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Billet de blog 17 mai 2022

Qui est vraiment Élisabeth Borne ?

Depuis sa nomination, Élisabeth Borne est célébrée par de nombreux commentateurs comme étant enfin le virage à gauche tant attendu d'Emmanuel Macron. Qu'elle se dise de gauche, on ne peut lui retirer, mais en la matière, les actes comptent plus que les mots. Mais son bilan dit tout le contraire de ce qu'on entend en ce moment sur les plateaux.

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Une Première ministre... de gauche ?

Depuis sa nomination à Matignon, Elisabeth Borne est célébrée par de nombreux commentateurs comme étant enfin le virage à gauche tant attendu d'Emmanuel Macron, au triple motif que :

  • elle-même se dit de gauche,
  • elle a travaillé pour des ministres de gauche,
  • et elle aurait un bilan de gauche.

Qu'en penser ?

Qu'elle se dise de gauche, on ne peut lui retirer, elle le pense d'ailleurs sans doute, mais en la matière, les actes comptent plus que les mots - après tout, la RDA se prétendait démocratique.

Qu'elle ait travaillé pour des ministres de gauche, on ne peut pas non plus lui enlever : Jack Lang, Lionel Jospin et Ségolène Royal. Mais si le critère est celui des expériences passées, alors il faut ne pas oublier qu'elle a commencé au ministère de l'équipement en 1987 dans un gouvernement de droite, celui de Jacques Chirac. Comment alors départager si cela fait d'elle une femme de gauche ou de droite ? Ou ni l'un ni l'autre ? Ou les deux - quoi que ce non-sens puisse signifier ?

Ainsi, ces deux premiers critères renvoient forcément au troisième : peut-être serait-il plus pertinent de se référer à son bilan lorsqu'elle était aux responsabilités, c’est à dire aux endroits où elle n'était plus preneuse mais donneuse d’ordres. Et ce bilan là dit tout le contraire de ce qu'on entend en ce moment sur les plateaux.

11,8 milliards d'euros offerts aux sociétés opératrices des autoroutes

Sa première expérience en tant que décideuse en ministère est son passage au cabinet de Ségolène Royal, alors ministre de l'écologie. Elisabeth Borne y était directrice de cabinet, c'est à dire numéro 2 du ministère et première conseillère politique de la ministre. A ce poste, elle a notamment géré le dossier des concessions autoroutières, délaissé par Ségolène Royal qui n'a pas suivi les négociations parce qu'elle organisait la conférence de Paris, a signé sans regarder, en a découvert le contenu par la presse et l'a désavoué.

Dans ce dossier, en duo avec Alexis Kohler (qui était à ce moment là directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, et qui est aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée - l'intitulé est différent, mais le poste est toujours le même, celui de numéro deux), Elisabeth Borne a accordé aux SCA, les sociétés privées qui opèrent les autoroutes, un allongement conséquent de la durée des concessions autoroutières, en échange de construction de tronçons supplémentaires. Sans rentrer dans les détails techniques, cette technique permet à un gouvernement de faire construire des autoroutes à un coût qui est nul au moment de la signature du contrat, parce que ce coût est futur : plus d'impôts, plus tard... mais pour les gouvernements suivants. Politiquement, c'est idéal. L'inconvénient, c'est que ça n'incite pas à être très responsable avec les deniers publics. Montant net de la facture : un cadeau de 11,8 milliards d'euros aux sociétés qui opèrent les autoroutes, selon la Cour des comptes.

Ministre des transports (aériens, pas ferroviaires)

Forte de cette expérience, elle est nommée ministre des transports après l'élection d'Emmanuel Macron. A ce ministère, elle va conduire en 2018 la réforme de la SNCF, qui a notamment modifié la structure juridique et donc le droit applicable à la SNCF, ouvert le rail à la concurrence et supprimé le statut des cheminots. Les pratiques de la SNCF, la politique de prix en yield management (technique qui consiste à augmenter le prix du billet à chaque nouvelle visite du site sans achat afin de faire payer le maximum au voyageur), les contrôleurs inhumains parce qu'eux-mêmes contrôlés (eux-mêmes le déplorent : nombre d'entre eux, bien que portant un gilet SNCF, ne sont en fait pas employés par la SNCF), beaucoup découle de cette loi.

