Coup d'Etat de 2015 au Burkina Faso: le régime de Ouattara gravement impliqué

Voici Les preuves de l'implication des plus hautes autorités ivoiriennes dans le coup d'Etat de septembre 2015 au Burkina : Alassane Ouattara, président de la République;Hamed Bakayoko, ministre de la Défense;Téné Birahima Ouattara, ministre ;Général Diomandé Vagondo, chef d’État-major ;Général Soumaïla Bakayoko, chef d’État-major des armées;Général Gaoussou Soumahoro; Colonel Zakaria Koné.

Putsch manqué du Burkina Faso : Enfin toute la vérité ! Publié le 19/05/19

Au Burkina Faso, se déroule actuellement le procès du putsch manqué du 17 septembre 2015. Ce jour-là, des éléments de l’ancien Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) avaient arrêté et séquestré le gouvernement du Conseil national de la transition de Michel Kafando. Suite à une protestation populaire, les militaires des autres garnisons étaient venus à Ouagadougou pour s’opposer à ce coup d’État. Au total, ce sont 84 personnes qui ont finalement été inculpées. On comptait parmi elles le général Gilbert Diendéré, ex-chef d’État-major particulier du président déchu Blaise Compaoré et le général Djibril Bassolé, ancien chef de la diplomatie burkinabé. À l'époque, ce dernier avait été soupçonné d’avoir soutenu les putschistes avec le concours de l’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume K. Soro.

En effet, le 12 novembre 2015, une conversation téléphonique de 16 minutes entre ces deux protagonistes a été diffusée sur les réseaux sociaux. Cela a eu l’effet d’une bombe. C’est ce qu’on a appelé l’« affaire des écoutes téléphoniques du Faso ». Deux experts en acoustique, l’allemand Hermann Künzel et le français Norbert Pheulpin ont alors été saisis à titre privé, mais également par la justice burkinabé afin d’analyser et d’authentifier cette bande sonore. Leur conclusion est sans appel : cet enregistrement n’est pas authentique. Norbert Pheulpin de confirmer au journal Le Monde qu’il « conteste de façon formelle l’intégrité de la pièce audio concernée [qui] ne peut être présentée comme étant l’enregistrement intègre d’une interception téléphonique classique ». Au contraire, l’expert estime que « l’hypothèse d’une intervention de type montage peut être objectivement retenue. Il y a sans doute trois ou quatre conversations téléphoniques différentes ». 

En revanche, Les Justiciers du Net ont réussi à se procurer de nouveaux enregistrements dont l’intégrité n’a pas été remise en cause et qui n’ont pas été rejetés par la justice burkinabé. Ces enregistrements prouvent l’implication de personnalités politiques et militaires ivoiriennes dans ce coup d’État manqué. Au moment des faits, ces personnalités citées étaient :

  • Alassane Ouattara, président de la République;
  • Hamed Bakayoko, ministre d’État et ministre de la Défense;
  • Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles;
  • Général Diomandé Vagondo, chef d’État-major particulier du président Ouattara;
  • Général Soumaïla Bakayoko, chef d’État-major des armées;
  • Général Gaoussou Soumahoro, commandant des Forces terrestres;
  • Colonel Zakaria Koné.

À travers ces bandes sonores et leurs retranscriptions, vous comprendrez pourquoi les personnes citées ci-dessus sont considérées comme ayant été des soutiens financiers, logistiques et militaires des putschistes. Nous vous présenterons cette saga à rebondissements en débutant par la base, c’est-à-dire par le colonel Zakaria Koné, dont les 26 enregistrements en notre possession établiront son implication dans ce putsch, ses liens et ceux de ses patrons avec des personnalités militaires burkinabés, notamment le général Diendéré et sa famille.

Rappelons que Djakaridja Koné alias Zakaria Koné ou encore le Dozo est un officier de l’armée ivoirienne, mais aussi un chasseur appartenant à la confrérie des dozos. Ce chef de guerre qui a la réputation de posséder des pouvoirs mystiques a été révélé au grand jour après les évènements du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire. Les Forces Nouvelles (FN) de Guillaume K. Soro occupaient le grand Nord du pays et Zakaria Koné était le commandant (comzone) de la Zone 5, c'est-à-dire celle regroupant les circonscriptions administratives de Séguéla et Vavoua.

Fidèle compagnon du sergent-major Ibrahim Coulibaly dit IB, Zakaria Koné fut démis de ses fonctions par Guillaume K. Soro et exilé manu militari au Burkina Faso en 2008 pour insubordination par Issiaka Ouattara dit Wattao.

Proche du président Alassane Ouattara, c’est durant la conquête d'Abidjan, lors de la crise postélectorale de 2011, que Zakaria Koné réapparait en tant que membre officiel des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Aujourd’hui colonel, voilà qu’en 2018, le nom de Zakaria Koné est cité à la barre durant le procès du putsch manqué du 17 septembre 2015.

D'ailleurs, le 26 octobre 2018, Fatoumata Diawara, l’ex-belle-fille du général Diendéré, comparaissait devant la justice burkinabé et elle déclarait avoir connu cet officier ivoirien depuis 2004. « Quand il [Zakaria Koné] a appris qu’il y avait coup d’État au Burkina, il m’appelait pour prendre des nouvelles ».

Qu'en est-il réellement ? C'est ce que Les Justiciers du Net ont tenté de découvrir à travers les 26 écoutes téléphoniques ci-dessous.

Colonel Zakaria Koné

Cliquez ici pour écouter ...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.