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Billet de blog 26 novembre 2014

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(Interméde. Exercice. Ejercito)

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Ejercito (à Guy Debord ?)


Un monde déliquescent

un monde délité

sans direction. Où ? Pourquoi ? Pour qui ?

Pour qui ce monde ? Le riche  le puissant  le serein  le possédant  le possédé  Poséidon ?

Le sexe. La structure. L'autre. La communication. Qu'est ce qui quoi ? paralyse la face (en une grimace)

C'est un monde brutal, sans tendresse, sans passage

c'est un monde qui compte, gére, agit

et ne confesse pas.

       (Á la fin le guerrier fait le même geste, mais

       il n'a plus d'arme, à la main.)

       de pluie, d'été, sur les monts catalans, de la côte entre Port de la Selve et Cadaqués, sur les monts pelés, sur l'été,

       sur avant la côte bétonnée

         L'idiot, devant la flamme

         d'une bougie la flamme l'idiot

         Il pleut, il pleut partout il pleut, bruit d'eau

          la flamme

          ou bien sur une plage de Charente

                (ruption)

D'où que venue, profonde et silence

encore d'un temps l'apax

encore enfin ce silence ce bois

sien exhumé béton

d'autres                  mais ceci, vraiment, ce bois

sur lequel s'appuie ma main

d'un ruisseau la clairiére l'oubli    non

Pourquoi si bavards siécles passés

croulent livres bibliothéque échue

syncopée synaptique et tintamarre

Plutôt retrouver  la fabrique  du savon

Et ce retour enfin

Encore.

Poursuivre?       La nuit serait veille

mais l'aube.

Mais l'aube.

Poursuivre? Ce serait de la perte à la perte la nuit venue.

La nuit est longue et profonde

Seul le réverbére sur l'aire des jeux d'enfants.

C'est comme si la mort nous poursuivait.

C'est plutôt nous qui marchons vers elle, cherchant le repos.

Mais d'un temps l'apax, ce silence relatif

Ce silence relatif dans nos blocs de béton, prés du périphérique

la soufflerie continue des parkings le murmure continuel des tuyaux

la mort lente, par absence de vie vivante

et le matin, trés tôt, le métro

camps ordure va. Bureaux

Et pourtant la lune, au-dessus, si calme.

La nuit est profonde, et longue

longue comme un hiver

comme l'hiver entre gris et béton

à vendre.


Il me faudrait ici :                 Encore

   Ce que nous faisons,  nous ne le savons pas, nous contentant de le faire.

   Contenter est un mot, nous ne savons même pas ce que nous disons

   Nous faisons ce que la connaissance de la douleur nous dicte

   Il se trouve que c'est ici et cela.

   Ainsi deux heurts, et nous nous évitons

   encore une fois

   nous nous manquons

   encore une fois

(Croulaient sous la cervoise

étançonnaient le bilan

en symbiose mécréants

(Paris aux ordures plus de pluie. Aurait fallu d'autres syncopes, sur les passages, à la sortie des garages. Auraient tenté un bilan constrictoire. Plus ne pluie que quelques coups de canon. D'autres syncopes : écrans télés, vie duraille, pas d'auto. Du vert ? Synthétique. Pleurer ? Boire.

"C'est l'printemps")

Camion. Désordre. Bousculade. Perd la langue.

(Bruit, agitation, paroles vaines)  Loin du cercle central. Loin du luxe, de la volupté et du crime.

                                                         je   suis   peut-être

                                                         la peur    écarlate

                                                         j'étais  peut         être

                                                   un matin qui la scande

                       le bruit du tissu

                       la solitude

                       la mort c'est un essai

                       ça siffle

                       et c'est un bruit d'étoffe qu'on étouffe

                                                              199-

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