Privés de journaux...

C’est ce qui nous est arrivé aujourd’hui. Pas un canard «national » à se mettre sous la dent à l’heure du petit noir matinal. Privés de journal papier mais pas de journal numérique puisque la presse est branchée sur le Web et que ses colonnes ont été largement ouvertes aux lecteurs non abonnés. Ah ! voilà le dilemme. Voilà le tracassin qui hante les patrons de presse. Certes, il y a eu des précédents mais aujourd’hui, à l’heure du Net, cette grève met plus que jamais en péril une presse papier aux abois.

 

 

Pour preuve, la réaction commune que voici :

 

 

- Les directions de plusieurs quotidiens (Le Parisien-Aujourd'hui en France, La Croix, Les Echos, l'Equipe, Le Figaro, France Soir, l'International Herald Tribune, le Journal du Dimanche, Libération, Le Monde, Paris Turf et La Tribune) ont immédiatement réagi dans une "lettre ouverte à ceux qui veulent tuer la presse quotidienne nationale".- (taper sur lettre ouverte pour qu'elle apparaisse)

 

 

Abonné à Mediapart depuis ses débuts, je ne vais tout de même pas me réjouir de ce qui arrive aux journaux traditionnels. Je pense immédiatement à la précarité de l’emploi des « ouvriers du livre », des journalistes, des rédacteurs et des milliers de travailleurs de toute condition qui nous livrent notre information quotidienne. Mais nous sommes arrivés à un stade où trop d’information tue l’information par médias interposés. Ce n’est que trop souvent du copier/coller ! Il faut privilégier l’enquête, le commentaire, la réflexion, la participation des lecteurs. Les créateurs de Mediapart l’ont compris et c’est la raison pour laquelle j’adhère à ce challenge et que je suis confiant dans sa réussite.

 

 

Souhaitons que ce coup de semonce fasse réfléchir les directions des quotidiens susmentionnés. Quelque soit sa forme, un journal a un prix. Et je dénonce la quasi gratuité des pages qui sont offertes sur le Web par la presse papier.

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