Mais le poète, le naturopathe s'est remis à écrire... bon signe !
Une anecdote amusante. Hier matin je parlais avec l’nfirmière chef à propos des médicaments anti-douleurs.
Il faut savoir qu’en principe le réveil d’une telle opération est très douloureux, et les jours qui suivent restent douloureux. La douleur provient d’une part des cicatricesà vif, et d’autre part de la posture gardée plusieurs heures sur la table d’op, en particulier dans le bas du dos.
Le plus souvent on fait une péridurale au milieu du dos, qui reste plusieurs jours. On a tenté de me la faire mais pour des raisons que j’ignore encore cela n’a pas marché. J’ai donc été sous calmants dès mon réveil. Plusieurs calmants différents.
L’infirmière me dit que cela se sert à rien de souffrir et même qu’en crispant le corps cela retarde la guérison. Ce que je conçois bien. Comme j’avais déjà pris plusieurs médicaments différents, elle m’en fait la remarque en rapport à la naturopathie qui réduit autant que possible la consommation de remèdes et propose des remèdes naturels.
Je lui répond que dans la mesure où j’ai fait ce choix de l’opération et que c’est un choix réfléchi, je dois jouer le jeu. Le personnel médical connaît son boulot et je ne viens pas pour lui opposer une résistance ou lui faire une leçon.
Elle acquiesce et me dit que cela avait soulevé une discussion avec ses collègues quand j’ai été hospitalisé. Plusieurs s’inquiétaient de mes réactions intellectuelles et de mon positionnement face aux médicaments. Elles craignaient que je ne fasse de la résistance.
Mais elle, elle avait très vite compris que ce ne serait pas le cas. Quand elle m’a fait passer la visite médicale d’admission, ma tension artérielle était parfaite et ma pulsation calme.
- Cela veut dire qu’avant de venir vous aviez bien digéré ce choix et que vous étiez en accord.
Ce qui était le cas, comme je m’en explique dans mon billet de mercredi.
Cela m’a d’ailleurs confirmé que mon corps était en accord avec ce choix.
Par contre, côté sonde naso-gastrique, c’est pas la joie ce soir.
PS: Pas la joie non plus pour les otages suisses retenus depuis 18 mois en Libye.