Le marathon de Plenel en Avignon,

Christian Schiaretti . Edwy Plenel © Fred Oberson Christian Schiaretti . Edwy Plenel © Fred Oberson

 

Samedi 15h00. Sous le Chapiteau du Festival, il fait 37 degrés. Pas de clim, ni de ventilo, une chaleur étouffante. Edwy Plenel reçoit ses invités pour débattre de trois thèmes d’actualité à 15h00, 16h00 et 17h00.

La Revue du Crieur, ce nouveau période coédité  par Mediapart et les éditions La Découverte, est à l’honneur. Le premier numéro est en vente uniquement dans les librairies et j'avoue ne pas l'avoir lue, car vivant reclus dans les Alpilles depuis un bon mois, ma première sortie hors les murs est pour aujourd’hui et la « Carte blanche à Mediapart ». Plenel a donc fait la promo de cette revue trimestrielle et la politique éditoriale que les créateurs entendent suivre.

Michel Onfray est sur le grill pour écrire, écrire encore à la va-vite, commettant  des erreurs qui se chiffrent par centaines dans chacun de ses bouquins, confirme Nicolas Chevassus-au-Louis, l’auteur de l’article de la Revue du Crieur, publié également sur le site le 11 juin 2015. Son enquête est un vrai réquisitoire sur les méthodes controversées de Onfray.

http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110615/la-petite-usine-de-michel-onfray

A force de parler de tout, de faire la une des médias depuis un certain temps, Michel Onfray me les gonfle ! J’ai pourtant de la sympathie pour cet homme-là car nous cultivons notre athéisme en l’écrivant noir sur blanc. A la différence qu’il a vendu plus de trois cent mille exemplaires de son « Traité d’athéologie » (Grasset) alors que mon brûlot : « Je crois en Dieu, moi non plus » (l’Harmattan) peine à atteindre le millier ! - raison pour laquelle, il est en lecture gratuite sur mon édition numérique de Mediapart – Différence majeure, mon petit bouquin n’a pas la prétention philosophique de ce « grand homme médiatique » qui survole l’histoire des religions, il est un simple témoignage vécu.

16h00. Peu importe la chaleur, il fallait à tout prix être à l’écoute de Michel Vinaver auteur de

« Bettencourt Boulevard, Une histoire de France »

qui sera mis en scène à l’automne par Christian Schiaretti, directeur du TNP de Villeurbanne. Le dramaturge Vinaver nous raconte en direct, depuis l’hôpital où il soigne ses bobos, la manière dont il a conçu cette saga à partir des enquêtes de Mediapart. D’abord, il n’a pas changé le nom des dix-sept interprètes allant de Banier à Sarkozy, Woerth et consorts. Je suis curieux de connaître l’actrice qui jouera le rôle de cette pauvre Liliane.

Épluchant ce dossier fort complexe, Michel Vinaver nous rappelle une coïncidence épique. Eugène Schueller, fondateur de l’Oréal et père de Liliane Bettencourt, nourrissait des sentiments pronazis et finançait La Cagoule. Sa petite-fille Françoise Bettencourt est mariée à Jean-Pierre Meyers, petit-fils du rabbin Robert Meyers, déporté et mort à Auschwitz !

Rendez-vous en automne pour découvrir la comédie de Vinaver, de son vrai nom Michel Grinberg, ancien PDG de Gillette, qui ne va sans doute pas raser son auditoire.

Je rajoute un reportage du Figaro  Blog où Anouk Grinberg, fille de Vinaver, lit des extraits de la pièce à Avignon :

http://blog.lefigaro.fr/theatre/2015/07/avignon-entree-de-laffaire-bet.html

 

17h00. Le marathonien Edwy Plenel entame sa troisième heure sans une pause, quelle santé !

Je capitule face à la canicule lors de la conférence de Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger, initiateur du Mouvement Commun. Voir sa tribune dans le JDD du 5 juin 2015 :

http://www.lejdd.fr/Politique/Le-depute-PS-Pouria-Amirshahi-veut-creer-un-mouvement-citoyen-de-type-nouveau-un-Mouvement-Commun-736518

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