Franc CFA : Interview de Patrice Talon et fausse information des médias français !

L’actualité du franc CFA ne cesse d’agiter fortement la toile depuis l’interview du président du Bénin Patrice Talon sur France 24 et de la déclaration quasi concomitante de la France via le ministre de l’économie et des finances Bruno Lemaire, qui prétend être prête pour entamer des réformes audacieuses avec les dirigeants africains sur cette monnaie coloniale.

Monnaie Coloniale IV° République Bceao 10.000 Francs CFA Monnaie Coloniale IV° République Bceao 10.000 Francs CFA

« Il faut que tout change pour que tout reste comme avant. »

Le Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa, 1958

« C’est la première fois qu’un chef d’état africain parle du retrait des réserves du Franc CFA déposées à la Banque de France » annonçait le 7 novembre la présentatrice du Journal Afrique de France 24. Si le président du Bénin Patrice Talon en a en effet parlé il n’a pas annoncé que la décision était déjà prise, ce que laisse entendre le commentaire du reportage consacré au sujet.

Le président du Bénin Patrice Talon s’est donc exprimé le 7 novembre sur France 24 sur la question du retrait  des réserves de change du franc CFA de la Banque de France indiquant que la réforme souhaitée vise :  « très rapidement à ce que les pays membres de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ne garderont plus de réserves de change auprès du Trésor français ».  «  Psychologiquement, par rapport à la vision de souveraineté et de la gestion d’Etat moderne, il n’est pas bien que ce modèle continue. La Banque centrale des pays de l’Uemoa va gérer la totalité de ses réserves de devises et va les répartir auprès des banques centrales partenaires dans le monde.»  

Il n’a pas pour autant indiqué qu’il allait le faire. De plus pourrait-il seul le décider seul, au nom de son pays, de manière unilatérale, sans accord préalable des autres présidents des états utilisant le franc CFA comme monnaie ? Les journalistes semblent être allés un peu vite en besogne.

Cette sortie du Président du Bénin, présentée de manière tendancieuse par certains organes de presse français, a provoqué un certain nombre de réactions qui ont conduit le ministre béninois de l’Économie et des finances, Romuald Wadagni à apporter des précisions sur le sens à donner aux propos tenus par Patrice Talon : « Il est connu de tous qu’une partie des réserves de change de la zone UEMOA est déposée auprès du Trésor français pour garantir la convertibilité de notre devise. Ce que le chef de l’État a dit, c’est que si cette réforme, qui est aujourd’hui souhaitée de tous et sur laquelle on est d’accord pour avancer, arrivait à terme, elle permettrait à la Banque centrale de placer ses réserves partout, auprès d’institutions financières, que ce soit en Europe, en Asie ou aux États-Unis. » « Il s’agit donc, à terme, de la prise en main de la gestion de l’intégralité des réserves de change de la zone par la BCEAO. Tout le monde est d’accord sur ces réformes et aujourd’hui les réflexions sont en cours. » « Le président de la République a été clair en disant qu’il y a un aspect technique à la question et il y a aussi une question psychologique. »

« Aujourd’hui, le sujet de la gestion de la réserve de change par une partie tierce pose des questions de perception et il s’agit justement de travailler sur ces questions de perception. Il s’agit d’une réforme sur laquelle les parties travaillent ensemble plusieurs pays y travaillent - et sur laquelle les réflexions sont en cours »

Certains organes de presse français comme France 24 qui a réalisé l’interview de Patrice Talon [i] ont donc titré un peu vite que « Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA de la Banque de France ». Nous voyons à travers les propos tenus et les précisions apportés qu’aucune décision n’a encore été prise. D’autres quotidiens ou hebdomadaires ont aussitôt emboité le pas  France 24 avec des titres tout aussi racoleurs, tels Le Monde le 8 novembre 2019,  « Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France ».

De son côté la sphère politique française a réagi dès le lendemain de l’interview du président béninois par la voix du ministre français de l’économie Bruno Le Maire : «Nous restons ouverts à une réforme ambitieuse du franc CFA. Il y a une condition et elle est impérative c’est que la proposition vienne des États membres de la zone franc», précisant que «ce n’est pas à la France de faire des propositions ou d’imposer quoi que ce soit» [ii].

