Pourquoi s'en prennent-ils à Albert CAMUS ? Qui a intérêt à le salir ?

Il est ignoble de s'en prendre ainsi à Albert CAMUS et de tenter de salir sa mémoire. Sa vie, ses convictions, son œuvre, ses paroles, ses écrits, tout s'oppose à de telles affirmations.

Les mots attribués à Rachid BOUDJEDRA dans une tribune consacrée à Albert CAMUS, dans le site TSA ( Tout sur l’Algérie ) constituent une véritable infamie.

J’écris «  attribués  » car j’ai du mal à croire que l’écrivain Rachid BOUDJEDRA puisse l’être l’auteur de tels propos.

Alors, je suis bien obligé de m’interroger :  s’agit-il d’une provocation, d’un montage, d’une possible homonymie ou d’une usurpation d’identité ?

Quel qu’en soit l’auteur, comment un directeur de publication peut-il accepter de laisser diffuser sur son site de telles ignominies ?

Aucun de ces mots n’a pu être prononcé par Albert CAMUS !

Aucun de ces mots n’a été écrit par Albert CAMUS !

Cela pue la falsification.

En effet, la référence est fausse, totalement inventée, il n’y a eu aucune correspondance en date du 17 novembre 1958 entre René CHAR et Albert CAMUS.

Cela a toutes les apparences d’un hoax que des esprits malveillants s’amuseraient à faire tourner sur Internet et qui aurait été repris bêtement par TSA, preuve d’une absence totale de professionnalisme et probablement de scrupule

La ficelle est trop grosse.

Comment accorder le moindre crédit au texte suivant dont aucun mot ne correspond à  la sensibilité et la hauteur de vue d’Albert CAMUS ?

Jugez-en vous-mêmes :

… L’appel fut un échec et Camus repartit chez lui, bredouille et dépité. Depuis il s’est mis du côté des Guy Mollet et des Robert Lacoste. Et dès cet échec, il devint un » méchant » défenseur de l’Algérie française. Une preuve irréfutable de la mauvaise foi (politique) de Camus fut sa correspondance avec le poète René Char, publiée en 2014 par les Éditions Gallimard. On y découvre un Albert Camus carrément opposé à l’indépendance algérienne, hargneux et haineux de tous ceux algériens et français qui se battaient pour l’indépendance de l’Algérie. Les deux compères avaient pour cible commune : Jean-Paul Sartre qui se battait lui du côté des Algériens. Dans une lettre du 17 novembre 1958, Camus écrivait à Char : » Sartre recommence ses saloperies et organise un meeting pour l’indépendance de l’Algérie ! Cet homme est à fusiller pour haute trahison ! »

Voici l’adresse du site contenant l’article incriminé

http://www.tsa-algerie.com/20160114/camus-encore/

C’est à vomir !

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