Au ministère des transports, Elisabeth Borne porte également la loi LOM, la loi d'orientation des mobilités. Pavé fourre-tout technocratique, cette loi avait fait parler d'elle lorsqu'il avait été révélé que la rédaction de son étude d'impact avait été sous-traitée à un cabinet de conseil privé. Pendant les débats, Elisabeth Borne repousse la taxation du kérosène, contre la promesse que la mesure serait portée au niveau européen. Qu'est devenue cette promesse ? Deux ans et demi après, la taxation européenne du kérosène se fait toujours attendre. Cette loi LOM, c'est aussi le refus d’accorder un statut protecteur aux travailleurs ubérisés des plateformes. C'est dommage, là encore, deux ans et demi auraient pu être gagnés : l'entreprise Delivroo a été condamnée le mois dernier pour travail dissimulé, amenant à la requalification de ses livreurs, travailleurs indépendants sur le papier, en salariés.

Enfin, sous son ministère, plus de 400 kilomètres de lignes de train sont supprimés. Ce n'est pas vraiment un hasard : Elisabeth Borne l'assume, elle préfère l’avion, même pour les petits trajets. Ce qui, dans une logique complètement retournée, aboutira à sa nomination comme... 

Ministre de l'écologie

Ensuite, Elisabeth Borne remplace François de Rugy en tant que ministre de la transition écologique et solidaire. Elle y est notamment la ministre de tutelle du secrétaire d'Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari, qui après avoir été plus occupé à valider un master privé et aux pitreries sur TikTok qu'à gérer son portefeuille ministériel, est parti pantoufler dans une start-up de voitures de luxe à hydrogène - le secteur de l'hydrogène ayant par ailleurs bénéficié d'importantes subventions publiques accordées à l'initiative du gouvernement.

Restée moins d'un an, le bilan d'Elisabeth Borne à l'écologie tient sur un timbre-poste. Elle y a porté le recul de 2 ans de la date de sortie du glyphosate : en campagne en 2017, Emmanuel Macron la promettait pour 2020, Elisabeth Borne a acté le décalage de cette date à « la fin du quinquennat ». Aujourd’hui, le glyphosate pourrait être réautorisé d’ici la fin de l’année.

Elle a aussi repris et terminé les travaux de la loi énergie-climat, qui a notamment reculé de dix ans les objectifs de la France dans le renouvelable. Attention à ne pas confondre cette loi avec la loi climat-résilience promulguée deux ans plus tard... ce qui déjà en dit beaucoup sur l’efficacité de la première loi. Cette seconde loi, climat-résilience, n'a pas été supervisée par Elisabeth Borne mais par la ministre suivante, Barbara Pompili, elle a fait suite à la Convention Citoyenne sur le Climat, qui, elle, s'est tenue lorsque Borne était encore à l'écologie. D'ailleurs, une semaine avant de quitter ce ministère, Elisabeth Borne assurait que 146 des 149 mesures proposées par la Convention Citoyenne pour le Climat seraient reprises sans filtre.

Résultat ? Selon Reporterre, 15 propositions ont été reprises totalement, 55 l'ont été de manière édulcorée, et le reste ignoré. Le Monde est plus magnanime, qui estime que 18 propositions ont été reprises totalement, et 78 de manière édulcorée. Ca reste peu. D'autant qu'il ne faut pas se leurrer sur la signification de « édulcoré », qui ne signifie pas « demie-mesure ». Un exemple : la demande de création d'un crime d'écocide a donné lieu à la création d'un délit d'écocide et non d'un crime, et, surtout, les acteurs estiment largement qu’il sera impossible de condamner qui que ce soit sur ce fondement, au vu de sa définition.

