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Billet de blog 29 septembre 2024

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Bêtes, hommes et dieux

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

"Bêtes, hommes et dieux" de Ferdynand Ossendowski est un récit de voyage hallucinant. En 1920, l'auteur / narrateur fuit dare-dare l'avancée des bolchéviques en traçant à travers la Sibérie où il survit de longs mois en mode camping sauvage. Puis il passe en Mongolie, tente de traverser le Tibet. Sauf que ça coince. Il repart vers l'Est où il se retrouve balloté entre les différentes guerres civiles Russes et Chinoises, les seigneurs de guerres mongols et les ambitions impériales de l'olibrius le plus chtarbé de son temps : le légendaire baron von Ungern.

Le récit est déjà fabuleux en ce qu'il fait pénétrer le lecteur dans un univers totalement inconnu : celui des peuples de la Sibérie Orientale et de la Mongolie, de leurs croyances, de leurs politiques, de leurs sorcelleries, de leurs moeurs. Et pour le coup, l'auteur a le bon goût de ne pas nous gonfler avec un rationalisme occidental moralisateur : ballotés par les événements et par les forces, il témoigne avec humilité de tout ce qu'il vit et voit.

La qualité incroyable des descriptions, notamment dans la première partie, fait de ce bouquin un des meilleurs livres de voyage que j'ai jamais lu. Au delà, le portrait du bonhomme par lui même, peut-être un peu trop auto-hagiographique pour être honnête, montre un homme incroyablement résilient, prêt à tout pour survivre. Drôle d'époque à jamais révolue.

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