Ayant lu mon dernier billet : « Coupé du Monde », mon voisin traverse le chemin, sonne la cloche du portail, les cockers lui font fête, je l’accueille bras ouverts, c’est l’heure de l’apéro, on trinque, un petit Viognier du pays fera l’affaire.
- Que t’arrive-t-il, t’es pas un peu fada d’aller je ne sais où, loin de tout ?
- ça donne à réfléchir André, mais un ami blogueur de Besançon, Jean-Louis, m’a suggéré un endroit isolé du côté de chez lui, une grotte où un ermite y a séjourné, voici plus d’un siècle.
- Et la nourriture, à part les conserves ? Les tomates sont cuites, tu ne vas tout de même pas jardiner à l’automne.
- Pour les patates et les poireaux, y a pas de problème, m’a-t-il dit. Au bas de la colline, il y a un maraichage que je visiterai au clair de lune. Je ne suis pas chasseur, mais les lapins courent les collines et je placerai des collets.
- Et s’il t’arrive un malaise, que tu te casses une guibole ?
- Ne te fais pas de souci, je pratique l’automédication et s’il m’arrive de passer de vie à trépas, ce serait une belle mort.