Dernier point à l'écologie : comme d'autres sur d'autres sujets (Bruno Le Maire est un grand spécialiste de l'exercice), Elisabeth Borne a demandé aux entreprises de bien vouloir être gentilles avec le climat dans un courrier adressé aux dirigeants des 100 plus grandes entreprises françaises. Un esprit taquin fera remarquer qu'il est dommage de ne pas user du pouvoir de législateur que confère la fonction de ministre.

Ministre du travail (forcé)

Ensuite, à l’arrivée de Jean Castex, Elisabeth Borne est transférée au ministère du travail, de l'emploi et de l'insertion. Là, il est plus pertinent de commencer par ce qu’elle n’y a pas fait.

Tout d’abord, ce qui marque, c’est sa volonté de ne pas imposer durablement le télétravail (il l’a été épisodiquement) durant la crise sanitaire, laissant aux employeurs la liberté de soumettre leurs salariés au risque d’être contaminés : l’économie avant la santé. A rebours, elle a même permis aux employeurs d’imposer aux salariés la date de six jours de congés payés pendant la crise sanitaire. Au cas où un doute sur l'intention subsisterait, fermer les écoles n’était pas pour elle une question sanitaire ou sociale. S'il ne fallait pas les fermer, c'est parce que les écoles gardent les enfants et « la priorité, c'est que les parents puissent continuer à travailler ».

Une autre chose qu'elle n'a pas faite, c'est de procéder à une revalorisation du SMIC, que ce soit en 2020 ou en 2021. Il est ici bien entendu question de réelles revalorisations, et non des revalorisations automatiques dues à l’évolution des prix... Revalorisations automatiques qu’elle n’a en revanche pas hésité à instrumentaliser, comme ici :

Elisabeth Borne s’est aussi opposée à toute forme de filet pour les jeunes (RSA jeunes, minimum jeunesse, etcaetera) quand les frigos étaient vides et les files devant les soupes populaires pleines d’étudiants. Son motif ? Ce n'était pas la bonne solution, il fallait que les étudiants travaillent : « L’appellation RSA jeunes a une mauvaise connotation, car elle donne l’impression que la seule perspective que nous leur offrons, c’est un minimum social. Je ne veux pas laisser entendre aux jeunes qu’on renonce à les accompagner dans l’emploi ». En vérité, dans les faits, le seul minimum social des jeunes aura été des distributions alimentaires bénévoles.

On notera au passage que ce refus de RSA jeune ou autres forme de minimum jeunesse n’a pourtant pas empêché des membres de LREM (Laurent Saint-Martin et Laurent Pietraszewski aux élections régionales, par exemple) de reproposer des formes de minimum jeunesse… juste après avoir suivi les consignes de vote de madame Borne. Cohérence.

Ce qu’elle n’a pas fait non plus, heureusement, c’est la réforme des retraites. Cela ne l'a pas empêchée d'être ministre de tutelle de Laurent Pietraszewski, secrétaire d'Etat aux retraites (le portefeuille de la santé au travail lui a ensuite été rajouté afin de ne pas le laisser trop dans son désœuvrement), pendant deux ans, avec un cabinet ministériel, des équipes, des moyens… Espérons que ces deux années compteront pour ses cotisations.

Reste ce qu’elle a effectivement fait en tant que ministre du travail :

La réforme destructrice de l'assurance-chômage

Selon elle, la réforme s'imposait parce que « dans certains cas, vous pouvez gagner plus en étant au chômage qu’en travaillant ». Un odieux mensonge méthodiquement démonté à de nombreuses reprises, reposant sur des cas très minoritaires, pour des montants dérisoires : 4% des allocataires ont pu recevoir une allocation supérieure à leur salaire mensuel moyen, essentiellement des très pauvres puisqu'en moyenne, leur indemnité chômage s’élevait à 290 euros par mois, contre un salaire moyen précédent de 220 euros.

