FAIM DE VIVRE

 

En attendant la fin de vie, le peuple a faim de vivre sur toutes les latitudes. Quasiment aucun un pays n’échappe à ce mal vivre qui se répand à la vitesse grand V. Le monde est en crise sociale, politique, démocratique et financière.

Difficile de vivre pour les classes moyennes et fortunées dans un village, un bourg, une grande ville en croisant au quotidien des pauvres, des chômeurs, des smicards ou des gagne-petit. Ça doit leur foutre le moral en l’air, tout au moins ceux qui exhibent devant la populace leurs grosses bagnoles avec un brin d’humanité. Les autres doivent se dire que se sont des minables, des incapables qui n’ont pas réussi à gravir le haut de l’échelle, paraphrasant un homme politique...

Que pense une femme de chambre d’un cinq étoiles dont le prix de la piaule coûte le double de son salaire mensuel, le serveur d’un « Michelin »  à trois cents euros le menu ?

Pas étonnant que les pauvres, les jeunes aient faim de vivre mieux, de ne plus être exploités par les marchands de sommeil, les administrations, les multi-nationales et de passer à la caisse de taxes de toutes natures.

Après le gilet jaune, ils leur restent enfin un espoir de fin de vie… toucher une retraite équitable... à 70 piges que l’État s’applique à bricoler !

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