D’autres voix présidentielles en Afrique de l’ouest ont également exprimés des positions assez radicales sur le sujet, tel le président tchadien Idriss Deby, qui considère que les clauses monétaires établies avec la France doivent être revues au profit du continent noir : « C’est une conviction pour moi la question du Franc CFA. C’est une conviction, c’est clair. Maintenant, le problème qui se pose : est-ce que c’est le Franc CFA en tant que tel qui pose problème, ou bien c’est les accords monétaires qui posent problème ? Je pense qu’il faut se pencher sur les deux choses. Ce qui nous lie à la France aujourd’hui, ce sont les accords monétaires qui ont été façonnés dans les années 1960 ».   Pour le président tchadien, il convient de remettre en cause ces accords : « Que cette monnaie devienne notre monnaie à nous en détruisant les accords. On se pose la question aujourd’hui si c’est notre monnaie ou la monnaie de la France. Et le compte d’opération, ça n’a aucun sens. Il faut retirer ce compte d’opération. Là, je pense que la France est un pays démocratique qui a une tradition de justice. L’injustice a trop duré, il est temps que le dialogue commence avec la France pour clarifier les choses, pour nous permettre à nous d’avoir notre souveraineté monétaire. On ne l’a pas aujourd’hui ».

Effectivement de ce point de vue il est permis de considérer que ces pays qu’ont pas de souveraineté monétaire mais il ne tient qu’aux présidents de ces pays de partir en croisade pour leur souveraineté et surtout de mettre en place un processus qui aboutisse à une indépendance réelle.

Monnaie Coloniale IV° République Bceao 5000 Francs CFA Monnaie Coloniale IV° République Bceao 5000 Francs CFA

Le franc CFA fut créé en 1945 dans le cadre des accords de Bretton-Woods. Malgré leur accession à l’indépendance dans les années soixante, il est encore utilisé aujourd’hui par 14 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, abritant une population d’environ 150 millions de personnes, divisés en deux zones monétaires, d’une part l’Union Monétaire Ouest-Africaine [iii (UEMOA) : Sénégal, Guinée Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Burkina Faso, Bénin, Togo, sous l’égide de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest [iv] (BCEAO) et d’autre part la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale [v] (CEMAC) : Tchad, Centrafrique, Cameroun, Guinée Equatoriale, Gabon, République du Congo (Brazzaville) sous l’égide de  la Banque Centrale des Etats d’Afrique Centrale [vi] (BCEAC).  

Dans un tel contexte il parait utile de porter à la connaissance des lecteurs les opinions qui sont régulièrement émises en Afrique à propos du sujet du Franc CFA. Nous publions donc ci-dessous l’intégralité d’une déclaration du Parti Communiste du Bénin parue  au mois de septembre 2019 dans la revue UNITE et LUTTE qui exprime la crainte de la duplicité de certains présidents Africains. FF

© François Fabregat

12 novembre 2019

1 Célia CARACENA, Fatimata WANE, Pierre DELRIEU, « Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA de la Banque de France », FRANCE 24, Journal Afrique, 09/11/2019 à 00:28, voir https://www.france24.com/fr/20191108-journal-lafrique-patrice-talon-franc-cfa-guinee-bissau-akaa-foire-art-contemporain  -  « Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France », Le Monde, 08 novembre 2019 à 10h29, Voir https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/08/le-benin-annonce-le-retrait-des-reserves-de-change-du-franc-cfa-qui-se-trouvent-en-france_6018455_3212.html  

2  « Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France », Le Monde, 08 novembre 2019 à 10h29, Voir https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/08/le-benin-annonce-le-retrait-des-reserves-de-change-du-franc-cfa-qui-se-trouvent-en-france_6018455_3212.html

3 L’UMOA c’est l’Union Monétaire Ouest-Africaine : elle regroupe 8 pays d’Afrique de l’Ouest qui ont en commun l’utilisation du Franc CFA. (Bénin. Burkina Faso .Côte d'Ivoire. Guinée-Bissau. Mali. Niger. Sénégal. Togo)

4 BCEAO : Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Elle gère le Franc CFA en Afrique de l’Ouest.

5 CEMAC : Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale. (Cameroun. République Centrafricaine. République du Congo. Gabon. Guinée équatoriale. Tchad.)

6 BCEAC : Banque Centrale des Etats d’Afrique Centrale. Elle gère le Franc CFA en Afrique Centrale. Elle regroupe les pays d’Afrique Centrale qui ont en commun l’utilisation du Franc CFA. (Cameroun. République Centrafricaine. République du Congo. Gabon. Guinée équatoriale. Tchad.

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LA MONNAIE UNIQUE DE LA CEDEAO ET LES MANŒUVRES

 DE SABOTAGE DE LA FRANCE ET DE SES AGENTS

Quiconque croit que la libération des peuples africains  de la domination étrangère va être un chemin tranquille se trompe, celle monétaire étant encore plus coriace. Depuis la Décision de la CEDEAO d'aller vers une monnaie commune, des manœuvres sont en cours pour le sabotage de cette initiative. C'est pour faire comprendre cette situation et appeler les peuples africains à la vigilance que le PCB a fait publier en septembre 2019 dans la revue internationale UNITE et LUTTE, le texte suivant pour dénoncer les manœuvres de la France et de ses agents en Afrique contre la monnaie commune de la CEDEAO. Ne nous laissons pas endormir par les mots, préparons-nous pour déjouer le grand complot en cours.