Pendant toute la réforme, Elisabeth Borne a menti, estimant que « la réforme ne réduit pas les droits des allocataires ». Dans ces conditions, on se demande alors comment il est possible que l’Unedic estime que la réforme permettra 1,9 milliard d'euros d’économies en 2022.

Cette réforme, qui pénalise surtout les parcours fractionnés - c’est à dire les parcours des plus précaires, forcés d’alterner entre emploi et chômage - devait s'accompagner d'un système de bonus-malus pour pénaliser les entreprises qui font trop appel à des contrats courts. Aujourd'hui, toute la réforme est en vigueur, sauf ce volet.

Les mesures des impacts réels de la réforme arriveront d'ici quelques mois, espérons qu'ils seront moins pires que ce que laissent présager les évaluations existantes jusqu'ici. De cette réforme, il y aurait énormément à dire, des mensonges dans les évaluations, des effets désastreux si on en croit les évaluations réelles, de son parcours chaotique : la lecture du dossier Mediapart est pour cela vivement recommandée.

Cependant, il faut signaler que sa gestion de la réforme permet de se faire une idée de la réalité de l'assertion selon laquelle notre nouvelle Première ministre serait une technocrate sérieuse, qui entretient de bonnes relations avec les partenaires sociaux. En janvier 2021, elle est alertée par les syndicats et l’Unedic d’effets de bord de la réforme sur les congés maternité et maladie. Pourtant, en mars, le décret sort, sans avoir été corrigé afin d'éviter ces effets de bord : une technocrate sérieuse, donc. Avant que le mal ne soit fait et puisque Elisabeth Borne fait la sourde oreille, les effets de bord en question sont révélés publiquement. Réponse de la ministre : ses équipes vont corriger ça, mais « c’est dommage que les syndicats l’aient signalé tardivement »... alors que ceux-ci ont alerté plusieurs mois plus tôt. Les relations avec les partenaires sociaux, qu'elle calomnie, semblent effectivement excellentes…

Madame Borne-Out, Madame Thatcher

Ce portrait oublie peut-être des aspects. Il y en a cependant un qu’il faut mentionner, c’est qu'Elisabeth Borne semble être une patronne détestable. Un portrait du Monde racontait en 2017 qu’elle était surnommée « burn-out » lorsqu’elle dirigeait la RATP. Le surnom a muté en « Borne-Out » au gouvernement : ses cabinets ministériels seraient ceux qui auraient connu le plus important turn-over à force d'épuiser les conseillers. Ce n'est pas étonnant quand elle semble violer à loisir le droit du travail et le droit à la déconnexion en demandant à 2 heures du matin des notes à rendre dans les 5 heures. Un comble pour une ministre du travail.

Au final, le profil d'Elisabeth Borne révèle quelque chose de terrible dans le fonctionnement de la politique française. La situation macroéconomique et internationale n'est pas réjouissante, le continent est probablement à la veille d’une récession, et comme bien trop souvent, c'est quand ça va mal qu'on met une femme pour gérer les dégâts. Pire, comme trop souvent quand une femme est choisie, c'est une Thatcher. Si ça se passe mal, comme c’est probable, ce sera mis sur le compte de son genre, et la cause des femmes en politique, qui sort de 30 ans de purgatoire, en reprendra pour 30 ans…

Quoi qu'il en soit, les conquêtes sociales vont être sous les coups de bélier néo-libéraux du futur gouvernement Borne. Il va falloir voter, faire campagne et faire voter aux élections législatives, que ce soit dans la 6ème circonscription du Calvados, où Elisabeth Borne est candidate, comme ailleurs pour faire perdre le parti présidentiel.

Et à défaut de victoire, les prochaines élections étant en 2024 et 2026, il faudra investir les associations, les partis, les syndicats, les manifestations et tous les autres cercles de solidarité et/ou d'action politique, afin de limiter la casse sociale.

On notera pour terminer que si le nom de la locataire de Matignon a changé, le diagnostic du régime politique français est lui resté le même depuis maintenant près de 60 ans :

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