus électoraux. A tire d’exemples, cette réflexion se déclinera sur les aides aux inscriptions sur les listes électorales, la surveillance des opérations de vote, le récolement des résultats bureau par bureau, et toutes autres actions appropriées. Il s’agit de contribuer concrètement et efficacement à la manifestation de la vérité des urnes, au moyen de preuves tangibles, vérifiables et irréfutables, ce dès la proclamation immédiate des résultats au niveau des bureaux de vote locaux. Le système informatique douteux au Togo, pourra toujours servir de confirmation ou de contestation ;
  6. Promouvoir l’alternative de la troisième voie politique pour une sortie de crise togolaise : en accepter le principe correspond à la conjugaison de « nous tous indépendants ». Cela devrait contribuer à mettre en valeur les propositions de sortie de la crise togolaise démarrée en 1963 avec le coup d’Etat militaire de Gnassingbé père de 1967 et le coup d’Etat constitutionnel sanglant de 2005, et renouvelé à plusieurs reprises par des contre-vérités des urnes depuis ;
  7. Organiser la conférence inclusive : celle-ci devra regrouper les forces alternatives à celles du pouvoir Gnassingbé, avant d’engager des négociations avec les lobbies soutenant la liberté, la paix, la vérité et la justice.

7- Approches de solutions pour remobiliser le peuple…

YEA : Pour CVU-TOGO-DIASPORA et RCDTI, la mobilisation du Peuple est un long processus qui peut être fondée que sur une approche pacifique en cinq points :

  1. L’adhésion à une charte de refondation du Togo basée sur des valeurs éthiques avec un leadership stratégique ;
  2. La constitution de recours juridique contre l’Etat togolais anticonstitutionnel et illégal y compris contre les agents nationaux et étrangers ;
  3. Un projet de société commun validé par des conférences inclusives ;
  4. Un projet de transition sans Faure Gnassingbé, en sachant que les militaires ne restent jamais dans leur caserne, et peuvent être manipulés par les forces étrangères agissant contre l’intérêt du Peuple togolais ;
  5. Les cotisations des citoyennes et citoyennes togolais engagés et déterminés pour mener la lutte.

Je vous remercie.

© CVU-TOGO-DIASPORA

info@cvu-togo-diaspora.org

Emission Radio KANAL K – AVULETE du Samedi 8 mai 2021.

Ecouter aussi le débat entre Pasteur Edoh KOMI, Président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) et 1er adjoint au Maire, M. Komla KPOGLI, Secrétaire général du Mouvement Pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique (MOLTRA), et Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Coordonnateur général de CVU-TOGO-DIASPORA et Membre de la direction du Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI).

Podcast: Play in new window | Download (Duration: 1:18:18 — 143.4MB)

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