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Un des attributs essentiels de la souveraineté d’un pays, c’est le contrôle et la maitrise de sa monnaie. Dans le cadre de la lutte pour l’émancipation totale des peuples africains, la question de l’indépendance monétaire est devenue depuis un certain temps, une des exigences essentielles des peuples d’Afrique et notamment de sa jeunesse.

En effet, sous la poussée irrépressible de la volonté  des peuples à recouvrer leur indépendance, la France coloniale, battue en Indochine en 1954, submergée par la guerre d’Algérie et humiliée par le « NON » historique du peuple de Guinée en 1958 a vite remarqué qu’elle ne pouvait faire face à la situation si les pays d’Afrique noire s’engageaient dans un processus de lutte armée comme au Cameroun. Elle s’est donc vite empressée de leur accorder leur indépendance en prenant soin de continuer à contrôler les attributs essentiels de cette souveraineté. C’est ainsi qu’elle a placé ses fidèles agents à la tête de la plupart des nouveaux états, maintenu ses bases militaires, imposé le maintien de sa langue comme moyen d’instruction et de communication et surtout imposé le franc des colonies françaises d’Afrique, créé en 1945 comme monnaie de ces pays avec obligation pour ceux-ci de déposer plus de 50% de leur réserve de devises  au trésor français.  Il faut rappeler que ce franc CFA créé sous la colonisation était la monnaie commune de toutes les colonies d’Afrique y compris le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. En 1958, La France coloniale du général de Gaulle transforme le franc CFA en Franc de la Communauté Financière Africaine ; c’était les signes annonciateurs d’une indépendance tronquée. Au moment des indépendances nominales qu’elle s’est dépêchée d’accorder en 1960 face à l’intensification des luttes de libération nationale dans le monde, la France a imposé sa monnaie coloniale aux 14 pays au sud du Sahara et aux Comores. La Tunisie, le Maroc et l’Algérie eux autres ont créé chacun sa propre monnaie après leur indépendance. En Afrique de l’Ouest, le franc CFA est devenu  le franc de la Communauté financière Africaine, tandis qu’en Afrique Centrale, il a pris le nom de Franc de la Coopération Financière Africaine. Dans la réalité, le nom a changé mais rien d’autre n’a bougé. Non seulement tous les pays de la zone franc ont l’obligation de verser 50% de leur réserve au trésor français qui soi-disant garantit la monnaie, mais des représentants  français continuent à siéger dans les administrations où les décisions sont prises à l’unanimité. Ceci signifie concrètement qu’à ces hauts niveaux de décision monétaire très sensible pour la situation de nos  pays, non seulement la France est présente, mais elle peut aussi s’opposer à une décision qu’elle considère contraire à ses intérêts.  Or la France et l’Afrique n’ont pas les mêmes intérêts. La zone Franc est ainsi complètement orientée vers la satisfaction des intérêts des grands groupes financiers et industriels français qui  peuvent rapatrier facilement leurs bénéfices grâce au système de change fixe et qui facilite le pillage. La situation est telle que l’ancien Président français Jacques Chirac a pu déclarer en 2008 dans une interview à la télévision TV5 : « On oublie une chose: c’est qu'une grande partie de l'argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l'exploitation depuis des siècles de l'Afrique. Pas uniquement, mais beaucoup vient de l'exploitation de l'Afrique ! Alors il faut avoir un petit peu de bon sens. Je ne dis pas de générosité, mais de bon sens, de justice pour rendre aux Africains, …ce qu'on leur a pris. D'autant que c'est nécessaire si l'on veut éviter les pires convulsions ou les difficultés avec les conséquences politiques que ça comporte dans le proche avenir »

Monnaie Coloniale IV° République Bceao 1000 Francs CFA Monnaie Coloniale IV° République Bceao 1000 Francs CFA

Cette situation ne pouvait en effet perdurer. Il faut dire que le fait qu’un  pays infantilise les autres qui sont obligés d’aller placer une partie de leurs réserves de devises chez lui, qui en a le contrôle, est une humiliation inacceptable. Voilà pourquoi depuis, une lutte implacable des peuples africains, s’est engagée contre le franc des colonies françaises d’Afrique (CFA).

