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Billet de blog 5 avril 2010

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Salon du livre... Paris ou en Provence ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le Salon du livre de Paris a fermé ses portes. Il est en crise. Depuis qu’il a quitté le Grand Palais pour la Porte de Versailles, il est devenu une foire aux livres, aux éditeurs où l’auteur est quantité négligeable. Il faut vendre, faire du chiffre en espérant couvrir des frais d’exposition exorbitants. Du coup, on invite des vedettes du showbiz, des hommes politiques, des bêtes de foire qui attirent des curieux dont le seul intérêt est d’avoir la dédicace d’une personnalité sur un bouquin qu’ils ne liront sans doute pas. Pour faire bonne mesure, quelques anciens prix littéraires, quelques scribouilleurs à succès viennent prêter main forte aux éditeurs aux abois. Combien sont-ils à se partager le marché ? Trois à quatre trusts capitalistes possèdent les principales maisons d’édition qui n’ont conservé que le nom des fondateurs.

La menace du numérique inquiète les marchands du livre papier. Question de prix de revient, de diffusion, tôt ou tard le numérique prendra le dessus avec l’avènement des e-book, de l’i-Pad et autres supports. A vingt euros le bouquin papier, le lecteur lambda compte ses sous. A dix euros, le numérique emportera la mise. Les libraires continueront, l’un après l’autre, de mettre la clef sous la porte. Les boutiques de fringues et de babouches ont déjà pris le relais à St. Germain des Prés. Quelques irréductibles, des passionnés résisteront de ville en bourg. Toute une corporation, le métier du livre, est en voie d’extinction. Comme pour les paysans… finie la vache à lait. On transforme ces produits de consommation, la nourriture intellectuelle incluse, sous d’autres formes.

Ici, en Provence, on résiste tant bien que mal. Grâce au bénévolat, on a tenu salon lors du weekend de Pâques au sud des Alpilles. Une exposition pluriculturelle a réuni peintres, sculpteurs et écrivains locaux au Paradou. Pour que les touristes venus du nord ne repartent pas la tête vide ! Une cerise sur le gâteau, le ministre de la culture vient d’annoncer qu’il met 100 millions sur la table pour promouvoir la lecture. Comment va-t-il utiliser cette manne ? Pourquoi pas comme pour le cinéma, une aide à l'édition, écrivains inclus ?

L’autre jour, lors de l’émission « La Grande librairie » sur la cinq, une dizaine d’auteurs faisaient référence aux classiques qu’ils avaient appréciés du temps de leur jeunesse, de leurs études. Par prémonition peut-être, trois jours avant, j’avais pris les devants en lançant ma « Bibliothèque numérique » sur une édition de Mediapart. Que des bouquins gratuits, exempts de droits, des classiques forcément que la plupart des jeunes ne connaissent pas.

Retrouvez les auteurs du 19ème siècle qui n’ont pas pris une ride :

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/edition/la-bibliotheque-numerique

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