40ème semaine. A Très Grande Vitesse à Belfort

Encore des balivernes... du 3 au 9 octobre !

Le président a un petit train qui lui trotte dans la tête. Cela remonte à son enfance quand il avait reçu pour Noël, un petit train avec une loco à vapeur, miniature de celle construite dans la bonne ville de Belfort. A la fête suivante, il reçu une loco électrique, la légendaire BB au nez cassé, construite par Alsthom et des wagons voyageur de 1ère classe. En souvenir de cette enfance ferroviaire, une fois élu, François Hollande a, dans un premier temps, voulu montrer son attachement au train à grande vitesse, en médiatisant le 23 mai 2012 son déplacement à Bruxelles en Thalys. Il a fallu que l’usine de Belfort soit menacée de fermeture pour que le chef de gare prenne le train en marche et s’offre, avant le dernier coup de sifflet, et contre vents et marées de critiques, une quinzaine de TGV pour sillonner la campagne à la vitesse du train à vapeur de son enfance !

Encore une histoire de train de vie… son obsession, celui dcs ex-présidents dont il sera le premier bénéficiaire en le diminuant de moitié, sans toucher cependant à la gratuité de ses déplacements en première classe sur le réseau français..

Une idée n’arrivant jamais seule – quand il y en a – l’ouverture du réseau aux compagnies privées va bon train. Dans la région Paca, le Super Estrosi Express sera bientôt sur les rails, à défaut des Qatari, les Rothschild se tâtent pour faire revivre leur PLM, l’ancêtre de la SNCF, un mastodonte en crise, si ce n’est en grève, qui néglige les TER à la charge du Conseil régional.

Les éditeurs ont trouvé en cet automne « littéraire » leur vache à lait ! Les nègres ont travaillé tout l’été au copié/collé de brulots plus fous et stupides les uns des autres, concoctés dans l’antichambre de prétendants à la fonction suprême. Je n’en lirai qu’un, l'authentique, celui des lettres d’amour d’un ex, Mitterrand, à sa fidèle maitresse Anne Pingeot qui se déboutonne enfin.

C’est le cas de dire qu’elles sont brèves les quelques lignes de Reuters-MDP sur la prestation de Juppé sur France 2. On sait bien que les deux rivaux des Républicains se tirent la bourre à longueur de discours, alors pourquoi en parler ? Pas un mot sur le programme droitier de ce vieux roublard de la politique qui a séduit 50% des téléspectateurs de toute obédience. Allons donc lire le Figaro pour connaître les inepties de ce blagueur qui vous offre le 13ème mois en portant la semaine à 39h00. Le sort des Français est d’ors et déjà cousu de fils blancs, en 2017 le Bordelais investira de Château. Le bon peuple – ou plutôt le petit peuple – va subir ce monsieur arrogant et hautin durant cinq ans, pas un jour de plus, – promis - en buvant de la vinasse ! Pire encore, il va devoir supporter durant six mois des débats stériles d’une bande de faux-culs.

Georges Sand, Mao, Sartre et la gauche prolétarienne doivent se retourner dans leur tombe en apprenant qu’un sinistre personnage, le roi des écoutes clandestines, s’est approprié le titre : « La Cause du peuple » pour l’apposer sur son livre à ragots. Le peuple est donc pris à témoin des vicissitudes de la vie politique puisque la mère Marine pique, sans tambour ni trompette, le nom d’une association dénommée : « Au nom du peuple » pour en faire son slogan électoral ! Comble du ridicule, l’association en question défend l’égalité des droits… Je vous parie que le slogan des socialos sera. « Pour le bonheur du peuple »  oubliant que depuis quatre ans le peuple tire la gueule ! En attendant, celui qui se prend pour le zénith, veut redonner la parole au peuple gaulois en y ajoutant, modernité oblige, le peuple de Aimé Césaire, le gaulois des caraïbes ! Juste retour de l’histoire, le bon peuple va l’envoyer sur les roses et prendre, non pas la parole, mais le pouvoir !

Puisqu'on en est au bleu Marine, autant dire que ses sbires ne sont pas des bleus en matière de magouilles financière. Un scoop de MDP, un de plus, nous informe qu’une ribambelle de frontistes de la pire espèce seront jugés pour des faits présumés d’escroquerie, de financement illégal de campagnes électorales, de recel d’abus de biens sociaux ou encore de faux et usages de faux. Une broutille selon  le trésorier frontiste Wallerand de Saint-Just.dont le patronyme Saint-Faux lui conviendrait mieux, le dossier est vide, disent-ils, logique… le pognon s’est envolé !

Triste semaine, Alep, Haïti, Mare nostrum, des centaines d’innocents fauchés en pleine vie, des calamités à me couper le sifflet, à me rabattre le caquet, j’ai honte d’être vivant, je passe la main.

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