En dehors de cette lutte, les peuples d’Afrique se sont rendus compte que divisés et fragilisés, ils ne font pas le poids face aux grandes puissances. Les responsables politiques panafricanistes l’avaient déjà pressenti qui se sont toujours battus pour la réalisation de l’unité africaine. Depuis les indépendances, des regroupements régionaux se font dans ce sens comme prélude à l’unité de l’Afrique. Ces cadres devraient favoriser l’intégration régionale et c’est ainsi que la CEDEAO [[i]] a été créée. Un des leviers de cette intégration, c’est la monnaie unique. Voilà pourquoi depuis près de vingt ans, celle-ci a décidé de s’acheminer vers la création d’une monnaie unique pour toute la zone d’Afrique de l’Ouest. Le problème, c’est que la monnaie unique de la CEDEAO signifie la disparition du franc CFA, or la France  et ses agents en Afrique de l’Ouest ne l’entendent pas de cette oreille. Voilà pourquoi depuis lors toutes les manœuvres et les obstructions sont bonnes pour empêcher l’intégration monétaire en Afrique de l’Ouest.

Dans la réalité et comme au moment de la lutte pour les indépendances, cette position de la France et de ses agents devenait intenable, tant la dénonciation de cette monnaie coloniale se faisait plus acerbe. Voilà pourquoi la France et ses agents nous ont sorti l’ECO du sac pour essayer de calmer la colère populaire africaine.

Lorsque les 17 et 18 juin 2019, la commission monétaire de la CEDEAO s’est réunie à Abidjan chez Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte-d’Ivoire et ennemi juré de la monnaie unique pour déclarer que l’heure a sonné d’aller vers la monnaie unique, on pouvait voir qu’il y avait un piège. Il se verra plus clairement quand le 29 juin 2019 à Abuja (Nigeria), les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont adopté formellement le nom d’« ECO » pour le projet de monnaie unique, en en fixant l’horizon pour 2020.

Tout de suite après cette décision ; l’APS (Agence de Presse du Sénégal) du 12 juillet 2019, Agence officielle d’un pays dont le Président de la République est ouvertement contre la monnaie commune, rapportera qu’Alassane OUATTARA  a réuni à Abidjan, la 21e session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tout était clair. En effet, Le Président de  la Commission de l’UEMOA, (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) regroupant les pays d’Afrique de l’Ouest ayant en commun le franc CFA, Monsieur  Abdallah Boureima, déclarera à cette occasion : « La conférence réaffirme l’approche graduelle pour la mise en place de la monnaie unique de la CEDEAO, privilégiant un démarrage en 2020 avec les pays qui respectent les critères de convergence de la CEDEAO, tandis que les autres pourront s’y joindre ultérieurement ».

Quant à Alassane Ouattara, il déclarera : « Aujourd'hui, le taux de change de l'euro par rapport au franc CFA est de 655,9. Et bien sûr, si les chefs d'État décidaient l'année prochaine de changer le franc CFA en ECO parce que nous avons respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l'immédiat. »  

Tout ceci signifie en clair que l’ECO que nous préparent Alassane OUATARA et la France, c’est le changement du nom de la monnaie actuelle pour essayer de calmer la colère des peuples africains.

Tout va changer en apparence, pour que rien ne change ; la parité avec l’euro, la captation de nos devises par le trésor français, la fabrication des billets en France etc. la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) et la BCEAC ( Banque Centrale des Etats d’Afrique Centrale) continueront à enfoncer nos pays dans le sous-développement  avec un ratio PIB/crédit de 23% alors qu’en France il est de 101%, 155% en Chine et 157% aux USA selon les chiffres de l’APS. Ce n’est pas pour rien que dès la fin de la réunion à Abuja, le Président ivoirien Alassane OUATARA a couru à Paris pour aller rendre compte à  Emmanuel Macron.

Monnaie Coloniale, III° République, Banque de l'Afrique occidentale, Dakar 1932, 5 Francs Monnaie Coloniale, III° République, Banque de l'Afrique occidentale, Dakar 1932, 5 Francs

Comme on le voit, la décision de création de l’ECO, pilotée par Macron et OUATARA est un véritable sabotage de l’intégration africaine et une lutte contre la marche de la CEDEAO vers la monnaie unique. Ce n’est pas pour rien que Romuald WADAGNI, le ministre des finances de Patrice TALON le Président du Bénin, entonne la même chanson qu’eux.

Les peuples africains et notamment ceux de la CEDEAO n’accepteront pas longtemps ces agissements de la France et de ses agents contre leurs intérêts. Voilà pourquoi ils disent : Impérialisme français hors d’Afrique.

Parti Communiste du Bénin

Septembre 2019

 

 

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