Alerte diplomatique et stratégique sur la sécurité du Président élu Kamto

Selon des informations concordantes, le retour du Président élu du Cameroun, Maurice Kamto, ce mercredi 26 février 2020 dans son pays, a été vécu comme une autre douche froide par le Clan du palais d'Etoudi, après le lâchage sur mesure de la France, qui monte actuellement avec les Etats-Unis, un dossier judiciaire pour crimes contre l'humanité sur le dos de l'autocrate Paul Biya à l'ONU.

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Alerte stratégique sur la sécurité du Président élu du Cameroun, S.E. Maurice Kamto

Câble diplomatique n°1 du 26 février 2020

Selon des informations concordantes, le retour du Président élu du Cameroun, Maurice Kamto, ce mercredi 26 février 2020 dans son pays, a été vécu comme une autre douche froide par le Clan du palais d'Etoudi, après le lâchage sur mesure de la France, qui monte actuellement avec les Etats-Unis, un dossier judiciaire pour crimes contre l'humanité sur le dos de l'autocrate Paul Biya à l'ONU. Les sécurocrates du RDPC avaient juré leurs grands dieux à Paul Biya que le leader de l'opposition ne prendrait plus le risque de remettre les pieds au Cameroun, après toutes les menaces qu'ils ont pris le soin de lui faire parvenir. Ils avaient parié sur l'exil définitif de Maurice Kamto et ses alliés.

Peine perdue. L'ONU, Les autorités américaines, puis le Chef de l'Etat français Emmanuel Macron, ont douché par leurs sorties l'enthousiasme des complotistes de Yaoundé en assurant qu'ils exigeaient à Biya le respect scrupuleux de l'intégrité physique du leader camerounais et qu'ils avaient obtenu sa libération du 5 octobre 2019 par pression sur l'autocrate d'Etoudi. C'est donc dans un état de résignation morbide que le régime RDPC contemple les images impressionnantes des foules sortant vers le Chef le plus populaire du Peuple Camerounais actuel.

Nos câbles nous confirment cependant que le régime Biya n'a pas renoncé à éliminer le Président Kamto et ses proches alliés par d'autres moyens: empoisonnements, assassinats déguisés en accidents de la circulation, attaques de bandits armés - en réalité des éléments des RG en tenue civile-, montage d'un faux commando ambazonien anti-Kamto, assassinat médicalisé, tout est envisagé pour couper l'irrésistible ascension du leader. Les grandes puissances ont relayé leur inquiétude au sujet de ces projets criminels au gouvernement camerounais, actuellement en proie à une paranoïa mais aussi tétanisé devant une situation nationale sans cesse plus volatile. Paul Biya continue à refuser de prendre le Président Macron au téléphone, prétextant d'une grippe carabinée qui relève de la feinte, car d'autres renseignements confirment qu'il ne va pas plus mal que d'habitude. Affaibli, apeuré, Biya n'en est que plus violent.

Les jours à venir seront décisifs. Les mots d'ordre du Président élu Maurice Kamto vont être patiemment scrutés par toutes les chancelleries. Ces mots d'ordre pourraient incessamment changer le visage institutionnel du Cameroun. Le commandement de l'armée camerounaise a reçu des pressions directes des grandes puissances de la communauté internationale. Les ordres de Biya peuvent désormais se retourner à tout instant contre lui, la France ayant décidé de se désolidariser de ses crimes en favorisant une résolution de l'ONU pour une action internationale légale et légitime en vue du cessez-le-feu au Cameroun. Enfin, on s'accorde à reconnaître que le Président élu Maurice Kamto est manifestement l'homme d'Etat camerounais le plus à même de mener le dialogue avec les sécessionnistes armés, car il détient la vraie légitimité populaire et démocratique dans le pays et les chefs sécessionnistes ont un profond respect pour sa parole et sa stature.

Les spécialistes de sécurité consultés par nos soins conseillent au Président Kamto et à ses alliés de créer un triple cordon sécuritaire( physique, sanitaire et psychologique) autour de leur quartier général. Et surtout de ne point laisser faiblir la mobilisation et l'engouement populaires pour le changement, véritables gages de leur succès et de la naissance définitive d'un Etat de droit et d'une démocratie véritables au Cameroun.

Mercredi, 26/02/2020

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