Le Pouvoir rend fou

Ce n'est pas un phénomène uniquement français...

Depuis quelques semaines, le foldingue de la République bat la campagne, ou plutôt les salles de spectacle de l’hexagone pour faire son numéro de cirque. Sa folie n’a fait qu’empirer depuis qu’il a été foutu dehors de la présidence. On ne garde pas un fada pareil aux manettes qui, dans un moment de paranoïa, pourrait confondre le Karcher et le bouton nucléaire.

Son prédécesseur, d’ailleurs, est lui aussi atteint d’une dégénérescence physique et psychique, mais les Français lui vouent reconnaissance pour tout ce qu’il n’a pas fait durant son double mandat. Cornaqué par son épouse, il sauve son honneur en se cloîtrant dans son château, cueillant des pommes et ne s’exprimant plus avec sa gouaille d’un marchand des quatre saisons.

Celui en exercice a pris les devants, il n’a pas attendu la fin son quinquennat pour péter les plombs en exprimant sa hargne des institutions et des Français ! Comme les deux autres, il est atteint du syndrome de l’Elysée, un mal endémique qui consiste à faire tout et n’importe quoi pour soigner son égo, faire la une des médias et laisser le pays en rade. Quid de son emploi du temps entre s’envoyer en l’air autour monde, niquer des jeunettes et épancher ses états d’âme au cours d’une soixante d’entretiens avec des journalistes curieux. Et tant pis pour la littérature et les gâche-papier qui totalisent plus de 2000 pages en trois bouquins. Un petit coucou, tout de même, à François Mitterrand, dont le pouvoir l'a rendu fou amoureux !

Mon ami le forain a actualisé son jeu de massacre depuis la publication de la photo des 7 piteux candidats à la primaire qui vont débattre et se battre jeudi soir à TF1 ! Moyennant deux euros, le joueur aura droit à voter pour l’un d’entre eux en novembre... un fou (folle) de pouvoir en devenir !

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