Où va l’argent du beurre ?

images-jpgpot-au-lait

Question d’actualité, le beurre se fait rare, les prix augmentent, de l’ordre de 100% depuis deux ans et, pendant ce temps-là, les paysans continuent de crever la dalle comme jamais. Pas de quoi assurer  leurs faims de mois, condamnés à déglutir les épinards à l’eau où à la graisse de saindoux.

Allez comprendre quelque chose à cette histoire digne de Perrette et le pot au lait…  car en principe, il faut du lait français pour faire du bon beurre de Normandie.

Encore que les technocrates de Navarre et de Bruxelles ignorent sans doute qu’il faut 20 litrons de ce nectar crémeux pour en produire un kilogramme et un chouilla de sel de Guérande pour celui de Bretagne.

Grosso modo, une bonne laitière, caressée par les Présidents au Salon de l’agriculture, ça vous donne 60 litres de lait écrémé et trois kilos de beurre par jour.

Le résultat des plus et des moins selon la méthode de Macron est plutôt vache : 33 centimes pour le péquenot et 100 centimes pour le marchand, mais on ne va pas en faire tout un fromage !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.