On va leur expliquer à tous ces estrangers qui ne comprennent rien de rien à nos institutions...
Même qu'ils nous critiquent sans savoir comment ça marche chez nous, dans nos vallées, dans nosmontagnes et jusque dans nos villes.
Même que les gazettes, les radios, les télés nous cherchent des noises, jusqu'à nous clouer au pilori et à nous comparer à des « Talibans ».
Chez nous, dans notre beau pays, c'est le peuple qui commande.
On appelle ça la « voxpopuli ».
Quand on n'est pas d'accord avec ces messieurs de Berne, on fait un référendum pour les obliger à soumettre leurs décisions aux votes du peuple des bergers.
Et comme, on a aussi des idées bien de chez nous, on peut lancer des initiatives pour modifier les lois ou en créer de nouvelles.
C'est ce qu'on a fait avec l'Europe, on est un peuple souverain qui, grand Dieu, n'a pas voulu se soumettre au diktat de ces technocrates de Bruxelles.
Notre cher Blocher, ce fils de pasteur qui a gagné des sous dans la chimie, a réussi à faire passer son initiative, sachant qu'on serait tous derrière lui, le moment venu.
Sauf qu'il y a quelques Romands, ceux de Genève, des Vaudois et des Neuchâtelois qui parlent français comme à Paris, qui ne sont pas tout à fait d'accords avec nous autres, les Suisses-Allemands.
Mais avec une majorité des trois quarts, on tient le pays, crénom de nom !
On a déjà bien assez de peine à s'entendre entre catholiques et protestants sans se compliquer l'existenceavec des musulmans.
Passe encore, s'ils construisaient leurs mosquées comme des chalets, à la rigueur avec une grosse cheminée qui monte vers le ciel d'Allah. Mais ces flèches, pointues et tranchantes comme dessicaires, c'est bon pour Istanbul, l'Afghanistan ou le Pakistan.
D'ailleurs nous, les protestants, depuis Calvin et Zwingli, à part une cathédrale par ci, par là, piquée aux cathos, on a construit dans le modeste, on a fait simple, dépouillé.
On n'en veut pas de ces ayatollahs barbus, d'ici à ce qu'ils troussent nos filles. D'ailleurs, les curés, on les a mis à l'ordre, à bas la soutane et le crucifix en pendentif.
Et le voile, pardi, la djellaba, la burka, d'accord pour les vacances en Tunisie, mais pas au bord de nos lacs suisses !
Ces richetos de princes arabes, qu'ils restent dans nos palaces, sur leurs tapis de prière orientésvers la Mecque.
On a dit non à l'Europe, on ne va quand même pas dire oui à l'Arabie !
3 novembre
Voici la dernière dépèche de l'Agence Télégraphique Suisse....
29 décembre 2009 Le parlement arabe lance un appel à la Suisse